La feuille du blog [automne 2019]

La feuille du blog [automne 2019]

  • Les recherches de cet été

C’est de justesse, mais ça y est j’ai terminé mon défi 3 mois, dont la durée aura finalement été le triple de celle prévue. Le dernier article concernant les mariniers de Saint-Thibault est sorti toute fin septembre.

J’en parlais à demi-mots dans la précédente feuille du blog, mais un projet « surprise » occupe une grosse partie de mon temps libre depuis juin. Je ne peux pas encore en parler car la surprise ne sera découverte que début novembre. Vous saurez donc tout dans les moindres détails en décembre.

Pour le reste, je n’ai pas pu me rendre l’été dernier aux archives, donc mes recherches à mener là-bas sont restées au point mort.

  • Des ajouts à ma bibliothèque

Cet été notre bibliothèque proposait comme chaque année des dons de livres avant les vacances. C’est ainsi que j’ai pu récupérer deux ouvrages qui ont tout de suite intégré ma bibliothèque généalogique : « Le guide de l’héraldique » de Claude Wenzler et « Comment vivaient nos ancêtres » de Jean-Louis Beaucarnot.

Lors des journées du patrimoine, les archives d’Ille-et-Vilaine proposaient plusieurs ouvrages gratuitement. J’ai donc récupéré « 1792-1795 – La république dans tous ses états, et le livret de l’exposition « La Grande Guerre, un tournant dans l’histoire des femmes ? ».

Voilà de quoi occuper les longues soirées d’hiver.

  • Pour le prochain trimestre

Comme l’an dernier, le mois de novembre sera marqué par une nouvelle édition du challenge AZ. Le mois d’octobre sera donc dédié à la rédaction des articles. Et en décembre… peut-être un peu de repos ? Après tant de projets j’avoue ne pas savoir où les vents me porterons pour les prochaines recherches ! Bel automne à tous.

Les mariniers de Saint-Thibault [Défi 3 mois]

Les mariniers de Saint-Thibault [Défi 3 mois]

Voici enfin venu le dernier article du défi 3 mois, dont la durée aura finalement été triplée ! Après avoir détaillé la vie de nos protagonistes, les sœurs Cécile et Thérèse FOREST, Louis LEDUC et Simon GROSLIER, voici un article plus général sur les mariniers (ou bateliers) de Loire.

  • Les mariniers de Loire

Tout le monde l’a appris en cours de géographie : la Loire est le plus long fleuve de France. S’il fut une importante route de transport de marchandises, il n’en reste pas moins que c’est un fleuve capricieux.

Les bateliers sur la Loire étaient exposés, plus encore que les autres professions aux conditions météorologiques. La Loire a une tendance à l’ensablement, et n’est plus navigable en été, et ce parfois assez tôt en saison. Vu la hauteur du lit de la Loire, la solution fut l’utilisation de bateaux à fond plat.

La Loire pouvait de plus être particulièrement dangereuse en hiver avec d’importantes crues. J’avais d’ailleurs rapporté la noyade du fils d’un couple d’ancêtres dans un précédent article.

Si le transport se développa malgré tout, c’est que la Loire possède d’autres atouts. Un point extrêmement positif pour le tronçon qui va d’Orléans à Nantes : il est possible de remonter le fleuve grâce à la force des vents d’ouest. Mais en amont d’Orléans, le tracé du fleuve se modifie. Deux possibilités pour les bateliers sur ce tronçon pour revenir à bon port : le halage, ou la vente pure et simple de leur embarcation.

Orléans était une véritable plate-forme de commerce, en ayant la particularité d’être la grande ville sur la Loire la plus proche de Paris.

Carte du cours de la rivière de Loire / [Tassin] – Source gallica.bnf.fr –  Saint-Thibault se situe au nord de Nevers

Le transport se faisait sur ordre d’un marchand qui choisissait un « voiturier » au port. Le voiturier (autre nom du marinier) constituait ensuite son équipe. Il fallait bien entendu que la marchandise arrive le plus vite possible et en bon état à destination. Le transport par eau fut détrôné entre le fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle.

