Poilus de Menetou-Râtel

Après Sury-en-Vaux et Verdigny, les poilus de la commune de Menetou-Râtel sont maintenant indexés.

  • Méthode et documents consultés

Comme précédemment, je suis repartie des noms présents sur le monument aux morts ainsi que du livre d’or de la commune qui a apporté quelques compléments.

L’étape suivante était l’indexation des fiches « Mort pour la France » sur le site Mémoire des Hommes, l’intégration des informations dans la base de données des poilus du Sancerrois complétée par quelques informations contenues dans les fiches matricules.

  • Découvrons nos poilus

La commune compte 36 poilus morts pour la France, moins que les 55 recensés à Sury-en-Vaux. Pour remettre ce chiffre dans son contexte, entre 1883 et 1902, la commune enregistrait autour de 27 naissances par an.

Passons maintenant à leurs carrières militaires : sur les 36 poilus, nous trouvons 30 soldats, 3 canonniers, 1 caporal et 2 sergents. La moitié des hommes appartenait à un régiment d’infanterie. Une diversité d’unités se retrouve ensuite : régiment d’infanterie territoriale (8), bataillons de chasseurs à pied (4), régiment d’artillerie (3), régiment d’artillerie à pied (1), régiment de chasseur (1) et régiment mixte zouaves et tirailleurs (1).

Menetou

Lieux de décès des poilus de Menetou-Râtel

Si la majorité des poilus sont morts sur le front, certains sont morts dans des hôpitaux plus éloignés : à Cosne, Bourges, Tours ou Châlon sur Saône. Des hommes sont également tombés à l’étranger : plusieurs en Belgique, un homme en Serbie.  Le commune a également perdu quatre poilus du 55e RIT morts dans le naufrage du Gallia en Méditerranée.

Vous pouvez retrouver la liste des poilus de Sury-en-Vaux, Verdigny et Menetou-Râtel ici et le blog des poilus du Cher .

Poilus de Sury-en-Vaux

Après la commune de Verdigny, c’est au tour de celle de Sury-en-Vaux d’être indexée.

  • Méthode et documents consultés

Je suis repartie des noms présents sur le monument aux morts ainsi que du livre d’or de la commune qui a apporté quelques compléments.

L’étape suivante était l’indexation des fiches « Mort pour la France » sur le site Mémoire des Hommes, l’intégration des informations dans la base de données des poilus du Sancerrois complétée par quelques informations contenues dans les fiches matricules.

  • Découvrons nos poilus

J’ai retrouvé sur la commune 55 poilus morts pour la France. Pour remettre ce chiffre dans son contexte, entre 1883 et 1902, la commune enregistrait autour de 40 naissances par an, donc une vingtaine d’hommes chaque année. Dans la moitié des cas, les victimes étaient âgées de moins de 24 ans lors de leur décès.

Passons maintenant à leurs carrières militaires : sur les 55 poilus, nous trouvons 43 soldats, 6 caporaux, 2 lieutenants, 2 sergents, 1 maréchal des logis et 1 canonnier. La grande majorité des hommes (41) appartenait à un régiment d’infanterie. Une diversité d’unités se retrouve ensuite : bataillons de chasseurs à pied (4), régiments d’artillerie (4), régiment d’artillerie à pied (1), régiment du génie (1), régiments de zouaves (1 ainsi que 1 régiment de marche, 1 régiment mixte zouaves et tirailleurs), section d’infirmiers militaires (1).

Sury-en-Vaux

Lieux de décès des poilus de Sury-en-Vaux

Si la majorité des poilus sont morts sur le front, d’autres sont morts dans des hôpitaux plus éloignés : à Brest, Bourges, Lyon ou Montluçon. Des hommes sont également tombés à l’étranger : Signeulx en Belgique, le camps de Klein-Wittenberg en Allemagne, Montana en Suisse ou bien Monastir en Albanie.

Vous pouvez retrouver la liste des poilus de Sury-en-Vaux et Verdigny ici et le blog des poilus du Cher .

Fiches matricule de mes ancêtres : trouvées !

