Jean Thomas LAUGERAT, élève de l’hospice de Bourges

Une fois n’est pas coutume, nous allons nous intéresser aujourd’hui à l’arbre de mon mari, et plus particulièrement à Jean Thomas LAUGERAT son sosa 48. Nous remontons ici la branche de son grand-père maternel, une lignée de maçons. Lignée qui s’arrête avec cet ancêtre…

Le vingt et un décembre 1822, à onze heures du soir en la commune d’Henrichemont, Marie LAUGERAT jeune domestique de vingt deux ans met au monde Jean Thomas. Elle vit alors chez ses parents et est assistée d’une jeune sage femme, Louise MOREAU. Comme cela est précisé sur l’acte de naissance, le père de Jean Thomas n’est pas connu.

La déclaration de naissance est faite par la sage-femme ; les témoins sont deux marchands d’Henrichemont, Jean et Pierre BORNAJON [1].

Vingt et un ans passent…

Nous retrouvons Jean Thomas LAUGERAT le vingt sept octobre 1844 à Henrichemont pour son mariage. Sa mère est présente et consent à l’union ; elle est alors pâtissière [2]. L’un des témoins, Silvain CHERRIER, est également pâtissier et n’est autre que le beau-père de l’intéressé, qui a épousé Marie LAUGERAT en 1828 [3].

Jean Thomas épouse Marie Joséphine GRANGER, fille d’une famille de tanneurs à Boisbelle, en cette même commune d’Henrichemont . Il ira d’ailleurs s’installer à Boisbelle, à proximité de ses beau-parents, où il exercera le métier de maçon, déjà mentionné lors de son mariage [4].

boisbelle

Un détail est particulièrement troublant dans l’acte de mariage : bien qu’il revienne dans sa ville natale, Jean Thomas est élève de l’hospice de Bourges… Statut plutôt réservé aux enfants abandonnés. Le mariage se fait d’ailleurs avec le consentement d’un tuteur « des enfants trouvés et abandonnés » et revêtu du sceau de la commission administrative des hospices de Bourges et signé Mayel-Genetry [2].

Que s’est-il donc passé durant ces vingt et un ans ? Marie LAUGERAT était-elle trop pauvre pour élever son enfant ? Jean a-t-il appris le métier de maçon avec son tuteur ? Avait-il des contacts avec sa famille ? Et question annexe : où se situait l’hospice de Bourges ?

Voici qui augure des recherches passionnantes !

[1] - Actes de naissance d'Henrichemont - 3E 1996 ; [2] - Actes de mariage d'Henrichemont - 3E 2274 ; [3] - Actes de mariage d'Henrichemont - 3E 2000 ; [4] - Recensement d'Henrichemont - 27J 0082 p28

3 réflexions au sujet de « Jean Thomas LAUGERAT, élève de l’hospice de Bourges »

  1. Tout comme probablement personne ne saura pourquoi Jean Boyer, né en 1863 dans le Cantal, et fils de cultivateurs-propriétaires, marié au pays en 1885, est retrouvé « chiffonnier » à Sancerre en 1887 lors de la déclaration en mairie de son premier enfant… Ayant échappé à la conscription, il n’a pu y être attiré par un « copain de régiment »…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>