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Catégorie : Mes recherches

Isidore COTTAT, le curé et le drap

Isidore COTTAT, le curé et le drap

Avant les fêtes de fin d’année, je vous propose un article un peu plus long qu’à l’accoutumée pour fêter tant qu’il est temps les 110 ans d’une affaire qui fit connaître le village de Verdigny dans quasiment toute la France !

L’un des protagoniste est Isidore COTTAT*, arrière-petit-fils de Louis COTAT et Marie NEVEU ainsi que de Jean NEVEU et Jeanne NEVEU, et à ce titre deux fois cousin issu de germain de mon aïeule Marie Louise FOUCHARD.

              * le patronyme change souvent d’écriture entre COTAT et COTTAT

Lien entre Charles Isidore COTAT et Marie Louise FOUCHARD

S’il est né en 1856 à Verdigny, Isidore COTTAT vécut quelques temps à Paris où il fut employé. Le six octobre 1887 à 11 heures du matin il épouse Epifania CADENAS, une institutrice originaire d’Espagne. Le père d’Isidore COTTAT n’est pas présent, mais a couché son consentement sur papier chez maître GUILLIER, notaire à Sancerre. Epifania était donc originaire d’Espagne, plus précisément de Santander, où elle est née le neuf janvier 1859. Son père Manuel CADENAS est négoçiant en vins, ce qui peut expliquer une rencontre avec Isidore issu d’une famille de vignerons ? Ils auront au moins une fille à Paris, Marie née en 1894.

Ils reviennent ensuite à Verdigny, où Isidore COTTAT est brossier. Nous les retrouvons dans le recensement de 1906.

L’affaire commence le 5 avril 1909, date à laquelle Epiphanie (dont le prénom a été francisé) décède à l’âge de 50 ans. La suite, ce sont les journaux qui nous la racontent.

Est-ce par ce qu’elle fut institutrice ? Epifania refusa de son vivant de payer le denier du culte. L’abbé JOUANDIN  prévient donc la famille qu’il accepte d’enterrer la défunte, mais « sans apparat ». Il n’ira pas chercher le corps au domicile, et « se bornera à l’église à dire les prières basses ».

Mais le curé oublie d’indiquer à Isidore COTTAT que le drap mortuaire, acheté autrefois par le produit du denier ne serait pas accordé, car considéré comme un ornement du culte. Et c’est là que tout dérape !

Le jour des obsèques, le 7 avril,  le fossoyeur prend comme à son habitude le brancard et le drap mortuaire entreposés dans la sacristie et s’en va recouvrir la bière au domicile de la défunte (les journaux nous rappellent que selon la loi de 1904, ce drap n’appartient plus à la paroisse mais à la commune).

Le cortège funèbre arrive. La porte de l’église est fermée. L’abbé JOUANDIN serait en confesse et ne sort pas. François COTTAT, frère d’Isidore, propriétaire et ancien maire de Verdigny, vient le chercher puis retourne parmi les siens. Le curé avant de sortir demande au sacristain Louis BEAUVOIS si le drap mortuaire revêt la dépouille. Le sacristain répond par l’affirmative et se voit ordonner d’aller l’enlever, ce que le sacristain fait rapidement, et de manière un peu brusque de peur qu’on ne l’empêche par la suite.

       Protestations dans l’assistance !

L’abbé JOUANDIN est inflexible : la défunte n’a pas le droit au drap mortuaire. Une femme court chez elle et rapporte un drap blanc pour recouvrir le cercueil.

Si l’enterrement eut finalement bien lieu, l’affaire n’en reste pas là !  Le curé et son sacristain sont poursuivis par le Tribunal de Sancerre  en vertu de l’article 360 du Code pénal, ils risquent de 3 mois à 1 an d’emprisonnement et de 16 à 200 francs d’amende la violation de tombeaux et de sépultures.

François COTTAT  beau-frère de la défunte est cité comme témoin. Il expose les motifs de la plainte et ajoute que le convoi a attendu un quart d’heure que l’on ouvre les portes de l’église.

Le curé rappelle qu’il aurait tout à fait pu refuser la sépulture ecclésiastique à la défunte « en raison des idées manifestées par celle-ci, de son vivant, envers la religion catholique ».