La bonne nouvelle est tombée ce lundi : les registres matricules de la Nièvre sont en ligne. Nos ancêtres du Cher étaient affectés au bureau de recrutement de Cosne sur Loire dans le département voisin de la Nièvre… Ce qui ne m’a pas facilité la tache ! J’ai trouvé une première partie des fiches de mes aïeux l’été dernier lors de la mise en ligne des fiches du Cher. Et à ce jour, j’ai entre mes mains (virtuellement tout du moins) toutes les fiches de mes ancêtres et ceux de mon mari ! Je ne me suis intéressée pour le moment qu’à nos ancêtres en ligne directe.

Le passé militaire de ces hommes fera sans nul doute l’objet d’articles plus détaillés sur ce blog. Voici les premiers éléments.

DEZAT Louis Désiré Auguste – sosa 16. Affecté à différents Régiments d’Infanterie Territoriale ainsi que dans la 23ème Section d’Infirmiers Militaires. Il fut détaché comme agriculteur de catégorie A en septembre 1917.

LÉGER Émile Justin – sosa 18. Affecté également à un Régiment d’Infanterie Territoriale, puis d’Infanterie Coloniale. Il est gravement blessé à la jambe le 4 décembre 1917 puis sera envoyé dans divers hôpitaux militaires.

BLONDEAU Léonard Alexandre – sosa 10. Affecté à différents Régiments d’Artillerie de Campagne où il est canonnier.

REVERDY Alphonse Ferdinand Étienne – sosa 22 . Il fut exempté de service militaire.

CHAMPAULT Henri Isidore Eugène – sosa 26.  Affecté à différents Régiments d’Artillerie Lourde.

CHAMPION Pierre Francisque – sosa 28. En plus de la fiche matricule, j’ai une copie de son livret militaire. Affecté à divers Régiments d’Infanterie Territoriale. A l’issue de la guerre, il passa quelques semaines dans le 5ème Régiment de Génie où il fut détaché sur les voies ferrées à Bondy.

LINARD Louis François Joseph – sosa 30. Affecté au 4ème Régiment d’Infanterie, comme beaucoup d’hommes du Cher. Il est évacué une première fois pour blessure de guerre. Il repart aux armes et sera évacué pour maladie. Il rejoindra son corps et devient caporal en avril 1918.

Matricules

Voici maintenant l’état des lieux du côté de mon mari :

GIRAUD Ernest René – sosa 8.  Il fut exempté pour cause de bronchite chronique.

BLIN Joseph Alexandre – sosa 10. Affecté à dix-neuf ans alors que la guerre est déjà en cours. Il servira dans des bataillons de Chasseur à pied et de Chasseurs alpins.

AUGERAT Émile Auguste. sosa 12. Il est ajournée pour cause de faiblesse en 1915 et 1916. Il rejoint le 95ème Régiment d’Infanterie en 1917.

BONTEMPS Léon François – sosa 14. J’ai besoin de bien relire la fiche, mais il était visiblement atteint de grave problèmes de myopie … ce qui ne l’empêche pas d’être affecté à un régiment d’artillerie. Il passe ensuite dans un régiment de chasseur à cheval, dans un régiment de hussards puis dans un régiment de Dragons en 1919.

De quoi m’occuper durant mes longues soirées d’hiver. Et vous, avez-vous trouvé trace du passé militaire de vos ancêtres ?

Sancerrois 1418

Je vous annonce l’ouverture d’un nouveau blog, entièrement consacré aux poilus du Sancerrois. Dans l’idéal, je souhaite leur rendre hommage cent ans après leurs décès. Comme j’ai peu de temps pour le moment, je vais me concentrer sur les villages de Sury-enVaux, Verdigny et Menetou-Ratel. Ne les oublions pas !

L’adresse du site : http://www.sancerrois1418.blogspot.fr

Sources militaires aux archives municipales de Rennes

Je vous avais déjà présenté les jeudis des archives de Rennes dans un billet du challenge 2013. Hier j’ai participé à une nouvelle séance intitulée « à travers les archives militaires », qui était sur inscription et de nouveau à guichet fermé !

Avec les autres participants, nous avons déambulé entre les tables où nous attendaient les sources militaires sorties des archives. Dès l’introduction, nous avons été avertis : nous n’avons pas de registres matricules aux archives municipales. Mais alors que peut-on y trouver ?