  • Et Saint-Thibault ?

La présence d’un port à Saint-Thibault est d’origine très ancienne. La cité de « Gordona » fut construite par les romains, puis détruite  au VIème siècle (crue exceptionnelle ou pillage suivi d’incendie). Les habitants se réfugièrent un peu plus loin vers la future Saint-Satur.

Les tracés des anciens ponts, du Ier et IIème siècle, sont encore visibles lorsque la Loire est basse, en amont du pont actuel.

Source gallica.bnf.fr

Quelques siècles plus tard, on retrouva donc à Saint-Thibault une importante communauté de mariniers. Ils devaient transporter du vin, mais sans doute aussi des pierres car plusieurs carrières se trouvent dans la région. Et en retour, ils devaient remonter du sel, voire des épices venues des colonies.

Si les mariniers de Loire ont pour patron Saint Nicolas, ceux de Saint-Thibault avaient une dévotion toute particulière pour saint Roch.

 

Quelques ressources complémentaires :

– Nos ancêtres Vie et métiers n°26 – Métiers des fleuves et rivières.

– Bateliers sur la Loire. Françoise de Person. 268p. Edité en 1994.

Journées du patrimoine 2019

Journées du patrimoine 2019

Aujourd’hui je vous propose un article « hors-sujet » , mais rapide à écrire sur les journées du patrimoine ! Cette année nous avons profité de deux lieux, et il y a un lien entre ces deux visites (la raison est donnée à la fin).

  • Les archives départementales d’Ille-et-Vilaine

Bien que n’ayant pas d’ancêtres bretons, nous nous sommes rendus aux archives départementales, à Rennes. Un avantage, c’est qu’il est beaucoup plus facile de s’y garer qu’en plein centre-ville.

Les enfants ont tout d’abord pu assister à deux ateliers. L’atelier BD animé par Luc Monnerais, qui a réalisé l’album Arsenic, la bande dessinée consacrée à Hélène Jegado (l’exposition temporaire en cours aux archives d’Ille-et-Vilaine).

Ensuite direction la calligraphie, pour s’initier à l’écriture avec un porte plume ou une vraie plume d’oie. Une activité reposante et une belle découverte pour les enfants.

Pour terminer nous avons visité le bâtiment des archives, en suivant le circuit de l’arrivée des archives à la communication en salle, en passant par la restauration. Avec toutes ces activités, nous sommes restés plus de deux heures, sans avoir visité l’exposition consacrée à Hélène Jegado (que je dois de toutes manières visiter avec d’autres généalogistes).

Encore un programme aux petits oignons, mais on a l’habitude !

  • Les fours à chaux de Lormandière

Une autre visite, cette fois-ci sur le patrimoine industriel bretillien. Un accident géologique a donné naissance à une langue calcaire (plutôt rare en Bretagne), ce qui a engendré sur ce lie une faune et une flore particulière … et le calcaire fut surtout exploité pendant de nombreuses années pour la production de chaux. Les explications données par le président de l’association qui se bat pour faire connaître ce site furent passionnantes. Le site est sauvé, sécurisé … et les passionnés aimeraient aller plus loin avec la création d’un musée sur le passé industriel. Ce n’est pas pour tout de suite, mais c’est à souhaiter.

 

Et alors, quel lien entre les deux visites ? La parution d’un livre sur le site de Lormandière, disponible depuis le week-end dernier et disponible en vente aux archives !

La feuille du blog [été 2019]

La feuille du blog [été 2019]

Si la vie sur le blog n’a pas été des plus intenses depuis ce début d’année, mes recherches et mon activité généalogique ont pourtant été riches ! Entre autre suite à une immobilisation forcée… Tour d’horizon de ce premier semestre 2019.

  • Recherches – reprise de mon arbre

Le début d’année fut tout d’abord marqué par la fin d’une étape dans la reprise de mon arbre. Mes ajouts / vérifications sont terminées pour ma 8ème génération, qui je peux le dire aujourd’hui, est complète !