Dans un premier temps, les accusés sont acquittés. Le tribunal estime que le problème vient de la commune qui aurait dû prendre possession du drap mortuaire, qui est par la suite devenu un objet cultuel.

Le parquet général fit appel, en estimant que de fait, le drap appartient bien à la commune et relève du service extérieur des inhumations.

Le jugement de Sancerre sera infirmé, et les prévenus condamnés à 16 francs d’amende avec sursis. « Le fait d’enlever brutalement un drap mortuaire placé sur un cercueil dans un but de décence et de piété constitue un outrage et un manque de respect ».

Sources : 
Ascendance de Marie Louise FOUCHARD et Louis Isidore COTTAT : registres d'Etat Civil de Sury-en-Vaux et Verdigny, Archives départementales du Cher.
Mariage d'Isidore COTTAT et Epifania CADENAS : 6 octobre 1887, Paris Vème, Archives départementales de Paris.
Décès d'Epiphanie : 5 avril 1909, Verdigny, Archives départementales du Cher.
Articles de presse : La Dépêche du Berry, 19 octobre 1909, 18 novembre 1909 ; L'indépendant du Cher, 16 novembre 1909, 23 novembre 1909, 11 décembre 1909 ; Le Journal, 10 décembre 1909 ; Le Progès de la Côte d'Or, 11 décembre 1909 ; L'Emancipateur, 12 décembre 1909 ; La Lanterne, 12 décembre 1909.

 

 

Écrire la vie de ses ancêtres : je me suis lancée !

Écrire la vie de ses ancêtres : je me suis lancée !

Écrire l’histoire de sa famille, voilà une idée qui trotte dans la tête de bon nombre de généalogistes. Un bon indice : le livre d’Hélène Soula « Ecrire l’histoire de sa famille » était en rupture de stock en juin 2019 !

J’y avais déjà songé, et au bout de quelques tentatives j’avais rendu les armes, non pas faute de contenu, mais je n’arrivais pas à trouver un plan qui ne perde pas le lecteur, au risque de n’avoir qu’un catalogue d’ancêtres.

A l’occasion de l’anniversaire de ma maman (qui passait une dizaine), je me suis dis que j’aurai pu lui offrir un recueil des articles de mon blog concernant ses ancêtres. Et puis quitte à faire un recueil, autant écrire un petit quelque chose sur les autres … et de fil en aiguille d’écrire un livre sur cette branche. Et comme dès le début je n’ai pas souhaité l’exhaustivité, cela m’a enlevé un énorme poids des épaules.

Si cela peut aider certains d’entre vous, voici les étapes de mon écriture :

Pour le plan du livre, je suis partie sur ce qui n’est pas du tout recommandé, à savoir une liste exhaustive des ancêtres sur plusieurs générations. Mais c’est ce qui s’est imposé à moi, et sur quatre générations je trouve que ça reste assez compréhensible. A la fin de la troisième étapes, rien qu’avec les copier-coller des articles du blog, j’arrivais déjà une soixantaine de pages. Cela m’avait pris une demi-journée environ, mais la mise en page était plus qu’anarchique. J’ai donc repris la rédaction pour chacun des ancêtres (ou par couple plus précisément, j’ai trouvé ça plus simple à écrire), en homogénéisant les informations que j’avais à disposition. Mais pour certains, il a fallu tout rédiger !

En plus de mes ascendants directs, d’autres articles ont porté sur les collatéraux, les métiers, des repères historiques… avec une icône spécifique pour montrer qu’il s’agit d’une partie à part.

Pour les illustrations, j’ai inséré des extraits d’actes, photographies, cartes postales, cartes, arbres, etc…

Au final je suis arrivée à un livre de 126 pages. Pour vous donner une idée du coût, pour ce livre format A5, avec certaines pages en couleur, papier assez épais (satin 90g) j’ai dépensé 73,90 € (dont 9€ de frais de port) pour  10 exemplaires.

Préparation de ma matinée aux archives

Préparation de ma matinée aux archives

Aller aux archives, quoi de plus naturel pour un généalogiste ? Pour ma part, cela fait plusieurs années que je n’ai pu m’y rendre… De gentils bénévoles m’ont envoyé quelques actes, mais cela ne remplace pas une bonne séance de recherche.