Les tableaux de recensement : qui nous donnent des détails à la fois sur le physique ou la santé de nos aïeux, leur niveau d’instruction et diverses informations telles que : savaient-ils faire du vélo ? Comme la ville de Rennes est assez grande et regroupe quatre cantons, elle a gardé ces tableaux ; pour les plus petites communes il faut se rendre aux archives départementales.

Les jeunes hommes étaient recensés … mais aussi les ressources qui peuvent être utiles à l’armée, comme les voitures, les chevaux. Les bons de réquisition sont également conservés.

Les délibérations du conseil municipal peuvent aussi être utiles, dans le cas de demandes d’exemption du service militaire pour les soutiens de famille. Une enquête était alors menée, avec des détails sur la composition de la famille, voire leurs revenus.

Parmi les autres sources que l’on peut trouver : les candidatures pour s’engager dans la milice bourgeoise (Ancien Régime), les engagements volontaires plus récemment, les autorisations de résidence pour les réfugiés…

N’oublions pas non plus les sources iconographiques : cartes postales anciennes, photographies, affiches de mobilisation…

Mon document préféré ? Des numéros de tirage au sort qui ont été retrouvés.  Cela m’a fait quelque chose de me dire que des hommes ont tiré ces papiers, en espérant surtout ne pas être appelés.

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Poilus – Archives de Rennes, 100F1705 vue 1

Les archives de Rennes ont édité un livret très bien fait qui dresse l’inventaire des sources disponibles, et également où trouver les autres sources militaires : « Les archives s’en vont en guerre – à travers les sources militaires ». Je vous invite vivement à le télécharger et le feuilleter.

En conclusion, ces sources sont moins connues … mais complémentaires de celle que l’on peut trouver aux archives départementales. Et bien que n’étant ni rennaise ni bretonne, cet atelier va m’aider à progresser dans mes recherches.

MOOC Première guerre mondiale : premières impressions

J’avais prévu de vous parler un peu plus tôt de ce cours en ligne, mais nous sommes rentrés dans le vif du sujet il y a une semaine seulement. Voici donc mes premières impressions :

Un vrai melting-pot. En parcourant les discussions sur le forum, je me suis rendue compte de la diversité des participants. On y vient souvent pour deux raisons : la passion et l’envie de comprendre de l’Histoire ou bien la volonté de faire le lien avec l’histoire familiale. Grand écart également au niveau de l’activité des participants : cela va du lycéen au prof retraité, en passant par le vétérinaire ou le militaire. Bref, une vraie diversité.

Ensuite l’organisation des séquences est particulièrement bien pensée. Les cours se sont mis en place doucement, peut-être un peu trop doucement pour certains, la « pré-rentrée » ayant duré près de dix jours. A  présent les séquences s’organisent de la manière suivante :

  • L’intervention est découpée en plusieurs vidéos assez courtes portant sur la thématique de la semaine. L’intervenant se base sur de nombreux documents : cartes, extraits de journaux, cartes postales… Ces documents sont ensuite en libre accès.
  • On passe ensuite aux exercices : tout d’abord un QCM portant directement sur le contenu du cours. Ensuite des questions sur un document. Et enfin, une analyse de documents se basant là encore sur les archives.

La séquence de la semaine précédente portait sur l’entrée en guerre et la mobilisation. Elle insistait sur la réalité géopolitique de l’avant-guerre et la manière dont le discours de l’entrée en guerre s’est construit, et déformé, en même temps que la guerre.

La séquence mise en ligne hier porte la mondialisation du conflit.

Pour le moment je trouve le contenu de qualité et le rythme de travail me convient bien : je n’aurai pas pu y consacrer plus de temps.

J-10 : le MOOC Première Guerre Mondiale expliquée au travers des archives

J’ai découvert un peu par hasard ce que sont les MOOC. Mooc signifie « Massive Open Online Course », cours en ligne massifs et ouverts en français. Ce sont des formations en ligne qui se déroulent sur une période de quelques semaines. FUN, France Université Numérique, est une plate-forme créée par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche pour proposer des MOOC en français.

Le site est ouvert depuis octobre 2013, certaines sessions auraient être utiles pour mon activité professionnelle, mais non j’ai flashé sur celle-ci :

« La Première Guerre Mondiale expliquée à travers ses archives »


FUN-MOOC : la première guerre mondiale… par fr-universite-numerique

Ce cours est proposé par l’université Paris Ouest Nanterre la Défense. Le rythme est de douze séances réparties sur douze semaines. Les informations sur ce cours sont disponibles ici.

