Considérations généalogiques

  • Considérations généalogiques,  Généathème

    Préparer une visite aux archives et traiter les données

    La conjonction d’une récente visite dans des archives que je ne connaissais pas et le généathème « rendons-nous aux archives » m’a fait rédiger cet article, qui pourra je l’espère aider les généalogistes novices dans la préparation de leur visite aux archives… jusqu’à ce que les actes trouvés soient sauvegardés !

    Choisir le dépôt d’archives

    Le préalable à tout le reste est d’abord d’avoir choisi le lieu de ses recherches. Et ce choix est plus simple à faire lorsque l’on tient un journal de recherches comportant une colonne avec la liste des dépôts d’archive à consulter.

    Service d’archivesNombre de lignes dans mon journal
    Archives départementales du Cher202
    Archives départementales du Loiret6
    Archives départementales de Paris6
    Archives départementales de la Nièvre2
    Service Historique de la Défense1
    Dans mon cas, le choix est simple à faire !

    Préparer sa venue

    Renseignements sur le service d’archives

    Maintenant que le service d’archives est choisi, il va falloir se renseigner sur des détails très pratico-pratiques :

    • Dates et horaires d’ouverture (attention aux vacances !)
    • Horaires des levées
    • Adresse et accès : transports en commun, présence d’un parking, où manger le midi ? …
    • Nombre de documents communicables par journée ou demi-journée
    • Pièces demandées pour l’établissement de la carte de lecteur

    La liste des recherches

    Une fois ces détails pratiques validés, il va falloir sélectionner les recherches à faire ; c’est là où le nombre de documents communicables est important ! C’est à cette étape qu’avoir un journal de recherches sous forme informatique est utile : il suffit de choisir la colonne qui mentionne le dépôt d’archives, puis sélectionner les recherches qui sont encore à faire !

    Vous pouvez revoir ma vidéo sur le journal de recherches.

    Une étape intermédiaire, si vous ne le faites pas au fur et à mesure, est de préparer ses cotes et vérifier si les fonds ont été versés (pour les recherches chez les notaires par exemple). L’idéal est de disposer d’au moins quelques cotes que l’on commande en arrivant, ce qui laisse ensuite le temps de consulter les inventaires / catalogues durant les moments d’attente.

    Lorsque j’ai sélectionné mes actes à chercher, j’imprime généralement ma liste. Ce n’est pas obligatoire, mais cette étape sur papier est assez pratique le jour J.

    Vérifications la veille

    La veille du déplacement il peut être opportun de se faire confirmer que les archives sont bien ouvertes, sur le site ET les réseaux sociaux.

    Je vérifie ensuite la liste de ce qui est nécessaire d’apporter :

    • Un crayon de papier
    • Mon carnet et quelques feuilles volantes
    • Des pièces de monnaie pour le casier (2€ pour les archives du Cher par exemple)
    • Ma carte de lecteur et pièce d’identité
    • Mon ordinateur (chargé) et son chargeur
    • Mon téléphone – il me fait office d’appareil photo. Je fais en sorte qu’il soit chargé et j’emporte un câble qui me servira à transférer les photos et ou à charger. Si vous avez un appareil photo, pensez à la batterie et à faire de la place sur la carte SD !

    Il faut ensuite bien dormir pour avoir les idées claires 😉

    Jour J

    Le jour J est arrivé ! Au moment de partir un petit conseil : évitez de trop vous charger, car la place dans le casier n’est pas extensible.

    Lors d’une première visite, prenez en compte le temps qui sera nécessaire pour faire la carte de lecteur. Il faut remplir un dossier, que la personne rentre les informations dans leur base de données, et vous ne serez peut-être pas seul ! Je pense qu’il est sage de prendre en compte 15 à 30 minutes. Et même lorsque ce n’est pas une première visite, certaines archives demandent de revalider sa carte chaque année.

    Vous pouvez maintenant déposer vos affaires dans un casier (manteau, sacs…) et ne garder que le nécessaire : ordinateur, carnet, feuille avec les actes à chercher, crayon de papier, téléphone (et son câble), clé du casier.

    Il va maintenant falloir vous faire expliquer le fonctionnement de la salle : comment commander les documents ? Où les récupérer ? Où sont les catalogues d’inventaires ?

