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Les mines de la Brutz – Journées européennes du patrimoine 2026

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, nous avons visité les anciennes mines de la Brutz, situées à Teillay (Ille-et-Vilaine), à quelques mètres de la Loire-Atlantique. Aujourd’hui géré par une association, le site se trouve dans le bassin ferrifère breton-angevin.

Localisation des mines – Celles qui étaient dédiées à l’extraction de fer sont en rouge. Carte présente dans le musée.

Une mine exploitée de 1920 à 1950

S’il semble que dès l’époque gallo-romaine du fer ait été extrait dans la région, les recherches s’intensifient après la guerre franco-prussienne de 1870-1871. La France a perdu l’Alsace-Lorraine, et avec elle une part importante de ses ressources en minerai de fer : les compagnies minières se mettent donc en quête de nouveaux gisements.

La Compagnie générale des mines de fer de Bretagne engage ainsi des recherches autour de Teillay, Soulvache et Rougé. Des puits sont creusés dans les années 1910, mais cette phase d’exploration est interrompue par la Première Guerre mondiale.

Registre des sondages présenté au musée

L’exploitation démarre véritablement en 1920 et s’arrête au début des années 1950. Le minerai est de bonne qualité, mais l’absence de charbon à proximité oblige à le transporter loin, jusqu’aux fonderies. La rentabilité s’érode rapidement. Un incendie dans les installations de pompage, en 1951, précipite la fin de la mine, et les galeries souterraines sont rapidement envahies par l’eau.

Les installations de la mine

Le musée occupe aujourd’hui le bâtiment qui servait au tri magnétique du minerai. À l’étage, des panneaux expliquent l’histoire du site. Au sous-sol, une reconstitution de galeries donne une idée du travail des mineurs.

Un petit train nous a ensuite conduits jusqu’au carreau, où se trouvaient les installations : ateliers, centrale électrique, dispositif d’expédition du minerai. Plusieurs galeries partaient de là. Une quarantaine de kilomètres ont été creusés, jusqu’à 140 m de profondeur, mais la visite des galeries est interdite, à l’exception de l’entrée de la galerie Sainte-Barbe.

J’ai retrouvé quelques photos de la mine dans la presse, pour essayer de se représenter ce que pouvait être la vie des mineurs.

Et vous, avez-vous participé aux Journées européennes du patrimoine cette année ? Y avez-vous découvert des lieux liés à l’histoire de vos ancêtres ?


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Un commentaire

  • Paul

    Je connaissais l’existence de ces mines de fer bretonnes, surtout celle de Rougé, mais ignorais la raison de leur mise en exploitation. Merci pour ces explications très claires!

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