G … Grandes fonctions, la suite

G … Grandes fonctions, la suite

Lire le début de l’histoire ici.

Je me souviens bien avoir trouvé trace de ces ancêtres notaires et procureurs. Difficile de savoir s’ils étaient vraiment des privilégiés !

Moi : il me semble me souvenir que Louis REVERDY et votre fille, Anne, avaient eu besoin d’une dispense de mariage.

André : En effet, ils ont le même arrière-arrière-grand-père, Laurent GUENEAU. Un ancêtre du côté de ma mère. Et regarde !

J’ouvre la dispense.

Moi : ils signent tous les deux, même Anne ! Et nous sommes en 1693 !

André acquiesce de la tête. Mais un élément, attire mon attention.

Moi : Par contre il est indiqué que la dispense est accordée car Louis et Anne sont de pauvres habitants de la paroisse de Sury-en-Vaux.

André : Ah ça, nous ne sommes pas noble pour autant !

Moi, changeant de sujet : Tout de même, ces dispenses sont bien utiles !

André : Il faut dire que dans nos villages, au quatrième degré tout le monde est cousin avec tout le monde !

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Louis, le beau-fils, prend la parole.

Louis : d’ailleurs on retrouve des dispenses concernant mes enfants. Regarde en 1720. Il s’agit du mariage de mon fils Louis avec Marguerite RIMBAULT.  Et lui aussi signe l’acte.

Moi, essayant de lire le document : je n’arrive pas bien à lire votre profession … Praticien ? Ne me dites pas que vous étiez médecin en plus !

Louis, en rigolant : non, cela signifie simplement que je suis notaire seigneurial, que j’ai des connaissances de droit, mais pas les diplômes. En 1726 on trouve également la dispense pour le mariage de ma fille, Françoise avec François REVERDY.

Je décide de ne rien dire car mes ancêtres sont susceptibles, mais quand même François REVERDY qui épouse Françoise REVERDY il y a de quoi sourire !

 

La suite demain.

3 réactions au sujet de « G … Grandes fonctions, la suite »

  1. J’aime beaucoup le ton de ce feuilleton (les dialogues !) et la mise en page bien sûr, mais ce n’est pas facile à suivre (comme c’est un feuilleton) au milieu des nombreux autres articles du challenge AZ. Du coup, je me le mets de côté pour le lire à la suite en juillet et ainsi mieux l’apprécier ! J’ai le même souci avec le challenge de Lolo Heureuse.

  2. J’ai aussi un ancêtre « praticien ». Il s’agit de Claude Buchet, à Feux (mort en 1609).

    Les mariages consanguins étaient monnaie courante, voire majoritaires, dans tous les milieux sociaux. Chez les uns parce qu’on restait au village; chez les autres pour ne pas trop morceler les biens familiaux.

    Fin 18ème et début 19ème siècles, cette pratique connut son apogée avec des mariages entre cousins germains dans la bourgeoisie et la petite noblesse locale; parfois sur plusieurs générations consécutives…

    Je salue votre imagination pour créer ces dialogues vivants!

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