Il y a deux cents ans, le mariage de Pierre LEGER et Anne AGOGUÉ

Il y a deux cents ans, le mariage de Pierre LEGER et Anne AGOGUÉ

Le 4 mars 1821 en la commune de Barlieu eut lieu le mariage entre Pierre LEGER et Anne AGOGUÉ.

L’époux est tisserand, demeurant aux Mées en la commune de Barlieu. Il est fils de Jacques LEGER, tisserand, et Anne PASTOUT. Son grand-père, également prénommé Jacques LEGER était lui-même tisserand.

L’épouse est Anne AGOGUÉ, fille de François AGOGUÉ, laboureur et de défunte Anne PINON. Si Anne est née à Barlieu, au lieu-dit des Fléchées, elle vit au moment du mariage à la Maison Rouge à Dampierre-en-Crot, tout comme son père.

L’officier d’état-civil est méticuleux, et liste tous les actes en sa possession y compris trois actes notariés … mais dont il ne détaille pas le contenu. Voilà une nouvelle recherche à faire aux archives !

Fait assez rare pour l’époque : l’époux et son père signent.

Source : Actes de mariages de Barlieu, 1802-1822, archives du Cher, 3E 1958.
Il y a 300 ans, le mariage entre le dragon Jean AUCHERE et Jeanne SALMON

Il y a 300 ans, le mariage entre le dragon Jean AUCHERE et Jeanne SALMON

Nous nous retrouvons le 26 février 1721 en l’église de Ménetou-Salon. Après les fiançailles et la publication des bans peut se dérouler le mariage de Jean AUCHERE et Jeanne SALMON. Si le prêtre ne donne pas l’identité des parents, il donne nous indique le surnom de Jean AUCHERE, dit le dragon. Peut-être un ancien miliaire ? Voilà une découverte étonnante.

Les prêtres de la commune ne m’aident vraiment pas à remonter l’arbre, car ni dans l’acte de mariage ni dans l’acte de décès nous ne trouvons l’identité des parents. Nous avons malgré tout les témoins au mariage, dont un certain Charles AUCHERE, puis deux femmes : Reine SALMON et Jeanne (?).

De ce mariage naîtront au moins six enfants, dont Marguerite AUCHERE, sosa 709 de mon mari, le 18 octobre 1728. Jean est alors cabaretier. Ce qui est étonnant c’est que cette profession n’apparaîtra qu’une fois dans les actes le concernant, ou concernant ses enfants.

L’année 1733 est une année noire pour la famille : une fille Marie Anne est baptisée le 17 avril 1733, puis inhumée le 27 avril suivant. Jeanne SALMON sera également inhumée dans l’église le 3 décembre de la même année.

Jean AUCHERE se remarie rapidement : le 1er février 1734 il épouse Marie Anne PREVOST. Jean sera alors désigné comme charpentier, tout comme sur l’acte de baptême de leur fils Jean. C’est d’ailleurs la première profession que je lui connaissais. Mais l’écriture ne laisse pas de doute : c’est bien cabaretier qui figure sur l’acte de naissance de Marguerite. A compter de 1749, nouvelle profession : Jean sera désormais marchand jusqu’à la fin de ses jours.

Ligne de vie de Jean AUCHERE et professions (cliquez pour agrandir)
Sources : registres paroissiaux de Ménetou-Salon, archives du Cher. 1716-1733 - 3E 237 /  1734-1750 - 3E 238 / 1751-1766 3E 239.
L’étrange affaire d’Henri GILLET, maréchal-ferrant

L’étrange affaire d’Henri GILLET, maréchal-ferrant

J’ai en ma possession un acte qui correspond parfaitement au thème de la 3ème semaine du mois Geneatech : une découverte que vous n’auriez pas pu faire sans vous rendre aux archives.

C’est une nouvelle fois une trouvaille faite lors d’un dépouillement d’une liasse de notaire. Je cherchais alors un contrat de mariage du côté de mon mari, mais comme à chaque fois je prends le soin de lire chaque minute à la recherche d’un éventuel ancêtre. Cette fois-ci je tombe sur une mainlevée, je vérifie le patronyme et le prénom et confirme qu’il s’agit d’un aïeul de mon mari. Une mainlevée … j’avoue ne pas m’être précipitée pour la transcrire. Alors qu’elle renfermait quelques surprises…

L’acte en question est dressé le 10 octobre 1894 devant Maître Cyprien Théodore AUBRY, notaire à Henrichemont. Ce jour comparaissent :

  • Henri GILLET (sosa 38 de mon mari), maréchal ferrant, demeurant aux Poteries commune de Neuvy deux Clochers ;
  • Eugène BERNON, cultivateur, et Célestine SALMON sa femme, demeurants au hameau voisin des Alliers à Neuvy.

