T… Tutelles

T… Tutelles

Plusieurs des enfants de Jean BEAUNEZ furent concernés par une tutelle.

Les éléments en ma possession m’amènent tout d’abord au décès de Jeanne DUSSAULT le 24 septembre 1836. Il s’écoule plusieurs mois, et le 1er mars 1837 se tient un conseil de famille. Jean BEAUNEZ est tuteur légal de ses deux filles ; leur oncle Daniel DUSSAULT, meunier à Chalivoy, est désigné subrogé tuteur.

La tutelle de la plus âgée des deux sœurs (Marie Jeanne) prend rapidement fin, le 15 septembre 1837, avec l’émancipation légale lors de son mariage. Jeanne Louise attendra l’année 1848.

La liquidation de la succession de leur mère est d’ailleurs tardive, puisqu’elle survient le 27 mai 1849, dix ans après que leur père se soit remarié.

Cette liquidation permet de connaître les recettes pour chacune d’entre elles : 701,72 francs. Les dépenses apparaissent dans le compte de tutelle du 7 juin : 19,55 francs pour chacune des soeurs, dont une bonne partie vient des frais d’enregistrement.

Jean se trouve donc « reliquaire » pour chacune de ses « pupilles » de 682,17 francs. Sa fille aînée avait reçu une avance de 446 francs, il ne lui restera donc plus que 236,17 à percevoir.

L’histoire se répète malheureusement avec le décès de la troisième femme de Jean, Marie CANDRET le 7 décembre 1848. Le 26 décembre un conseil de famille se tient : Jean est de nouveau le tuteur légal, François DUSSAULT beau-frère de feue sa femme est subrogé tuteur de ses enfants. Nous retrouvons d’ailleurs François pour l’inventaire après décès qui se tient le 3 janvier.

La tutelle de Rosalie sera de courte durée, car elle épouse le 6 mars Louis LINARD.

Comme je l’ai déjà raconté, Jean sent sa fin proche et rédige son testament. Dans ses dernières volontés il souhaite que son gendre devienne tuteur de ses enfants les plus jeunes. Mais il n’est pas au courant…

Alors qu’a-t’il répondu ?

La réponse vient dans un acte du 8 mai 1864. Louis est décédé en mars, et la tutelle dont il était investi va changer de main…

Louis a visiblement accepté sa tâche, il fut tuteur de Louise et Théodore. Mais son décès change la donne… Un conseil de famille suit son décès le 17 avril, à la suite duquel Cyprien BEAUNEZ devient tuteur de son demi-frère et sa demi-sœur.

Étonnamment, les « recettes » des deux enfants ne sont pas les mêmes : 73,08 francs pour Louise, 290,74 francs pour Théodore. Alors qu’il n’y a pas de détail pour les dépenses de Louise (peut-être car elle est partie travailler ?) nous avons une liste très fournie pour Théodore :

  • Chez le marchand-épicier COURTILLAIS : 1,50 francs
  • Chez DESFLEURS, sabotier à Herry : 2,75 francs
  • Chez PAMAIS pour un chapeau : 2 francs
  • Chez DEBRET tailleur à Herry pour de nombreux vêtements : 14,50 francs
  • De nouveau un passage chez le sabotier DEFLEURS : 3,10 francs
  • Puis chez le tailleur DEBRET : 16 francs
  • Nouvelle paire de sabots : 4,50 francs
  • Un complément chez le tailleur pour : 4 francs.
  • En frais de nourriture jusqu’au 24 juin, date à laquelle Théodore changera de maison : 243,48 francs.

Le détail du calcul pour les frais de nourriture

Au final Théodore se retrouve donc débiteur de 1,29 francs. Mais comme Rosalie lui devait 25,05 francs suite à la succession, elle lui donnera 23,76 francs.

Inventaire après décès - Minutes de Jean-Baptiste COURSIER, notaire à Herry : 1837 ; E/23721.
Compte de tutelle - Minutes de Jean-Baptiste COURSIER, notaire à Herry janvier mai 1849.
Testament, compte de tutelle - Minutes de Louis COURSIER, notaire à Herry : avril-août 1859 ; E/23766.
Compte de tuteur à tuteur- Minutes de Paul DUMOULIN notaire à Herry : mars-mai 1864 ; E/23782.

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