    Et ensuite, c’est parti pour la première commande ! C’est ici que se trouver l’intérêt d’avoir apporté la liste de côtes imprimée : il n’y a qu’à saisir et cocher au fur et à mesure au crayon de papier ce qui a été commandé.

    Et en attendant la première commande, d’aller chercher les dernières cotes manquantes et les noter sur ladite feuille.

    Les documents sont arrivés ! A vous de voir si l’un d’entre eux doit être lu avant les autres. Une fois le document choisi, la première chose à faire est de prendre en photo le fantôme, qui ensuite accompagnera les prises de vues.

    A cette étape j’ouvre mon carnet, je note la côte et ce que je trouve. Je fais une lecture en diagonale des documents, notamment pour voir s’il est fait mention d’un autre acte à chercher. Et c’est généralement là où cela peut se gâter en ajoutant des côtes supplémentaires.

    Et ainsi de suite jusqu’à la fin de la séance de recherches.

    Je ne vous ai pas parlé de l’ordinateur, dont l’utilisation est en fait assez limitée. Je l’utilise notamment lorsque je dépouille les liasses de notaire ou que je tourne les pages d’un registre de mutations après décès : il me permet de vérifier si une personne rencontrée dans ces documents fait bien partie de mon arbre. C’est comme cela que je récupère souvent des actes pour les collatéraux.

    A la maison

    La visite aux archives n’est pas tout à fait terminée, car tant que les photographies ne sont pas enregistrées, c’est comme si rien n’avait été fait !

    • Je fais une copie de toutes les vues sur mon disque dur
    • Je regroupe les prises de vue par dossier, qui est ensuite sauvegardé
    • Je mets à jour mon journal de recherche, le statut passe de « à rechercher » à « sauvegardé, à traiter »
    • Je mets également à jour mon logiciel de généalogie, en créant un événement dans lequel je précise également « à traiter »

    Vous pouvez revoir ma vidéo sur « sauvegarder sa généalogie ».

  • Considérations généalogiques

    Test d’Heredis 2024

    La sortie de la nouvelle version d’Heredis est un marronnier dans l’univers généalogique. Je vous propose mon le test de la nouvelle version de ce logiciel que j’utilise depuis maintenant 14 ans.

    Les versions antérieures

    Le temps passe vite, et la version d’Heredis installée sur mon ordinateur est la 2021. A l’époque j’avais craqué pour la roue ascendante qui apportait enfin un peu de modernité dans la représentation graphique des arbres. J’avais aussi bien apprécié la possibilité d’indiquer qu’un individu est « complet ».

    Pourquoi ne pas avoir acheté les suivantes ?

    Chaque mise à jour d’Heredis coûte 50€. J’attends donc d’avoir suffisamment de nouveautés pour justifier cet investissement. Dans la version 2022, la grosse évolution était la roue dynamique de descendance, qui à l’inverse de la roue ascendante est une représentation graphique qui ne me parle pas (beaucoup moins qu’un arbre en tous cas).

    J’avais un peu plus hésité l’an dernier pour la version 2023 qui apportait des améliorations sur la gestion des doublons, utile pour faire un peu de ménage dans ma base. Il y avait de nouveau une roue, la roue des régions et le journal de recherches. J’attendais beaucoup de cette amélioration, mais après avoir testé, cela ne correspondait pas à ma manière de gérer mes recherches et j’ai préféré garder mon tableur, qui est plus « personnalisable ». Et lorsque j’ai vu la quantité phénoménale d’actes qui étaient notés « à chercher » cela m’avait conforté dans mon choix.

    Alors, Heredis 2024 ?

    Dès le jour de la sortie, j’ai téléchargé la version test d’Heredis 2024 en me focalisant sur les nouveautés mises en avant.