J’ai débuté le même travail du côté de mon mari, pour qui la 6ème génération est complète et la 7ème bien avancée. Mais pour le moment les recherches sont stoppées.

  • Défi 3 mois

Je me suis fixé en début d’année un défi qui devait durer 3 mois (au final nous serons sans doute plus proches des 3 fois 3 mois). Les recherches sur les sœurs FOREST et leurs maris mariniers sont terminées, et 4 articles ont déjà été publiés. Il me reste maintenant à rédiger 1 ou 2 articles sur la vie des mariniers de Loire.

Voici la liste des articles déjà publiés :

Les premiers mois de 2019 ont été une fois de plus l’occasion tester la générosité des généalogistes !

Tout d’abord un historien travaillant régulièrement aux archives du Cher qui m’avait proposé son aide pour chercher un inventaire après décès m’a photographié… non seulement cet inventaire, mais également un contrat de mariage et deux autres actes ! Ceux-ci concernent mes ancêtres Guillaume PLAIN et Geneviève BRANGIER. Merci Jacques-Marie !

J’ai également utilisé les services du fil d’Ariane et de son réseau de bénévoles. C’est ainsi que j’ai reçu le contrat de mariage de mes ancêtres Louis BLONDEAU et Félicité COTTAT, puis l’acte de mariage de mes ancêtres « voyageurs » Isidore CHAMPAULT et Marie BEUCHON. Je remercie chaleureusement Louis et Alain.

Les dernières découvertes concernent mon arrière-grand-père qui fut prisonnier durant la Seconde Guerre Mondiale. Une demande à l’International Tracing Service n’a pas permis de trouver d’informations, mais ils m’ont néanmoins transmis une liste d’adresses pour poursuivre mes recherches. Dans le même temps, j’avais fait une demande similaire au CICR , pour laquelle j’ai reçu une réponse ! Sans doute un article à venir ultérieurement.

Il me reste à contacter le SHD de Caen pour voir s’ils ont des informations complémentaires ; maintenant que j’ai son matricule cela sera peut-être plus simple.

  • Geneatech

J’ai animé pour l’association Geneatech les Geneachat du premier trimestre, dont vous pouvez retrouver les compte-rendus :

Je n’ai pas de quoi m’ennuyer dans les semaines à venir.

D’ici la fin de l’été je compte bien terminer mon défi 3 mois, avant de me consacrer au Challenge AZ qui se tiendra en novembre. Les recherches sont terminées, il ne reste plus qu’à tout mettre en forme.

Mais j’ai aussi un projet surprise qui devrait voir le jour juste avant le challenge. Je n’en parle pas de peur de ne pas réussir à le boucler à temps !

En attendant, bel été à tous !

La vie de Simon GROSLIER, marinier [Défi 3 mois]

La vie de Simon GROSLIER, marinier [Défi 3 mois]

Voilà un défi 3 mois qui durera plus de 3 mois… mais l’important est d’arriver au bout ! Pour vous rappeler le contexte, je vous conseille de lire le premier billet ici. Après la vie des soeurs FOREST et celle de Louis LEDUC, voici celle de Simon GROSLIER, époux de Thérèse.

Nous restons dans la commune de Saint-Satur, où Simon GROSLIER naît le 4 février 1781  d’un père batelier ; de nombreux ancêtres ont exercé cette profession qui sera bientôt la sienne.

Il épouse le 24 janvier 1807 Suzanne Françoise PIESANT de 8 ans son aînée. Il est alors âgé de 25 ans. Sept mois plus tard naît Claude, leur premier fils (cela ne fait donc pas neuf mois !). Son oncle Claude GROSLIER, voiturier par eau, est l’un des témoins de la naissance.

En 1810 naît leur deuxième fils Étienne Genefort, puis en 1812 Euphrasie dont je perd la trace dans les archives. Une seconde fille, Eugénie, naît en 1815 ; elle vivra 6 mois. Le dernier enfant que j’ai trouvé est Simon, né en 1818 qui décède à l’âge de 21 mois.