Je devrais donc avoir une demi-journée disponible cette semaine pour me rendre aux archives du Cher. Mais pour y chercher quoi ? Car j’ai une très longue liste de recherches à y faire … j’ai donc sélectionné deux branches et deux objectifs de recherches.

  • Actes notariés de ma branche LINARD / BEAUNEZ

Pour cette branche, j’ai trouvé note dans les actes des mariage de la présence de contrats de mariages, et les minutes des notaires concernés ont bien été déposées. Voici donc une recherche qui ne devrait pas poser de problème.

Le premier contrat concerne mes aïeux Louis LINARD et Rosalie BEAUNEZ. Louis est décédé seulement cinq ans plus tard, à l’âge de 29 ans. Rosalie épouse en secondes noces Louis PERROY un an plus tard ; là encore un contrat de mariage a été dressé. Enfin, Louis LINARD, fils de Louis et Rosalie, s’est marié avec Marie Madeleine SERVEAU, et un contrat de mariage a été passé.

Louis LINARD ayant laissé deux jeunes enfants après son décès, il est fort probable qu’avant le second mariage de Rosalie BEAUNEZ un inventaire après décès ait été dressé. J’ai également une autre interrogation ; Jean BEAUNEZ, le père de Rosalie, s’est marié trois fois et a eu au moins dix-sept enfants. Lors de son décès en 1860, il a laissé plusieurs enfants encore jeunes, notamment Marie Louise et Théodore, qui vivaient chez leur sœur Rosalie lors du recensement de 1861. Il doit sans doute y avoir trace d’une tutelle.

  • Tutelle de Louis Désiré BLONDEAU

Le contrat de mariage entre Louis Désiré BLONDEAU et Félicité COTAT m’a apporté de nombreuses informations sur le marié ! Outre un livret de caisse d’épargne et un titre sur l’Etat français, il est fait mention de trois obligations, et surtout de la mise en place de sa tutelle, ses parents étant décédés jeunes (vraisemblablement de la variole) et ayant laissé plusieurs orphelins. Mon but est donc de retrouver au moins les actes concernant la tutelle et l’inventaire après décès.

Dans un second temps, une prochaine fois, j’aimerais rechercher les contrats de mariage et documents sur la tutelle mise en place pour ses frères et sœurs.

Voici donc ma petite liste :

  • Contrat de mariage Louis LINARD x Rosalie BEAUNEZ
  • Contrat de mariage Rosalie BEAUNEZ x Louis PERROY
  • Vérifier dans cette liasse un éventuel inventaire après décès de Louis LINARD
  • Contrat de mariage de Louis LINARD et Maire-Madeleine SERVEAU
  • Compte de tutelle de Louis Désiré BLONDEAU
  • Inventaire après décès de Louis BLONDEAU
  • Mise en place de la tutelle de Louis Désiré BLONDEAU
La vie de Simon GROSLIER, marinier [Défi 3 mois]

La vie de Simon GROSLIER, marinier [Défi 3 mois]

Voilà un défi 3 mois qui durera plus de 3 mois… mais l’important est d’arriver au bout ! Pour vous rappeler le contexte, je vous conseille de lire le premier billet ici. Après la vie des soeurs FOREST et celle de Louis LEDUC, voici celle de Simon GROSLIER, époux de Thérèse.

Nous restons dans la commune de Saint-Satur, où Simon GROSLIER naît le 4 février 1781  d’un père batelier ; de nombreux ancêtres ont exercé cette profession qui sera bientôt la sienne.

Il épouse le 24 janvier 1807 Suzanne Françoise PIESANT de 8 ans son aînée. Il est alors âgé de 25 ans. Sept mois plus tard naît Claude, leur premier fils (cela ne fait donc pas neuf mois !). Son oncle Claude GROSLIER, voiturier par eau, est l’un des témoins de la naissance.

En 1810 naît leur deuxième fils Étienne Genefort, puis en 1812 Euphrasie dont je perd la trace dans les archives. Une seconde fille, Eugénie, naît en 1815 ; elle vivra 6 mois. Le dernier enfant que j’ai trouvé est Simon, né en 1818 qui décède à l’âge de 21 mois.

