Sur les traces d’Arthémise [Défi 3 mois]

Sur les traces d’Arthémise [Défi 3 mois]

Ce mois de mars va me permettre d’approfondir les recherches sur certains membres de la famille LEGER-PORCHER. Dans cet article nous partons à la recherche d’Arthémise, sœur de mon arrière-grand-père Justin LEGER, grâce aux fiches matricule…

Comme je l’ai indiqué dans l’un de mes précédents articles : impossible de trouver la trace d’Arthémise LEGER dans les recensements du Sancerrois, bien qu’elle y finisse ses jours en 1981.

  • Un tonnelier voyageur

C’est son mari Alphonse DEBIN, tonnelier, qui m’apporte la réponse grâce à sa fiche matricule : sur cette fiche sont en effet consignées ses adresses successives, m’apprenant que ce couple et leurs enfants ont souvent déménagé.

Ainsi en février 1908, juste après leur mariage, Arthémise et Alphonse traversent la Loire et s’installent à Cosne-sur-Loire, au 6 rue de Cours (je ne retrouve pas trace de cette rue dans l’actuelle ville de Cosne).

En septembre 1910, ils se rendent à Courgis, village situé dans l’actuel vignoble de Chablis. C’est là que je retrouve également leur trace dans les recensements : nous y apprenons qu’Alphonse est tonnelier chez un certain Mr FREMION. Alphonse et Arthémise ont alors deux enfants : Fernande, leur fille âgée de 3 ans, et André leur fils âgé de quelques mois. Tous les deux sont nés à Cosne-sur-Loire.

Ils déménageront ensuite en 1911 à Flogny la Chapelle chez Mr Petit, un marchand de vins,  puis en 1912 à Neuvy Sautour chez Mr Barthélémy. Ces deux localités se situent également dans l’Yonne.

Ils changent ensuite complètement de région pour arriver en 1913 à Châteaudun, dans l’Eure-et-Loir. Ils y restent au moins jusqu’en 1929. S’il n’y a pas actuellement de vignoble à cet endroit, il semble qu’autrefois la ville comptait quelques vignes.

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En violet : vignobles actuels

  • Alphonse DEBIN et la grande guerre

Maintenant que j’ai sa fiche matricule entre les mains, il serait bête de ne pas jeter un coup d’œil sur son parcours durant la guerre de 14-18.

Lorsque la guerre éclate, il est âgé de 30 ans. Et il fréquentera de nombreux hôpitaux ! Alors qu’il part le 15 août 1914 avec le reste du 69ème régiment d’infanterie, il sera classé dans le service auxiliaire dès le 17 novembre pour « entérite chronique / appendicite ». Il est évacué de St Aubin dans la Meuse en septembre 1915, puis fréquentera les hôpitaux de Commercy, Chambéry ou encore Nevers… ce qui ne l’empêche pas d’être envoyé en Indochine dans le 22ème régiment colonial d’infanterie ! Il débarque à Haïphong le 7 août 1917, mais de février à août 1918, il est indiqué qu’il souffre toujours d’appendicite … Il débarquera à Marseille en mai 1919 et sera définitivement démobilisé en juillet 1919.

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6 réactions au sujet de « Sur les traces d’Arthémise [Défi 3 mois] »

      1. La Loire ne coule pas en Eure-et-Loir. Il ne peut donc pas s’agir de l’Eure-et-LoirE. Et la bonne réponse est : Eure-et-Loir (entre l’Eure et le Loir).

        J’aime bien cette recherche qui tourne tout autour de mon domicile mais qui part aussi sur les territoires fréquentés par les ancêtres de mon épouse ‘Eure-et-Loir, Vendôme…)

  1. Il y a de très fortes chances pour qu’en 1908, la Rue de Cours ait été l’actuelle Rue Jean-Jaurès (ce dernier a été assassiné en 1914). La maison familiale Buchet y était, jusqu’en 1986, au n°15.

    Même si les recensements sont disponible pour la période concernée, ils n’indiquent que l’éventuelle présence de personnes concernées, mais en aucun cas leurs « migrations »! Un sacré boulot, donc…

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