Ce jour donc, les époux BERNON / SALMON remettent deux cent quatre vingt sept francs, en espèce, à Henri GILLET, « à la vue du notaire ». Il n’y a pas de détail sur l’origine de cette dette, qui me semble assez importante pour l’époque. Les hameaux où vivent les protagonistes sont en tout cas assez proches.

Les familles GILLET et BERNON lors du recensement de 1891

Le montant de cette somme est issu d’une condamnation prononcée contre les époux aux termes d’un jugement contradictoire rendu par le juge de paix du canton d’Henrichemont le 22 août 1894. Il est précisé ensuite que :

« le comparant fait main levée entière et consent la radiation sans réserve d’une inscription prise à son profit contre les époux Bernon au bureau des hypothèques de Sancerre le vingt neuf août mil huit cent quatre vingt quatorze vol 367, n°162 ».

Jusque là, rien de très exceptionnel… Si ce n’est qu’un nouveau protagoniste apparaît en la personne de Pierre LHERBE, agent de l’arrondissement de sancerre pour la société d’assurance contre l’incendie « l’Abeille ».

« M Lherbe pris comme agent principal de l’arrondissement de Sancerre pour la société d’assurance contre l’incendie dite l’Abeille dont le siège est à Paris, rue <Tailbout ?> n°57. Le comparant entend que cette saisie-arrêt soit considérée comme non avenue et ne produise aucun effet ; en conséquence il consent que MM les directeurs, administrateurs, caissiers et comptables comme tous représentants de la société l’Abeille soient valablement déchargés, en opérant entre les mains de Bernon sus nommé le paiement de toute indemnité ou somme pouvant lui être due en raison d’un sinistre incendie arrivé le vingt sept août dernier ; il autorise en outre mention partout où besoin sera. »

Quel est le lien entre la créance et cet incendie qui eu lieu très peu de temps après le jugement ? L’argent de l’assurance aurait-il servi à payer la somme due à Henri GILLET ? Pour le savoir la seule solution sera de me rendre de nouveau aux archives.

Sources :
Recensement de Neuvy-Deux-Clochers - 1891 - Archives du Cher - 6M 0114
Mainlevée - Minutes de Maître Cyprien-Théodore AUBRY, notaire à Henrichemont - octobre-décembre 1894 - Archives du Cher - E/25332
Marie DELAPORTE, ma sosa 2021, connut du beau monde

Marie DELAPORTE, ma sosa 2021, connut du beau monde

Après son époux François DEZAT, mon sosa 2020, je vous présente en ce début d’année 2021 Marie DELAPORTE, ma sosa 2021.

Marie a été baptisée le 9 septembre 1717 en l’église de Sainte-Gemme-en-Sancerrois, le jour même de sa naissance.

Elle est fille de Léonard DELAPORTE, laboureur, et de Reine CHARPIGNON. Une situation qui semble banale… si ce n’est que l’on trouve du beau monde par la suite. Son parrain est Maître Pierre GRANGIER, notaire au Conté de Sancerre, et sa marraine demoiselle Marie POUMIER… qui signe également ! Parmi les signatures on retrouve le patronyme de la mère de Marie, se pourrait-il qu’elle ait signé également ?

Acte de baptême – Sainte-Gemme-en-Sancerrois – AD18 – 3E 1073

Dix-neuf années passent, et l’on retrouve Marie pour son mariage avec François DEZAT le 13 février 1736. De nouveau, et c’est assez étonnant pour l’époque, de nombreux témoins signent. En analysant les signatures, j’ai retrouvé celle du père de Marie, Léonard DELAPORTE, que j’avais rencontré dans un autre acte. On retrouve sa marraine Marie POUMIER, et d’autres patronymes sans que je sache vraiment à qui ils appartiennent (le curé a été un peu paresseux…).

Acte de mariage- Sainte-Gemme-en-Sancerrois – AD18 – 3E 1073

La famille de Marie semble avoir eu une grande importance dans les premières années après leur mariage, sans doute ont-ils vécu avec eux. Ce qui est certains, c’est qu’ils sont restés dans le village d’origine de Marie plusieurs années.

  • 1736. Naissance de François Noël. Les parents de Marie sont parrain et marraine.
  • 1738. Naissance de Marie. Elle a pour marraine Marie POUMIER. Une fois n’est pas coutume la marraine est citée avant le parrain, Léonard DELAPORTE, frère de Marie DELAPORTE.