Je retrouve heureusement des évènements plus joyeux : en 1833 Etienne Genefort, qui est devenu marinier, épouse une lingère … qui porte le même patronyme que lui. Claude épouse deux ans plus tard une couturière.

Sa femme meurt le 11 mai 1839 à l’âge de 65 ans. Seulement quatre mois plus tard, il épouse Thérèse FOREST, âgée de 41 ans ; il en a 58.

Ils n’auront aucun enfant ensemble, peut-être est-ce dû à l’âge de la mariée ?

Simon GROSLIER décède le 30 mars 1853 ; Thérèse restera veuve durant 7 ans avant de décéder à son tour en 1860.

Et ses ascendants ?

Les deux arrière-grand-pères paternels de Simon, son père et son grand-père, furent mariniers. Du côté de sa mère, nous retrouvons un grand-père maréchal, une grand-mère aubergiste et un ancêtre qui fut maréchal et cabaretier.

Moi qui imaginait des cousins éloignés mariniers, les sœurs FOREST n’ont finalement eu aucun enfant avec leurs époux travaillant sur la Loire. Il faut dire qu’elles se sont toutes les deux mariées tardivement pour une première union.

Le défi n’est pas encore terminé, car il me reste à écrire un article (ou plusieurs) portant sur ce qu’était la vie des mariniers de Loire. A bientôt pour un prochain article.

Mon journal de recherches et autres fichiers généalogiques sur le cloud

Mon journal de recherches et autres fichiers généalogiques sur le cloud

Cet article fait suite à une discussion sur les réseaux sociaux concernant, au  départ, le stockage d’actes notariés. L’archivage étant l’une des prises de tête préférée des généalogistes. J’en suis venue à évoquer mon journal de recherches, et on m’a posé la question de savoir à quoi il ressemble.

Il n’y a là rien d’extraordinaire.

J’ai créé un dossier généalogie sur un drive (en l’occurrence, Google Drive, la version gratuite liée à mon compte). J’y stocke deux fichiers principaux sous la forme de feuilles de calcul.

  • Bibliothèque généalogique

Le premier fichier est ma bibliothèque généalogique, avec un onglet pour les livres et un onglet où j’ai dépouillé presque tous les articles de mes revues. Lorsque j’ai une question, je vais voir si un article en parle : une recherche particulière (par exemple un aïeul qui fut placé dans un hospice), ou une profession. C’est fastidieux lorsqu’on commence, mais ensuite ça se met à jour assez rapidement.

  • Fichier de recherches

Le second fichier est mon fichier de recherches à proprement parlé. On y trouve plusieurs onglets :

Arbre : la liste des sosas, avec quelques données complémentaires (notamment les recensements, vu les dates est-ce qu’il est trouvable/trouvé).

Journal de recherche : liste des recherches qu’il me reste à faire / celles qui ont abouti. Les recherches à faire doivent représenter environ 150 lignes…

Contrat de mariage / actes notariés ( il faut que je change le nom)

Fiches matricule / 1GM : regroupe les permaliens vers les fiches matricule, mort pour la France, livre d’or… pour mes sosas et leurs collatéraux

Armée napoléonienne : les liens vers les fiches dépouillées sur Geneanet où l’on trouve mes aïeux

Articles : des idées d’article pour ce blog

L’onglet journal de recherches.

 

Mon fichier de recherches est complété au fur et à mesure que je vérifie les informations à ma disposition sur mes ancêtres. Pour mon arbre j’ai terminé la 8ème génération, je suis sur le point de terminer la 7ème génération de mon mari.

L’avantage de ces fichiers en ligne, c’est qu’on limite les risques de perte de données, et ils sont accessibles partout dès lors qu’il y a une connexion internet ; et comme ce ne sont que des fichiers de données (pas de photos, illustration), ils sont relativement légers et rapides à ouvrir.

La vie de Louis LEDUC, marinier [Défi 3 mois]

La vie de Louis LEDUC, marinier [Défi 3 mois]

Après avoir présenté la vie des sœurs FOREST, épouses de mariniers, voici un premier article basé sur la vie de Louis LEDUC, époux de Cécile.

Louis LEDUC naît le 8 fructidor an III de la république à Saint-Satur, plus précisément à Saint-Thibault sur les bords de la Loire, dans une famille de mariniers. Profession qu’il exercera à son tour.