    • La chronologie familiale

    Il est désormais possible de générer automatiquement une chronologie familiale, à la manière d’une frise chronologique. Le rendu est beau visuellement, mais j’étais complètement perdue dans l’affichage avec un grand nombre d’individus à l’écran. Il m’a fallu passer un petit moment dans les options pour ne garder que les individus qui m’intéressaient, et dans un ordre logique. Une fois cette étape franchie, l’affichage apporte des informations intéressantes et évite d’avoir à utiliser un autre outil pour un résultat équivalent (voire moins beau). Parfait donc pour illustrer un article de blog ou un livre généalogique … sauf que l’export ne propose que le format pdf et aucun format image…

    En un clic, une frise chronologique avec les principales dates de la vie d’une famille
    • Une p’tite roue, une p’tite roue, encore une p’tite roue

    Je ne l’avais pas vu venir : après la roue d’ascendance, la roue de descendance, voici la roue mixte ! La roue d’ascendance avait pesé lourd dans la balance lorsque j’avais fait mon choix de passer à Heredis 2021. Comme je l’ai indiqué précédemment j’aime moins illustrer la descendance sous forme de roue, je trouve cela moins intuitif. Donc la roue mixte ne m’emballe pas vraiment. Pour mes recherches il m’arrive d’avoir besoin d’une visualisation d’un arbre mixte ascendance / descendance, et je choisis plutôt une représentation par arbre, mais qui mériterait un coup de jeune. Par exemple dans le cas de Jean BEAUNEZ qui a eu trois épouses, l’arbre mixte n’inclue la descendance que pour une épouse (ou alors je n’ai pas su bien paramétrer l’arbre à l’époque). Ce qui n’est pas le cas dans la nouvelle roue, pour laquelle il y a bien tous les descendants.

    Roue mixte ascendance et descendance et Jean BEAUNEZ. Colorisation selon le département.
    L’arbre mixte de Jean BEAUNE – le mode d’illustration me va bien mais je souhaiterai une petite modernisation et la possibilité d’y inclure tous les descendants

    Ce qu’il me manque

    1. Pour illustrer mon blog ou un livre généalogique, il me manque une option pour exporter un arbre ou une illustration au format image, alors qu’il n’existe que le format pdf actuellement. C’est une fonction disponible sur Généatique pour les arbres.

    2. Une autre modification que j’attends depuis longtemps : les étiquettes. J’aimerais pouvoir ajouter dans la fiche d’un individu une étiquette qui me permettrait d’identifier du premier coup d’œil une information le concernant (exemple ci-dessous), voire de naviguer entre individus en cliquant sur l’étiquette.

    Il existe des étiquettes sur Filae, mais avec une liste pré-déterminée d’informations que l’on peut ajouter. Je souhaiterais vraiment la possibilité d’avoir une saisie libre.

    3. La résolution d’un bug qui m’embête de temps en temps, avec la zone d’affichage en bas à droite qui devient vierge. Particulièrement gênant lorsqu’il faut choisir un individus et que l’on ne peut pas voir s’il s’agit du bon…

    4. Un pack version du logiciel + appli. Je ne peux pas donner mon avis sur l’application, puisque même si je l’achète, elle ne sera pas compatible avec ma version 2021. Un utilisateur qui achète chaque année la nouvelle version du logiciel, doit également investir dans la nouvelle appli, un pack me semblerait judicieux.

    5. Une amélioration des arbres maintenant que le travail a été fait pour les roues.

    En conclusion

    Chaque version apporte des choses intéressantes c’est indéniable ; mais lorsque je fais le bilan de ce qui va me servir dans ma pratique de la généalogie, le compte n’y est pas. La version 2024 ne sera donc pas encore pour moi ; j’attends la 2025 avec impatience !

  • Considérations généalogiques,  Vu lu entendu

    Une belle édition 2023 du Salon de généalogie Paris XVème

    C’est avec plaisir que j’ai participé pour la seconde fois au salon généalogique qui se tient à la mairie du XVème arrondissement de Paris. Ma première participation était en mars 2020, soit quelques jours avant le confinement…

    Quatre très bonnes conférences

    Je n’avais pu suivre qu’une présentation en 2020, mais cette année en restant deux jours j’ai pu assister à quatre conférences, qui étaient (je vais le dire tout de suite) toutes très intéressantes.

    Un ancêtre blessé lors des guerres de 1870 et suivantes, comment retrouver son histoire ?

    Sandrine Heiser a présenté, à partir d’exemples concrets, les fonds que l’on peut consulter lorsque l’on souhaite retrouver la trace d’un blessé de guerre. Elle a bien entendu parlé du SAMHA que j’avais contacté pour mon arrière-arrière-grand-père Justin LEGER, blessé durant la première guerre mondiale ; mais d’autres ressources telles que les fonds des Invalides et les archives communales peuvent apporter des informations.

