C comme … charbonnier comme son père

C comme … charbonnier comme son père

Retour dans le Sancerrois, cette-fois à l’Ouest, en direction de la Loire. Je vous propose de pénétrer dans le cœur dans la forêt…

Lorsque Pierre Francisque CHAMPION nait au petit jour du 20 mai 1878 à la Bascule, les seuls hommes à la maison sont Auguste et Gustave, âgés de 11 et 7 ans.

Son père, Auguste, n’est pas là comme l’atteste son acte de naissance. Certainement retenu par son métier de charbonnier.  Pour mettre au monde son septième enfant, Marie Louise PALISSON est assistée de Françoise GOGOT, une femme expérimentée de 65 ans. On est venu chercher Françoise aux Chailloux à un kilomètre de là, et elle a rejoins la maison à l’orée de la forêt.

En plus d’Auguste et Gustave, Aline âgée de 9 ans et Alexandrine, 3 ans, se penchent au-dessus du nouveau-né. Il ne découvrira pas ses deux grandes sœurs tout de suite : Marie Alexandrine, 18 ans, et Marie Louise, 16 ans ne vivent  déjà plus à la maison.

Son enfance est marquée par les allées et venues de son père, tantôt à la maison, l’été dans une cabane en forêt. Peut-être voit-il la fumée de loin, s’élever de la forêt ?

Pierre a un peu plus de deux ans, lorsque Françoise GOGOT vient de nouveau à la maison.  Son père est encore absent, et un nouveau petit frère, Louis fait son arrivée au mois de juillet.

Loge charbonierAlors qu’il n’a pas encore quatre ans, Marie Louise leur rend visite et le ton monte. Il faut imaginer Auguste, les mains noircies par son dur labeur se mettre à gronder. Au cœur de l’hiver, Marie Louise elle met au monde un petit Paulin Auguste, alors même qu’elle n’est pas mariée. Cette dernière ira tenter sa chance à Paris et laissera le petit Paulin avec ses parents. Il deviendra le petit dernier de la fratrie.

Qu’est-ce qui a poussé Pierre Francisque à devenir charbonnier ? Son grand frère Auguste est parti à Bannay devenir journalier, Gustave devient jardinier, le petit Louis exercera la profession de maçon. Pierre Francisque suivra les pas de son père jusque dans le cœur des forêts. Il en ressortira en 1899 pour son service militaire. Avant d’être mobilisé des années plus tard pour la première guerre mondiale, mais là c’est une autre histoire…

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12 réactions au sujet de « C comme … charbonnier comme son père »

  1. J’aime beaucoup la façon dont tu as raconté l’histoire de ton aïeul du Sancerrois. En plus, le métier de charbonnier me parle car j’ai des aïeux qui l’étaient dans la Meuse. Bravo 😉

  2. Tu m’a complètement emmené, tant qu’à la fin du billet, je me suis pensé « déjà ? Mais où est la suite ? ». Bon ben je vais attendre alors les aventures de Pierre Francisque… (Je ne connaissais pas ce deuxième prénom)

  3. Des « loges », il y en avait un peu partout dans la région, et probablement toute la France, si on se fie aux toponymes. Certaines d’entre elles, construites en maçonnerie et habitées de façon permanente, sont parvenues jusqu’à nous, et ont souvent été réhabilitées. Celles construites en matériaux périssables, parfois comme la vôtre immortalisées par des cartes postales, n’ont laissé que leur souvenir.

    Les charbonniers, qui louaient leurs bras dans les domaines à la belle saison, passaient pour des gens au contact « délicat »…

    1. Je n’avais jamais fait le rapprochement avec les noms de lieu-dit . J’imagine qu’ils ne devaient pas faire dans la dentelle en effet !

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