Le 18 août 1822, alors âgé de 26 ans, il épouse Marguerite GIRARD, elle-même fille et sœur de mariniers. Elle apportera sans doute un peu d’aide à son époux car elle est notée marinière sur quelques actes, mais elle sera couturière le reste du temps.

Comme nous le verrons dans les prochaines semaines, c’est une véritable communauté de mariniers qui s’est établie à Saint-Thibault. Thérèse MILIEN, la sage-femme qui assistera Marguerite GIRARD et déclarera la naissance de leurs enfants est elle-même femme du marinier Louis PERRAULT.

La signature que l’on retrouvera à chaque naissance !

Le 19 mai 1823, neuf mois tout juste après leur nuit de noces, naît leur première fille Caroline, viennent ensuite un fils Louis en 1825 puis Madeleine en 1827. Le 11 avril 1828 Louis, qui sera le seul fils de Louis LEDUC, meurt à l’âge de 3 ans.

En 1830 naît Céline qui ne vivra que deux semaines, puis Eloïse en 1831 et Louise en 1833. La fratrie en restera là, le 11 novembre 1835 Marguerite GIRARD décède. La suite, je l’ai déjà évoquée en partie ; Louis épouse quelques mois plus tard Cécile FOREST, qui n’est pas du tout issue du milieu des mariniers. Après le mariage, notre nouveau couple vit avec les quatre filles de Louis, alors âgées de 13 à 3 ans. Malheureusement en 1842, les deux plus âgées décèdent, Madeleine le 15 juin, puis Caroline le 2 novembre.

Louis décède le 1er novembre 1853, il ne verra donc pas ses filles se marier. La première, Eloïse, épousera un vigneron en 1854 ; la seconde, Louise, épousera un marinier de Pouilly-sur-Loire en 1862. Pouilly se situe à moins de dix kilomètres en amont, mais côté Nièvre.

Difficile de savoir quelle place pouvait tenir Cécile FOREST auprès de ses belles-filles. Elle n’est pas citée sur l’acte de mariage d’Eloïse, et elle décède un an avant le mariage de la seconde. Il n’est pas noté de tuteur, mais on retrouve dans les témoins et pour les deux mariages leur oncle maternel Simon SAULAY, tonnelier et vigneron à Saint-Satur. Sans doute est-ce lui qui aura veillé au grain.

Voici donc pour la descendance de Louis LEDUC. S’il na pas eu de fils marinier, sa dernière fille aura néanmoins épousé un marinier de l’autre côté de la Loire.

Et ses ascendants ?

Comme je le disais en introduction Louis LEDUC est issu d’une famille de mariniers, tout du moins du côté paternel. Son père Paul Etienne LEDUC, son grand-père Pierre LEDUC et son arrière-grand-père sont notés mariniers ou voituriers par eau. Découverte plus étonnante, sa mère Anne Elisabeth CHARPENTIER est fille d’un arpenteur royal, et son grand-père maternel est marchand et commerçant. Il devait être car une soeur d’Anne Elisabeth a épousé un procureur.

 

Le prochain article portera sur Simon GROSLIER, beau-frère de Louis LEDUC.

Cécile, Thérèse FOREST et leurs maris mariniers [Défi 3 mois]

Cécile, Thérèse FOREST et leurs maris mariniers [Défi 3 mois]

Pour ce premier article du défi 3 mois, la vie des sœurs FOREST, vue par le prisme de leur famille.

Pierre FOREST et Reine MOREUX sont mes ancêtres à la 8ème génération. Un couple somme  toute ordinaire, lui vigneron , elle manœuvre, vivant à Sury-en-Vaux, au hameau de la Vallée. De cette union j’ai dénombré pour le moment huit enfants. Mon aïeule Reine FOREST, est née en seconde position en 1791.

Quatre ans plus tard nait Cécile, en quatrième position puis Thérèse, de nouveau deux ans plus tard.

A l’âge de 24 ans, Reine FOREST épouse Edmé THOMAS, laboureur et vigneron. Ils mèneront leur vie tranquillement comme bon nombre de mes ancêtres au rythme des saisons et des naissances.

