Matins malins : les nouveautés venues des Etats-Unis

Pour la seconde fois, la Revue Française de Généalogie proposait son rendez-vous des matins malins. Au menu :  les nouveautés venues des USA. Sophie Boudarel et Jacques Le Marois sont revenus pour nous sur leur expérience de l’édition 2014 de Rootstech, immense salon portant sur la généalogie, l’histoire familiale et les nouvelles technologies outre-Atlantique.

Voici quelques réflexions suite à cette matinée, qui fut une première pour moi.

Tout d’abord concernant deux thèmes qui ont fait l’objet de nombreuses interventions à Rootstech. Vous trouverez peut-être cela bizarre pour une biologiste, mais tout ce qui concerne l’utilisation de l’ADN en généalogie m’intéresse peu. Un objectif pourrait être de retrouver une parenté … personnellement une quête pour retrouver un père biologique à tout prix alors qu’il n’a pas élevé ses enfants me laisse un poil perplexe. Un autre point qui a fait débat est le storytelling, véritable phénomène de société aux Etats-Unis. Comme beaucoup de généalogistes dans la salle, je dis oui à la rédaction de l’histoire familiale, mais je suis beaucoup moins enthousiaste à l’idée de raconter minute par minute les moindres détails de ma vie

J’ai ensuite pu allonger un peu plus ma liste de choses à faire :

  • Remettre en service Picasa (que j’avais utilisé pour mes photos « contemporaines » puis abandonné) et utiliser la reconnaissance faciale pour les photographies anciennes. J’avoue ne pas avoir pensé du tout à cette application.
  • Me poser une nouvelle fois la question de mon inscription à Familisearch. Ayant la majorité de mes ancêtres en France (je dirai même plus, dans le Berry) je ne suis pas certaine que cela me permette d’avancer beaucoup en généalogie ascendante. L’outil Puzzila (représentation pour la généalogie descendante) qui a été présenté me tente vraiment bien.
  • Persévérer dans mon utilisation d’Evernote, je pense vraiment que je ne m’en sers pas de la meilleure manière.
  • Tenter une recherche dans les journaux anciens. Même si je pense avoir peu de chance de trouver quoi que ce soit sur mes paysans berrichons.

A l’issue des matins malins, une partie des blogueurs généalogistes s’est retrouvée pour un repas convivial. Nous avons pu évoquer l’avenir des cercles généalogiques, la sauvegarde des photos anciennes, les plate-formes de blog … et beaucoup de choses encore !

Voilà qui me permettra de répondre à ceux qui ne comprennent pas que l’on s’intéresse à la généalogie. A quoi bon s’intéresser aux mort ? Et bien à échanger avec d’autres passionnés bien vivants !

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8 réflexions au sujet de « Matins malins : les nouveautés venues des Etats-Unis »

  1. Concernant l’ADN, beaucoup y voit la possibilité de trouver de nouvelles pistes. Pour ma part, j’y vois surtout le risque de tout fermer. Que fera la personne qui s’apercevra qu’à la deuxième génération au dessus, son grand-père ne l’est pas. Il coupe une branche ?

    Mon AGP a été légitimé au mariage de sa mère avec son beau-père. Par choix, et par conviction, je monte l’arbre de celui dont je porte le nom. C’est peut-être aussi pour cela que je ne me sens pas intéressé aujourd’hui.

    Au passage, une étude récente tenterait à prouver que 10% des enfants ne seraient pas les enfants de leur père officiel. Est ce que ce type de recherche le confirmera au final ?

    Et pourtant, je suis un très grand fan des recherches sur l’ADN, qui au niveau médical permettront de soigner de nombreuses maladies. Mais pour la généalogie, pour le moment, je passe.

    1. En effet, la généalogie ne se limite pas à la génétique. Car ce qui forge une personnalité est bien plus l’environnement dans lequel la personne vit (et son histoire familiale) que son simple patrimoine génétique…

  2. Merci Elodie pour ce compte rendu.
    En ce qui concerne l’ADN, en généalogie il ne sert pas tant à savoir si « son père est bien son père », mais plutôt à faire la connexion avec des lointains « cousins » qui auraient eux aussi fait analyser le leur.
    Pour ma part, ce qui m’intéresserait serait de connaître l’origine très ancienne de mon ADN.
    Par exemple, on sait qu’après la fin de l’empire romain la Vénétie a été peuplée par les Longobards, des Germains venus de l’Elbe. J’aimerais pouvoir faire analyser l’ADN de mes cousins pour savoir s’il porte la trace de marqueurs « longobards », ou s’il vient plutôt par exemple des Vénètes venus d’Anatolie.

    1. Merci pour ce commentaire. Je me demande si on peut être si précis au niveau régional, c’est certain que dans ce cas cela permet de remonter beaucoup plus loin.
      Bon courage pour la suite de ton projet !

  3. Bonjour Elodie,
    Merci pour ce compte-rendu.
    Comme toi, je ne suis pas convaincu par le storytelling, sauf si on l’entend comme raconter l’histoire de ses aïeux.
    POur ce qui est de l’ADN, je ne vois pas trop l’intérêt non plus. Mes origines m’intéressent, mais plus les individus, pas les origines ethniques.

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