Je retrouve heureusement des évènements plus joyeux : en 1833 Etienne Genefort, qui est devenu marinier, épouse une lingère … qui porte le même patronyme que lui. Claude épouse deux ans plus tard une couturière.

Sa femme meurt le 11 mai 1839 à l’âge de 65 ans. Seulement quatre mois plus tard, il épouse Thérèse FOREST, âgée de 41 ans ; il en a 58.

Ils n’auront aucun enfant ensemble, peut-être est-ce dû à l’âge de la mariée ?

Simon GROSLIER décède le 30 mars 1853 ; Thérèse restera veuve durant 7 ans avant de décéder à son tour en 1860.

Et ses ascendants ?

Les deux arrière-grand-pères paternels de Simon, son père et son grand-père, furent mariniers. Du côté de sa mère, nous retrouvons un grand-père maréchal, une grand-mère aubergiste et un ancêtre qui fut maréchal et cabaretier.

Moi qui imaginait des cousins éloignés mariniers, les sœurs FOREST n’ont finalement eu aucun enfant avec leurs époux travaillant sur la Loire. Il faut dire qu’elles se sont toutes les deux mariées tardivement pour une première union.

Le défi n’est pas encore terminé, car il me reste à écrire un article (ou plusieurs) portant sur ce qu’était la vie des mariniers de Loire. A bientôt pour un prochain article.

Mon journal de recherches et autres fichiers généalogiques sur le cloud

Mon journal de recherches et autres fichiers généalogiques sur le cloud

Cet article fait suite à une discussion sur les réseaux sociaux concernant, au  départ, le stockage d’actes notariés. L’archivage étant l’une des prises de tête préférée des généalogistes. J’en suis venue à évoquer mon journal de recherches, et on m’a posé la question de savoir à quoi il ressemble.

Il n’y a là rien d’extraordinaire.

J’ai créé un dossier généalogie sur un drive (en l’occurrence, Google Drive, la version gratuite liée à mon compte). J’y stocke deux fichiers principaux sous la forme de feuilles de calcul.

  • Bibliothèque généalogique

Le premier fichier est ma bibliothèque généalogique, avec un onglet pour les livres et un onglet où j’ai dépouillé presque tous les articles de mes revues. Lorsque j’ai une question, je vais voir si un article en parle : une recherche particulière (par exemple un aïeul qui fut placé dans un hospice), ou une profession. C’est fastidieux lorsqu’on commence, mais ensuite ça se met à jour assez rapidement.

  • Fichier de recherches

Le second fichier est mon fichier de recherches à proprement parlé. On y trouve plusieurs onglets :

Arbre : la liste des sosas, avec quelques données complémentaires (notamment les recensements, vu les dates est-ce qu’il est trouvable/trouvé).

Journal de recherche : liste des recherches qu’il me reste à faire / celles qui ont abouti. Les recherches à faire doivent représenter environ 150 lignes…

Contrat de mariage / actes notariés ( il faut que je change le nom)

Fiches matricule / 1GM : regroupe les permaliens vers les fiches matricule, mort pour la France, livre d’or… pour mes sosas et leurs collatéraux

Armée napoléonienne : les liens vers les fiches dépouillées sur Geneanet où l’on trouve mes aïeux

Articles : des idées d’article pour ce blog

L’onglet journal de recherches.

 

Mon fichier de recherches est complété au fur et à mesure que je vérifie les informations à ma disposition sur mes ancêtres. Pour mon arbre j’ai terminé la 8ème génération, je suis sur le point de terminer la 7ème génération de mon mari.

L’avantage de ces fichiers en ligne, c’est qu’on limite les risques de perte de données, et ils sont accessibles partout dès lors qu’il y a une connexion internet ; et comme ce ne sont que des fichiers de données (pas de photos, illustration), ils sont relativement légers et rapides à ouvrir.

La vie de Louis LEDUC, marinier [Défi 3 mois]

La vie de Louis LEDUC, marinier [Défi 3 mois]

Après avoir présenté la vie des sœurs FOREST, épouses de mariniers, voici un premier article basé sur la vie de Louis LEDUC, époux de Cécile.