Je ne sais pourquoi et nous ne le saurons sans doute jamais, mais Cécile et Thérèse tardent à se marier. Et alors que par habitude mes ancêtres bougent peu et épousent des gens de la terre (voire des tisserands),  c’est à Saint-Satur que nos deux sœurs FOREST iront vivre.

En 1836 Cécile épouse à Saint-Satur Louis LEDUC, marinier au port de Saint-Thibault. Ce dernier est âgé de 40 ans, elle en a 41 ; il est veuf depuis 6 mois. Il avait eu sept enfants de son premier mariage. Je ne sais combien d’enfants sont encore présents dans leur foyer au moment du mariage, mais lors du recensement cinq ans plus tard, il ne reste que deux filles, Louise et Adèle.

Trois ans après Cécile, Thérèse épouse Simon GROSLIER, lui aussi marinier à Saint Thibault, veuf depuis seulement 3 mois.  Il a 58 ans et Thérèse 41 ans. J’ai retrouvé cinq enfants de sa précédente union, mais au recensement de 1841 aucun ne vit avec eux.

Pourquoi deux mariniers ont épousé ces filles venues de Sury-en-Vaux, alors que leurs familles devaient peu se fréquenter ? Nous ne le saurons sans doute jamais. Si un jour je peux me rendre aux archives départementales de Bourges, trouver un éventuel contrat de mariage me permettrait d’avoir quelques renseignements supplémentaires.

Je ne sais pas si nos couples se sont mariés au bourg de Saint-Satur, ou au hameau de Saint-Thibault où l’on trouve une chapelle.

Est-ce à cause de leur âge ? Cécile et Thérèse n’auront visiblement pas d’enfants de ces mariages. Voilà qui met un coup d’arrêt à mes recherches concernant une éventuelle descendance.

Simon décède en premier le 30 mars 1853, Louis le 1er novembre de la même année. Cécile et Thérèse, les deux sœurs, se retrouvent alors veuves et vivront seules à Saint-Thibault, chacune de leur côté,  comme l’attestent les recensements.

Thérèse partira la première en 1860, Cécile la rejoindra un an plus tard.

Les soeurs Cécile et Thérèse FOREST ont épousé des mariniers [Défi 3 mois]

Les soeurs Cécile et Thérèse FOREST ont épousé des mariniers [Défi 3 mois]

J’ai décidé pour ce début 2019 de reconduire le « défi 3 mois ». Le but est de concentrer ses recherches sur un ancêtre / un couple pendant 3 mois. Durant le premier trimestre 2016 je m’étais concentrée sur la famille LEGER / PORCHER et ses descendants. Avec au final pas moins de sept articles ! Je ne sais pas si je ferais si bien cette année, car on ne peut pas préjuger à l’avance des futures découvertes.

Cette fois-ci, je vais m’intéresser à deux filles de mes ancêtres Pierre FOREST et Reine MOREUX :

Cécile et Thérèse, sœurs de mon aïeule Reine, ont toutes deux épousé des mariniers de Saint-Satur, certainement du port de Saint-Thibault.

Voici donc le départ de mes recherches des trois prochains mois, recherches qui une fois de plus ne pourront se faire qu’à distance : état-civil, recensements, abonnements Filae et Geneanet, Gallica, journaux anciens…

Mon plan est le suivant :

  • Réaliser la ligne de vie de Cécile, Thérèse et leurs époux.
  • Rechercher l’ascendance de Louis LEDUC et Simon GROSLIER.
  • En savoir plus sur la vie des mariniers de Saint-Thibault.

Une année se termine, une autre commence !

Une année se termine, une autre commence !

Une fois n’est pas coutume je suis assez satisfaite de mon année généalogique 2018. Elle aura été l’occasion de poursuivre la vérification et le complément des actes de mon arbre ; j’en suis actuellement à la 8ème génération (André RAIMBAULT, sosa 200/255). J’annonçais début 2018 que ma génération 7 était complète, j’espère pouvoir terminer ma génération 8 en 2019.

Le Challenge AZ m’a permis de réaliser des compléments de recherches dans les recensements de 1872. J’ai ainsi retrouvé quasiment tous mes ancêtres (sauf un couple), ce qui aura été l’occasion de faire de nouvelles découvertes sur ces aïeux que je pensais pourtant bien connaître (retrouvez le bilan ici).