Nous apprenons à cette occasion que Marie POUMIER est l’épouse de Messire de BOISSELET de la BOULLAYE. C’est sans doute lui qui a signé l’acte de mariage.

  • 1742. Naissance de Gemme Solange. Les parrain et marraine sont un frère et une soeur de Marie.
  • 1749. Naissance de mon aïeul Jean Baptiste DEZAT. Le parrain est un frère de Marie.

Vient ensuite un bouleversement dans la vie de Marie. Entre 1749 et 1758, elle quitte Sainte-Gemme pour se rendre à Sury-en-Vaux lieu d’origine de son époux François DEZAT. Peut-être est-ce en lien avec le décès de son père en 1757 ?

  • 1758. Naissance de Léonard DEZAT. Le parrain est un frère de François DEZAT.

Marie décède plusieurs années plus tard, le 10 février 1784, à Sury-en-Vaux. Elle sera inhumée le lendemain dans le cimetière, en présence d’au moins deux de ses fils.

Un père laboureur, du beau monde dans les signatures, une vie simple par la suite en épousant un vigneron… Mais remontons un peu plus haut dans son arbre.

Son grand-père paternel Léonard DELAPORTE signe les registres… et fut marchand ! Voilà une originalité dans mon arbre. Il sera qualifié dans certains actes de « prudent homme » et d« honeste personne ».

Son grand-père Étienne CHARPIGNON fut pour sa part notaire et huissier au Conté de Sancerre ; sa femme Louise CHRESTIEN étant une « honnête femme ».

Voilà qui demandera quelques recherches complémentaires !

Feuille du blog [Hiver 2020-2021] et préparation de la nouvelle année

Feuille du blog [Hiver 2020-2021] et préparation de la nouvelle année

Étonnamment, l’année 2020 est celle où j’ai pu le plus me rendre aux archives départementales, et où j’ai le plus avancé sur mes recherches…

Bilan 2020

Recherches sur ma branche BEAUNEZ-LINARD : Objectif tenu avec la rédaction du mois avec Louis LINARD et du Challenge AZ centré sur Jean et Rosalie BEAUNEZ. En plus des recherches en ligne (état civil, recensements, journaux), j’ai pu faire une belle moisson d’actes notariés aux archives du Cher.

Recherches sur la tutelle de Louis Désiré BLONDEAU : Objectif tenu de justesse, avec une visite aux archives le 29 décembre 2020 m’ayant permis de trouver le conseil de famille pour la mise en place de la tutelle de la fratrie.

Extrait du conseil de famille BLONDEAU – DOUCET – Archives du Cher – 4U/25/70.

Chercher des contrats de mariage dans l’arbre de mon mari : objectif bien tenu avec pas moins de 10 contrats de mariage trouvés aux archives !

En vert : les contrats trouvé ; en gris : les mariages sans contrat.

Sur le passé militaire de mes aïeux : Après les archives de la croix rouge et d’Arolsen, j’ai reçu une réponse du Service Historique de la Défense de Caen. concernant mon arrière-grand-père fait prisonnier en Autriche lors de la seconde guerre mondiale, La dernière chose à faire sera de chercher sa fiche matricule aux archives.

Il me reste également à contacter le SAHMA à Limoges pour le dossier médical de mes poilus blessés lors de la première guerre mondiale.

Une rencontre de généalogistes sur le fil : dix jours avant le premier confinement, j’avais pu participer au salon généalogique Paris XV. Une chance que ce salon ait pu se tenir !

Et pour 2021 ?

Plusieurs rendez-vous sont déjà programmés en 2021 :

  • Le mois Généatech en février, avec des défis d’écriture ainsi que des vidéos préparées par l’équipe.
  • La Fédération Française de Généalogie propose également pour cette année d’écrire une uchronie… dans laquelle Napoléon n’aurait pas existé. Quelle incidence sur nos familles ?
  • Le challenge AZ en novembre 2021, si l’envie est toujours là.
  • Les « généanniversaires » de 2021.

En-dehors de cela, rien d’exceptionnel. Il s’agit de poursuivre mes vérifications et recherches en cours

J’espère également pouvoir rencontrer les autres généalogistes en 2021 !

Comme je suis encore dans les temps, je vous souhaite mes meilleurs voeux pour 2021.

Il y a 200 ans, le décès de Jeanne ROSÉ

Il y a 200 ans, le décès de Jeanne ROSÉ

Voici mon dernier « Généanniversaire » de l’année 2020 !