Louis LEDUC naît le 8 fructidor an III de la république à Saint-Satur, plus précisément à Saint-Thibault sur les bords de la Loire, dans une famille de mariniers. Profession qu’il exercera à son tour.

Le 18 août 1822, alors âgé de 26 ans, il épouse Marguerite GIRARD, elle-même fille et sœur de mariniers. Elle apportera sans doute un peu d’aide à son époux car elle est notée marinière sur quelques actes, mais elle sera couturière le reste du temps.

Comme nous le verrons dans les prochaines semaines, c’est une véritable communauté de mariniers qui s’est établie à Saint-Thibault. Thérèse MILIEN, la sage-femme qui assistera Marguerite GIRARD et déclarera la naissance de leurs enfants est elle-même femme du marinier Louis PERRAULT.

La signature que l’on retrouvera à chaque naissance !

Le 19 mai 1823, neuf mois tout juste après leur nuit de noces, naît leur première fille Caroline, viennent ensuite un fils Louis en 1825 puis Madeleine en 1827. Le 11 avril 1828 Louis, qui sera le seul fils de Louis LEDUC, meurt à l’âge de 3 ans.

En 1830 naît Céline qui ne vivra que deux semaines, puis Eloïse en 1831 et Louise en 1833. La fratrie en restera là, le 11 novembre 1835 Marguerite GIRARD décède. La suite, je l’ai déjà évoquée en partie ; Louis épouse quelques mois plus tard Cécile FOREST, qui n’est pas du tout issue du milieu des mariniers. Après le mariage, notre nouveau couple vit avec les quatre filles de Louis, alors âgées de 13 à 3 ans. Malheureusement en 1842, les deux plus âgées décèdent, Madeleine le 15 juin, puis Caroline le 2 novembre.

Louis décède le 1er novembre 1853, il ne verra donc pas ses filles se marier. La première, Eloïse, épousera un vigneron en 1854 ; la seconde, Louise, épousera un marinier de Pouilly-sur-Loire en 1862. Pouilly se situe à moins de dix kilomètres en amont, mais côté Nièvre.

Difficile de savoir quelle place pouvait tenir Cécile FOREST auprès de ses belles-filles. Elle n’est pas citée sur l’acte de mariage d’Eloïse, et elle décède un an avant le mariage de la seconde. Il n’est pas noté de tuteur, mais on retrouve dans les témoins et pour les deux mariages leur oncle maternel Simon SAULAY, tonnelier et vigneron à Saint-Satur. Sans doute est-ce lui qui aura veillé au grain.

Voici donc pour la descendance de Louis LEDUC. S’il na pas eu de fils marinier, sa dernière fille aura néanmoins épousé un marinier de l’autre côté de la Loire.

Et ses ascendants ?

Comme je le disais en introduction Louis LEDUC est issu d’une famille de mariniers, tout du moins du côté paternel. Son père Paul Etienne LEDUC, son grand-père Pierre LEDUC et son arrière-grand-père sont notés mariniers ou voituriers par eau. Découverte plus étonnante, sa mère Anne Elisabeth CHARPENTIER est fille d’un arpenteur royal, et son grand-père maternel est marchand et commerçant. Il devait être car une soeur d’Anne Elisabeth a épousé un procureur.

 

Le prochain article portera sur Simon GROSLIER, beau-frère de Louis LEDUC.

Citation des sources en généalogie : le mieux est-t-il l’ennemi du bien ?

Citation des sources en généalogie : le mieux est-t-il l’ennemi du bien ?

La généalogie me sauve virtuellement d’une immobilisation forcée… J’ai entrepris de visionner des vidéos extraites du Rootstech 2018 (grand évènement généalogique qui se déroule à Salt Lake City). L’occasion de travailler mon anglais tout en prenant des notes pour ma généalogie.