Côté logiciels et sites de généalogie, on m’a offert la mise à jour de mon logiciel de généalogie, Hérédis, pour Noël 2017. La dernière mise à jour datait de 2014, beaucoup de nouveautés donc ;  je n’ai pas pris pas la nouvelle version, j’attends la prochaine, voire celle d’après. Mes abonnements à Filae et Geneanet sont arrivés à expiration en fin d’année ; je vais les reconduire pour 2019.

Je vais éviter de me fixer sur des objectifs trop ambitieux pour 2019. Je poursuis donc mes recherches sur la 8ème génération, et je pars en quête des ancêtres de mon mari dans les recensements de 1872.

Bonne fin d’année et meilleurs vœux pour 2019 !

Ma septième génération est complète !

Ma septième génération est complète !

J’ai entrepris depuis quelques temps de reprendre mon arbre depuis le début. Comme tout généalogiste débutant, j’ai voulu remonter mon arbre trop vite … en négligeant de rechercher quelques actes un peu difficiles à trouver, en ne cherchant pas les informations sur les collatéraux et surtout en commettant l’erreur la plus regrettable : ne pas noter la source !

Je répare donc petit à petit ces erreurs. Ce qui m’a permis d’en déceler une plus grave que les autres : une erreur avec un couple homonyme (Pierre NEVEU et Marie COTTAT).

Alors, où en suis-je ?

Premier point et non des moindres, j’ai trouvé tous les ancêtres qu’il est possible de découvrir ! J’entends par là que numériquement, on devrait trouver 64 ancêtres à la 7ème génération. C’était sans compter sur un couple implexe que je retrouve trois fois ainsi que mon premier père inconnu. Je ne peux donc trouver que 59 ancêtres différents !

Au niveau des actes, j’ai presque fait carton plein :

  • Actes de naissance : trois actes non trouvés dans les archives en ligne mais dépouillés dans les relevés du cercle généalogique du Haut Berry (je pense à des années mal rangées dans le registre). Un acte non trouvé, ce qui n’est pas étonnant vu que l’ancêtre en question avait présenté un acte de notoriété pour son mariage ; il faudra donc que je fasse un tour aux archives pour retrouver cet acte. Il n’y a finalement qu’une ancêtre qui me pose vraiment problème, ma sosa 115 Françoise MIGEON dont je ne trouve aucune trace de la naissance.
  • Actes de mariages : tous trouvés, sauf bien sûr celui de mon ancêtre fille-mère.
  • Actes de décès : il m’en manque cinq.

Quelques mots sur les prénoms

Les prénoms les plus populaires sont Marie pour les femmes et Jean pour les hommes  (suivi de près par Louis). Je retrouve deux prénoms plus rares, et plus « locaux » avec une Solange et un Ursin. Tous deux des Saints berrichons.

Nuage de patronymes

Les professions

Concernant les hommes, sans grande surprise, nous retrouvons en tête les vignerons. Suivis de près par les manœuvres et journaliers. Dans cette catégorie des « petites mains », nous retrouvons également un bon nombre de domestiques (que l’on retrouve d’ailleurs surtout chez les « jeunes » lors de leur mariage). Ensuite nous avons les gens de la terre, laboureurs, propriétaires, cultivateurs. Dans les professions plus rares : deux sabotiers, un tisserand, un cabaretier, un meunier, un garçon meunier et enfin un garde forestier.

Du côté des femmes, les professions indiquées sont plus rares. A la première place nous trouvons les ménagères. Également beaucoup de domestiques, manœuvres et journalières.

Nous retrouvons bon nombre de vigneronnes, deux « laboureuses » ainsi que deux rentières. Un seul métier qui peut être considéré comme « féminin », deux fileuses. Et pour compléter, une meunière, une cabaretière / aubergiste.

Les lieux

J’ai retrouvé les lieux pour 120 évènements recensés dans les actes. La seule commune de Sury-en-Vaux représente le tiers des fréquences. Si je fais la somme avec la commune voisine de Verdigny, nous arrivons à plus de la moitié des évènements. Douze communes représentent 90% des évènements, dans un rayon de 20 km. Au final tous les évènements de ma septième génération se situent dans un rectangle de 50 km de long et 30 km de large.