Le programme est alléchant : les belligérants et leurs colonies, l’industrialisation de la guerre, la vie à l’arrière, la propagande, représenter la guerre, passer à la paix… Ce ne sont que des extraits d’un contenu qui me semble vraiment riche.

J’ai cru retomber quelques années en arrière lorsque j’ai reçu un mail me rappelant mon inscription ainsi que la date de la rentrée fixée au 16 janvier 2014.  Mon état d’esprit du moment :

Ce qui me motive :

  • Le thème du cours et le programme qui promettent d’être passionnants !
  • Je pense que cela va m’aider dans mes travaux généalogiques, pour appréhender cette période mais aussi peut-être tester de nouvelles méthodes de travail.
  • Des questions matérielles toutes bêtes : c’est gratuit et on s’organise comme on veut (ou comme on peut).

Mes craintes :

  • Le temps nécessaire : j’ai mon premier métier qui est prenant, mon second métier de maman et en plus je vais endosser une casquette d’étudiante ?
  • L’évaluation finale par QCM me semble un peu déstabilisante. De plus j’ai cru voir qu’aucun certificat ne viendrait attester la participation à ce cours… Dans ce cas, comment le valoriser sur son CV ?

Bien entendu d’autres généablogueurs sont inscrits, en voici la liste non exhaustive : Brigitte, Céline, Véronique, Élise, Gen&O, Véro

 Alors rendez-vous le 16 pour la rentrée !

Morts pour la France 14/18 : trois Dezat [4]

Voici le dernier des quatre articles planifiés pour ce généathème du mois de novembre portant sur la guerre de 14/18. Après avoir présenté les hommes morts pour la France de Sury-en-Vaux et Verdigny [1], être allés en Belgique en août 1914 [2] puis dans les tranchées du bois d’Ailly en 1915 [3], je conclurai (pour cette année) en évoquant les trois « DEZAT » morts pour la France.

  • Henri Fernand DEZAT

Henri Fernand est né le 15 novembre 1893 à Sury-en-Vaux. Il est le fils de François DEZAT, vigneron, et Marie Louise DELAPORTE.

Son dernier régiment sera le 405ème régiment d’infanterie. Celui-ci est constitué le 15 mars 1915. Le 28 septembre, 1915 il est noté dans le journal des manœuvres et opérations (jmo) des services de santé :

Attaque des points M » et N ». Attaque de la tranché des tirailleurs et du bois de la Folie (1er et 3ème bataillon). Pertes : officiers blessés : 21, tués : 17, troupe 6 blessés.

Henri Fernand Dezat fait parti de ceux-ci. Il est tué à l’ennemi à Neuville Saint Vaast dans le Pas de Calais. Le bois de la Folie porte malheureusement bien son nom…

Ce régiment sera disloqué le 10 juillet 1916. Quelques pages après le 28 septembre, je suis tombée sur ce texte, qui nous fait un peu mieux comprendre ce que les soldats devaient endurer. Ici il est question de la préparation à la défense contre les gaz asphyxiants.

15 au 30 novembre : instruction des hommes pour la défense contre les gaz asphyxiants (mise en place des  [???[ et des cagoules – emploi des pulvérisateurs à hyposulfite – fabrication de l’oxygène au moyen de l’appareil Régnier – passage dans atmosphère chlorée – appareils respiratoires  [???].

Enfin, voici un plan de la zone du bois de la Folie trouvé sur un forum ….. Il est tiré des jmo.

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  • Les frères Louis et Julien Achile DEZAT

Je n’ai pas découvert tout de suite qu’ils étaient frères, et pourtant…

Dans les registres d’État Civil de Sury-en-Vaux je trouve la naissance de Louis François DEZAT le 28 septembre 1893, fils de DEZAT Joséphine Louise et d’un père inconnu. Jospéhine Louise se marie le 2 juins 1894 avec Louis DEZAT … l’occasion de reconnaître la naissance de François Louis. Pas besoin de changer de nom !

Le 19 août 1896 nait Julien Achille Dezat, fils de ce même couple. Les frères descendent tous les deux du couple Alexandre DEZAT et Scholastique REVERDY (mon premier article du challenge AZ de 2014 portera certainement sur eux).