Je vais évoquer aujourd’hui l’intervention de Diana Elder, généalogiste professionnelle : « Source citations : the good, the bad and the ugly ». La vidéo de 54 minutes est disponible (en anglais bien entendu) ici.

Le thème m’intéresse particulièrement car j’ai repris mon arbre « à la base » pour revérifier et citer toutes mes sources.

Quelques éléments de l’intervention

Le ton est donné dès le début de l’intervention : pour son « rapport » sur sa généalogie personnelle sur 4 générations, on trouve 277 citations de sources… D’où la question : comment les décrire ?

  • La bonne citation de source : décrit clairement la source et où la trouver.
  • La mauvaise : oublie d’indiquer les détails utiles.
  • La « laide » : les informations sont utiles, mais la citation est longue voire déroutante.

 

L’objectif d’une bonne citation est d’aider au partage, pour soi-même de retrouver cette source ultérieurement et donner du « sérieux » à son travail (sa généalogie, ou l’écriture de son histoire familiale).

Pour décrire la source, les questions à se poser sont : qui l’a créée ? qu’est ce que cette source ? où se trouve-t-elle ? quelle est sa date ? Elle détaille ensuite sa manière de citer les sources qui est comment dire … très détaillée.

Comment l’appliquer à ma généalogie ?

Sur le principe je ne peux qu’être d’accord, car c’est ce que je fais dans le cadre de mon travail lorsque je cite une source bibliographique. C’est probablement ce que je ferais aussi si j’étais généalogiste professionnelle au moment de rendre un rapport.

Sauf que la généalogie reste pour moi un loisir, un plaisir … et devoir pour chaque évènement créer une nouvelle source très détaillée avec le numéro de la vue est le meilleure moyen de me dégoûter des recherches.

Dans mon organisation, si je prend l’exemple de l’état-civil ou des registres paroissiaux, une source = un registre. Je précise le lieu, les années concernées, la localisation des archives, s’il n’y a qu’un type d’actes (que des naissances par exemple) et la cote. J’estime qu’avec cette information, n’importe qui peut retrouver le document cité : avec la cote et  la date de l’évènement cela ne doit prendre que quelques minutes. J’ai de plus une copie des actes sur mon ordinateur avec sauvegarde automatique sur un disque dur externe.

J’ai retrouvé ma source la plus utilisée : les registres paroissiaux de Sury-en-Vaux, de 1761 à 1784 utilisée 23 fois ! Si je souhaitais aller au bout du raisonnement, il aurait fallu pour chaque acte que je précise la vue, voire l’ordre de l’acte dans cette même vue. Définitivement trop fastidieux.

Si je prends l’exemple de la citation du recensement de 1872 de mon ancêtre Louis Désiré Auguste DEZAT et ses parents, cela ressemblerait à :

« 1872. Recensement, Sury-en-Vaux, canton de Sancerre, département du Cher, vue 24, village de Chambre, ménage n°12, individus 46 à 48 ; image digitale FILAE, accès le 27 janvier 2019  ; citant les archives numérisées des archives du Cher, cote 6M 0079. »

 

Je ne pense donc pas aller jusque là.

Cependant, le point où je dois vraisemblablement m’améliorer, c’est dans la rédaction des articles de ce blog. Il m’arrive de citer mes sources … mais pas toujours. Je vais donc essayer de faire mieux pour les prochaines fois (mais avec des citations « simplifiées »)

 

Sources :  « Source citations : the good, the bad and the ugly », Diana Elder, Rootstech 2018, lien.

Recensement 1872 – Sury-en-Vaux ; hameau de Chambre.

Cécile, Thérèse FOREST et leurs maris mariniers [Défi 3 mois]

Cécile, Thérèse FOREST et leurs maris mariniers [Défi 3 mois]

Pour ce premier article du défi 3 mois, la vie des sœurs FOREST, vue par le prisme de leur famille.

Pierre FOREST et Reine MOREUX sont mes ancêtres à la 8ème génération. Un couple somme  toute ordinaire, lui vigneron , elle manœuvre, vivant à Sury-en-Vaux, au hameau de la Vallée. De cette union j’ai dénombré pour le moment huit enfants. Mon aïeule Reine FOREST, est née en seconde position en 1791.