Le 12 décembre 1820 à 14h, Jacques et Étienne MILLET viennent déclarer le décès de Jeanne ROSÉ. Je suis certaine que Jacques est son fils, j’ai un doute pour Étienne.

Elle est décédée le matin même à 7 heures, au hameau des Mauvrins, commune de Crézancy, à l’âge de 60 ans.

La vue des Mauvrins aujourd’hui – Google Street View

Son époux Louis MILLET est décédé 22 ans auparavant, à l’âge de 43 ans. Ils auront été marié 16 ans. Je n’ai pas encore fait de recherches très détaillées, mais pour le moment j’ai trouvé cinq enfants de ce couple, dont Reine MILLET qui épousera par la suite François MALLET (ce sont les aïeux à la septième génération de mon mari).

Si nous remontons encore un peu dans le temps, Jeanne ROSÉ est née le 1er mars 1760 à Neuvy-Deux-Clochers, village proche de Crézancy, de Philippe ROSÉ et Catherine VILLAIN. D’après son acte de décès, elle serait plus précisément originaire du hameau de Villedoné. Elle sera baptisée le lendemain, 2 mars 1760, et elle aura pour parrain Etienne ROSÉ, son oncle, et pour marraine Jeanne TIROT, dont elle aura hérité de son prénom.

Il y a 200 ans, la naissance de Marie Joséphine GRANGER

Il y a 200 ans, la naissance de Marie Joséphine GRANGER

Le 9 décembre 1820 à 9 heures du matin, nait Marie Joséphine GRANGER, aïeule de mon mari à la 6ème génération. Son père Pierre, alors journalier, déclare la naissance à la mairie d’Henrichemont le jour même.

Les parents de Marie, Pierre GRANGER et Françoise BRY, s’étaient mariés l’année précédente le 22 juin 1819.

Je n’ai pas trouvé d’autres enfants de ce couple, ce qui semble confirmé par les recensements de 1836 et 1841 où ils vivent seuls avec Marie (son prénom usuel), qui deviendra couturière.

Si Pierre est journalier en 1820… il change ensuite de profession. Déjà lors de la naissance se Marie Joséphine, les témoins sur l’acte étaient deux tanneurs. En 1836 Pierre est indiqué ouvrier tanneur, puis tanneur en 1841. La famille habitait alors aux Gâtés, juste à côté de Boisbelle où se trouvaient des tanneries.

Marie GRANGER épousera Jean Thomas LAUGERAT, né de père inconnu dont j’ai déjà parlé plusieurs fois.

Z… Zoom sur les recherches qu’il me reste à faire

Z… Zoom sur les recherches qu’il me reste à faire

Bien que je possède déjà beaucoup d’actes sur ma branche « BEAUNEZ », il me reste encore bien des recherches à faire…

Mariage de Jean avec Catherine BALLAND

Le premier mariage de Jean est sans doute celui pour lequel j’ai le moins d’informations… Il me reste à chercher :

  • Le contrat de mariage
  • L’inventaire après décès
  • La liquidation de la communauté

Il me faut également rechercher du côté des archives hospitalières, pour essayer d’obtenir plus d’informations sur le placement de leur fils Jacques à l’hospice des aliénés de Bourges.

Pour les autres enfants, je n’ai cherché aucun contrat de mariage… j’ai au moins la date et le notaire pour trois d’entre eux.

C’est également depuis cette branche que l’on retrouve Jean BEAUNEZ, le cycliste, qui s’est suicidé. Dans un premier temps j’aimerais trouver sa fiche matricule et retracer sa jeunesse, lui a qui a dû perdre ses parents très jeune.

Mariage de Jean avec Jeanne DUSSAULT

Si j’ai des éléments sur le décès de Jeanne (son inventaire après décès et la liquidation de la communauté), il me manque le contrat de mariage avec Jean. J’ai la date et le notaire, cela devrait être assez simple.

J’aimerais aussi en savoir plus sur Daniel DUSSAULT, le frère de Jeanne et beau-père de Cyprien, qui fut meunier au hameau de Chalivoy. Et par la même occasion rechercher le conseil de famille car Daniel fut nommé subrogé tuteur de ses nièces le 1er mars 1837 auprès du juge de paix de Sancergues.

Enfants de Jean et Marie CANDRET

J’ai les références du conseil de famille concernant leurs enfants suite au décès de Marie, le 26 décembre 1858 chez le juge de paix de Sancergues.

Et suite au décès de Louis LINARD le conseil de famille pour la tutelle de leurs enfants les plus jeunes, le 17 avril 1864 chez le juge de paix de Sancergues.