Louis DEZAT fait partie du 4ème régiment d’infanterie comme de nombreux hommes de Sury-en-Vaux. Il échappe aux évènements survenus à Signeulx [2]. Il décède à l’hôpital de Lyon le 19 octobre 1914 de maladie contractée au combat. Il est âgé de 21 ans.

Son jeune frère Julien Achille appartient au 360ème régiment d’infanterie. Il est tué à l’ennemi le 5 juillet 1917 à Braye en Laonnois dans l’Aisne, juste à côté du chemin des Dames. Il a 20 ans. Encore une fois peu d’indices. Il est noté dans le JMO :

Dans la nuit du 5 au 6, le 5ème bataillon est relevé par un bataillon du 169 et va s’installer en réserve de question à Ostel et dans les tranchées environnantes.

Dans le tableau récapitulatif des pertes, j’apprends que son n° de matricule est le 8767 et qu’il appartenait à la 21ème compagnie. Entre le 22 juin et le 25 juillet, 52 hommes sont tués et 87 blessés.

DezatmpfJMO consultés : 26 N 767, 26 N 761/15.

Morts pour la France 14/18 : le bois d’Ailly [3]

Après vous avoir présenté les morts pour la France 14/18 de Sury-en-Vaux et Verdigny, nous avons voyagé en Belgique en août 1914. Cette fois-ci nous partons pour les tranchées situées dans la Meuse, plus précisément au niveau du bois d’Ailly.

  • Les hommes

Cette fois-ci, nos hommes ne faisaient pas partie du même régiment mais ont tous trouvé la mort en avril 1915 au bois d’Ailly.

Louis, Camille ROBERT est né le 16/05/1893 à Sury-en-Vaux (au lieu-dit de la Vallée) de parents tisserand et couturière. Il était soldat de 2ème classe au 29ème RI lors de son décès le 24/4/1915 au bois d’Ailly.
Georges Isidore COTTAT est né le 14/3/1894 à Verdigny, de parents vignerons à Chaudoux. Il était également soldat de 2ème classe au 27ème RI lors de son décès le 14/4/1915 au bois d’Ailly (commune de Marbottes).

Le troisième homme, est Charles LEGER, 2ème classe au 56ème RI. Il meurt le 7 avril 1915 au bois d’Ailly. En recherchant quelques informations sur cet homme, comme pour les précédents, je fais une découverte : Charles LEGER est en fait le frère de mon arrière-arrière grand père Émile Justin LEGER. Je garde donc son histoire pour une prochaine fois.

  • La zone du Bois d’Ailly

La zone du bois d’Ailly se situe dans la Meuse, entre les communes de Saint Mihiel et de Marbotte.


Agrandir le plan

A Marbotte se trouve d’ailleurs actuellement une nécropole nationale.

  • Journal du 29ème RI, le 24 avril

8h : ordre est donné de faire partir le 1er bataillon à la Croix Saint Jean. Un bataillon du 100ème le remplace. Pendant la matinée, une Compagnie du 100ème, aidée par les grenadiers du 2ème bataillon s’installe à la droite de celui-ci dans la tranchée prise sur une longueur de 150 mètres.
A 10h, la 12ème compagnie quitte le point 5 et va rejoindre son bataillon à Pont sur Meuse.
A 21h, ordre est donnée de faire partir le lendemain à 6h15 le 1et bataillon et du 8ème.

18 tués, 10 blessés, 20 disparus. Louis, Camille ROBERT en faisait partie.

Une journée où l’on ne parle pas de grands combats, une journée presque « ordinaire dans les tranchées.

  • Journal du 27ème RI, le 14 avril

Le régiment occupe les mêmes emplacements que la veille.
5h : les 5 et 6èmes compagnies relèvent en 2ème ligne les 7èmes et 8èmes compagnies qui viennent bivouaquer à la Croix Saint Jean.
15h15 : le 1er bataillon quitte Pont sur Meuse pour aller remplacer le 3ème btn et des éléments du 13è d’Infanterie pour les remplacements en première ligne. Le relevé s’effectue difficilement, les 1ères, 2ème et 4èmes compagnies ne connaissant qu’imparfaitement leurs nouveaux secteurs. Elle est toutefois terminée à 22 heures.