Quatre ans plus tard nait Cécile, en quatrième position puis Thérèse, de nouveau deux ans plus tard.

A l’âge de 24 ans, Reine FOREST épouse Edmé THOMAS, laboureur et vigneron. Ils mèneront leur vie tranquillement comme bon nombre de mes ancêtres au rythme des saisons et des naissances.

Je ne sais pourquoi et nous ne le saurons sans doute jamais, mais Cécile et Thérèse tardent à se marier. Et alors que par habitude mes ancêtres bougent peu et épousent des gens de la terre (voire des tisserands),  c’est à Saint-Satur que nos deux sœurs FOREST iront vivre.

En 1836 Cécile épouse à Saint-Satur Louis LEDUC, marinier au port de Saint-Thibault. Ce dernier est âgé de 40 ans, elle en a 41 ; il est veuf depuis 6 mois. Il avait eu sept enfants de son premier mariage. Je ne sais combien d’enfants sont encore présents dans leur foyer au moment du mariage, mais lors du recensement cinq ans plus tard, il ne reste que deux filles, Louise et Adèle.

Trois ans après Cécile, Thérèse épouse Simon GROSLIER, lui aussi marinier à Saint Thibault, veuf depuis seulement 3 mois.  Il a 58 ans et Thérèse 41 ans. J’ai retrouvé cinq enfants de sa précédente union, mais au recensement de 1841 aucun ne vit avec eux.

Pourquoi deux mariniers ont épousé ces filles venues de Sury-en-Vaux, alors que leurs familles devaient peu se fréquenter ? Nous ne le saurons sans doute jamais. Si un jour je peux me rendre aux archives départementales de Bourges, trouver un éventuel contrat de mariage me permettrait d’avoir quelques renseignements supplémentaires.

Je ne sais pas si nos couples se sont mariés au bourg de Saint-Satur, ou au hameau de Saint-Thibault où l’on trouve une chapelle.

Est-ce à cause de leur âge ? Cécile et Thérèse n’auront visiblement pas d’enfants de ces mariages. Voilà qui met un coup d’arrêt à mes recherches concernant une éventuelle descendance.

Simon décède en premier le 30 mars 1853, Louis le 1er novembre de la même année. Cécile et Thérèse, les deux sœurs, se retrouvent alors veuves et vivront seules à Saint-Thibault, chacune de leur côté,  comme l’attestent les recensements.

Thérèse partira la première en 1860, Cécile la rejoindra un an plus tard.

Les soeurs Cécile et Thérèse FOREST ont épousé des mariniers [Défi 3 mois]

Les soeurs Cécile et Thérèse FOREST ont épousé des mariniers [Défi 3 mois]

J’ai décidé pour ce début 2019 de reconduire le « défi 3 mois ». Le but est de concentrer ses recherches sur un ancêtre / un couple pendant 3 mois. Durant le premier trimestre 2016 je m’étais concentrée sur la famille LEGER / PORCHER et ses descendants. Avec au final pas moins de sept articles ! Je ne sais pas si je ferais si bien cette année, car on ne peut pas préjuger à l’avance des futures découvertes.

Cette fois-ci, je vais m’intéresser à deux filles de mes ancêtres Pierre FOREST et Reine MOREUX :

Cécile et Thérèse, sœurs de mon aïeule Reine, ont toutes deux épousé des mariniers de Saint-Satur, certainement du port de Saint-Thibault.

Voici donc le départ de mes recherches des trois prochains mois, recherches qui une fois de plus ne pourront se faire qu’à distance : état-civil, recensements, abonnements Filae et Geneanet, Gallica, journaux anciens…

Mon plan est le suivant :

  • Réaliser la ligne de vie de Cécile, Thérèse et leurs époux.
  • Rechercher l’ascendance de Louis LEDUC et Simon GROSLIER.
  • En savoir plus sur la vie des mariniers de Saint-Thibault.