J’ai la trace de trois autres actes passés chez le notaire et concernant Rosalie :

  • La vente mobilière suite au décès de sa sœur Catherine le 9 mars 1862
  • Un contrat de vente à Théodore BEAUNEZ le 27 avril 1862
  • La quittance suite au décès de sa sœur Catherine le 26 octobre 1862

Concernant les enfants de Rosalie, j’ai des recherches à mener du côté des archives judiciaires, pour avoir plus de détails sur le jugement pour infanticide d’Alice LINARD.

Du côté des ascendants de Jean

Si je crains ne jamais pouvoir retrouver le testament de son oncle Gaspard, il devrait y avoir au moins une trace dans l’enregistrement.

Et bien entendu poursuivre la généalogie ascendante de Jean, en commençant déjà par transcrire le contrat de mariage de ses parents.

Et enfin…

Si j’ai tous les détails de la préparation de la succession de Jean, je n’ai pas trouvé son inventaire après décès ; j’ai pourtant la date du 29 avril 1865 en ma possession, ainsi que le nom du notaire d’Herry… mais je n’ai pas trouvé l’acte dans la liasse du notaire….

Voilà, le Challenge AZ se termine aujourd’hui. Il aura été l’occasion de remettre en ordre les documents que j’ai trouvé, et ceux qu’il me reste à chercher. Une branche bien bavarde !

Y… cYprien, le grand frère

Y… cYprien, le grand frère

Avant de terminer ce challenge, je voulais mettre en lumière l’un des enfants de Jean BEAUNEZ, qui semble avoir eu une place importante dans sa fratrie.

S’il ne fut « que » le septième enfant de Jean, Cyprien en est devenu l’aîné « masculin », après les décès en bas âge de Jean-Baptiste, Pierre et Étienne. Il y eut bien deux autres garçons du couple de Jean avec Catherine BALLAND : Jacques, qui termina sa vie à l’asile, et Jean qui mourut jeune. De la seconde union de Jean, il n’y eut que deux filles, et de sa troisième union seul un demi-frère de Cyprien survécut.

Le choix du prénom de Cyprien ne fut sans doute pas un hasard, le parrain de sa mère Catherine BALLAND étant Cyprien LAPORTE.

Cyprien fut témoin des événements de la vie de ses frères et sœurs un grand nombre de fois :

  • 1851 : mariage de son frère Jean
  • 1854 : décès de son frère Jean
  • 1858 : décès de sa belle-mère Marie CANDRET
  • 1859 : mariage de sa demi-sœur Rosalie et de la naissance de Louis LINARD son neveu (mon aïeul)
  • 1860 : décès de son père Jean
  • 1861 : mariage de sa nièce Suzanne SAUTEREAU
  • 1862 : décès de sa demi-sœur Catherine
  • 1863 : décès de sa sœur Françoise
  • 1865 : second mariage de sa demi-sœur Rosalie
  • 1867 : mariage de son neveu Jean Étienne SAUTEREAU
  • 1872 : mariage de sa nièce Marie SAUTEREAU
  • 1876 : Mariage de sa nièce Constance SAUTEREAU

En-dehors du fait d’être témoin, il devint également tuteur de Louise et Théodore BEAUNEZ, à la suite de son beau-frère Louis LINARD.

Cyprien se maria deux fois, la première fois avec Solange DUSSAULT, fille de Daniel DUSSAULT, et donc nièce de sa première belle-mère. Il épousa ensuite Rose DEBONDANT. Je lui ai trouvé quatre enfants, l’aîné Antoine est décédé à 16 mois. Cyprien terminera ses jours au Chêne d’Herry à l’âge de 69 ans.

Je ne pouvais terminer cet article sans citer un acte assez étonnant le concernant, découvert là encore en dépouillant les minutes du notaire d’Herry.

En 1849, deux mois avant la liquidation de la communauté entre Jean BEAUNEZ et sa seconde épouse, Cyprien passe devant le notaire du village. Il vient y faire procuration à Étienne GAUDRY, propriétaire demeurant à Herry. Ce mandat lui servira à recueillir la succession de sa mère Catherine BALLAND. Étienne pourra donc faire des oppositions, demander des inventaires, entre autre.

Avait-il peur d’être lésé dans la succession avec tous ces frères et sœurs ? Étienne GAUDRY sera en effet bien présent lors du partage testamentaire concernant Cyprien…

Mission accomplie !
Procuration - Minutes de Jean-Baptiste COURSIER, notaire à Herry : janvier-mai 1849 ; E/23733
Partage testamentaire - Minutes de Louis COURSIER, notaire à Herry : avril-août 1859 ; E/23766.