Encore une fois pas de grandes batailles. Se dire que Georges Isidore COTTAT, est peut-être mort tout « simplement  » à cause d’un problème d’organisation…

Le quatrième et dernier volet de ce généathème sur la guerre 14/18 portera sur les « Dezat » morts pour la France. Mais je pense que je vais poursuivre mes investigations l’an prochain et peut-être même les années suivantes.

Nouvelle imageNécropole nationale à Marbotte – Google street view 2013

Sources : SGA Mémoire des Hommes. Fiches Morts pour la France. Journaux des Marches et Opérations. Archives du Cher : actes de naissance.

Morts pour la France 14/18 : le 4ème RI à Signeulx [2]

Je poursuis ma série d’articles concernant les soldats morts pour la France de Sury-en-Vaux et Verdigny. Après avoir présenté ces hommes [1], nous allons cette semaine passer la frontière pour nous rendre en Belgique.

En lisant les fiches des soldats, j’ai remarqué que certains hommes étaient morts en Belgique. J’ai retrouvé trois fois le même lieu et la même date de décès : le 22 août 1914 à Signeulx. Ces hommes faisaient tous partie du 4ème Régiment d’Infanterie. Il n’en fallait pas moins pour que je cherche à en savoir plus sur les évènements qui ont eut lieu.

  • Les hommes concernés

Louis Marie BIZET est né le 2 novembre 1889 à Sury-en-Vaux de parents vignerons et domestiques. Il était soldat de 2ème classe et âgé de 25 ans le 22 août 1914.

Louis Georges THOMAS, également soldat de 2ème classe, est  né le 14 septembre 1893 à Sury-en-Vaux de parents vignerons : THOMAS Louis Étienne et FLEURIET Marie Euphrasie. Il a 20 ans lors des évènements à Signeulx.

Fernand LAPORTE est caporal tambour, né le 21 août 1889 à Verdigny de parents vignerons. Isidore LAPORTE est en effet vigneron à Chaudoux et marié à Léontine NEVEU. Il était le seul homme d’une fratrie de trois sœurs ou devrais-je dire trois « Marie » : Marie Louise Camille, Marie Marthe et Marie Léontine Germaine.

  • Ce qui s’est passé le 22 août 1914 à Signeulx

Avertissement : n’ayant pas pu accéder au journal des marches et opérations de ce régiment, je me suis basée sur des retranscriptions trouvées sur internet [2].

Ancien cimetière militaire français à Signeulx source


Le 4ème Régiment d’Infanterie (4 RI) tient garnison à Auxerre. Ils quittent cette ville le 5 août 1914. Le régiment débarque le 6 août à Sampigny et gagne Woinville où il reçoit l’ordre de s’installer défensivement face à Metz. Le 21 août, après avoir parcouru 40 kilomètres sous une forte chaleur, il gagne la frontière belge. En route, les hommes voient la ville de Longwy en flammes.

Le 22 août ils franchissent au petit matin la frontière belge à Signeulx. Les habitants de la localité les informent que les allemandes sont à 3 km. La 9èmedivision (4ème, 82ème, 113ème et 131èmeRI) doit attaquer sur le front Signeulx – Gorcy. Le 4ème RI a pour objectif Mussy-la-Ville. Le brouillard est intense, on y voit à peine à 50m. Les allemands sont retranchés et les accueillent par le feu. Il faut se replier. Le soir le régiment se regroupe à la ferme de Bouillon : les pertes se montent à 18 officiers et 1200 hommes au total, dont nos trois hommes.
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Le plan des combats est disponible ici.


La bataille des Frontières est la première phase de combats le long des frontières franco belge et franco allemande entre le 7 et le 23 août 1914. Le 22 août 1914 ce sont 22000 hommes qui perdent la vie. La seule solution est de battre en retraite  : c’est la Grande Retraite qui se termine par la bataille de la Marne début septembre [3].

[1] Morts pour la France 14/18 : Sury-en-Vaux et Verdigny

[2] Histoire du 4ème Régiment d’Infanterie – Guerre de 1914 – 1918, Historique sommaire du 4ème Régiment d’Infanterie pendant la guerre 1914-1918, http://1914-18.be/, forum de l’association 14-18.

[3] L’armée française de l’été 1914, Animation sur la bataille des frontières