    Cela m’a fait réaliser que je n’ai toujours pas commencé à chercher si mes ancêtres (ou leurs frères) avaient participé à la guerre de 1870-71. J’ai pourtant lu plusieurs articles et suivi deux conférences en ligne de Jérôme Malhache à ce sujet (au moment où j’écris cet article elles sont encore disponibles ici et ).

    Créer un blog de généalogie

    Pour cette conférence, nous étions plusieurs blogueurs à venir soutenir notre copain Sébastien / Marques Ordinaires. qui m’avait d’ailleurs dédicacé le guide du même nom. Il y avait du monde dans la salle, de tous âges. Peut-être verrons-nous bientôt de nouveaux blogs de généalogie ? Sébastien a gentiment mis en ligne sa présentation pour celles et ceux qui n’ont pas pu venir.

    Irène Frain mène l’enquête sur sa famille et partage ses secrets d’écriture

    Ma première journée s’est terminée avec la conférence de la romancière Irène Frain. Un excellent moment, très déculpabilisant sur l’écriture, et qui m’a donné du peps. J’avais lu « Marie Curie prend un amant » de cette autrice, et j’avais beaucoup aimé le travail de recherches dans les archives et journaux qu’elle avait mené.

    Découvrir les archives hospitalières

    Laurence Abensur-Hazan a présenté les ressources des archives hospitalières, et surtout où les trouver ! Le hasard fait qu’elle a également parlé des archives des asiles alors que j’ai publié récemment un article à ce sujet. Concernant les hospitalisations, un ancêtre Jean BEUCHON avait fini ses jours à l’Hôtel-Dieu d’Orléans, et j’ai des recherches à faire sur Paris où un collatéral Camille Jean Félix LINARD était décédé à l’âge de 22 ans.

    Les stands et les rencontres

    De nombreux stands étaient également présents, tenus par des associations ou des sociétés privées. Je n’avais rien de particulier demander cette année, mais j’ai failli craquer pour l’achat d’un arbre au format papier à compléter. Ce sera sans doute une idée de cadeau.

    Mais les meilleurs moments étaient comme la fois précédente les rencontres entre généalogistes, à la fois la communauté des blogueurs et celles des streameurs ! Un grand merci à tous pour votre bonne humeur, à ma logeuse pour m’avoir évité une nuit d’hôtel et bien entendu à l’éditeur Archives et Culture pour l’organisation de cet événement. L’an prochain aura lieu la 10ème édition du salon, j’ai hâte d’avoir le programme !

  • Considérations généalogiques

    Bilan 2022 et envies 2023

    Le début de de janvier est une période propice aux bilans et bonnes résolutions. Je m’y prête de nouveau cette année en vous proposant ce bilan généalogique de l’année 2022 et mes envies pour 2023.

    Bilan de l’année 2022

    Sur le blog et les réseaux

    J’ai rédigé cette année treize articles sur le blog, soit un par mois en moyenne ce qui est pour moi un rythme satisfaisant. Vous trouverez en dessous ces articles et quelques infographies regroupés par branche de l’arbre de mes enfants.

    Je me suis rendue compte en avançant dans l’année que je n’avais pas suffisamment de matière pour certains anniversaires généalogiques, les sources se faisant plus parcellaires notamment au XVIIIe siècle et les périodes précédentes. J’ai donc pris le parti de ne publier que des infographies, qui sont partagées sur twitter et ma page Facebook.

    L’année 2022 est également celle où j’ai eu l’idée un peu folle de me lancer sur Twitch, où je parle généalogie généralement le mercredi soir. J’ai tout de même 40 streams à mon actif sur l’année !

    Et parce que je ne suis pas seulement ici, j’ai également donné de mon temps pour Geneatech, avec la participation au GénéaWeekEnd 2022 plus la publication chaque mois ou presque du Généathème, un événement souvent attendu par les blogueurs.

    Les recherches

    Ce fut une très bonne année, du côté des recherches ! J’ai pu me rendre par trois fois aux archives du Cher, et faire des recherches plus variées que les fois précédentes : archives hospitalières, dossiers de procédures judiciaires, élections… Je tiens aussi à remercier les amis et bénévoles qui ont fait des recherches pour moi à distance.

    Cette année 2023 a également été marquée par la mise en ligne de nombreux documents par les archives du Cher, ce qui m’a permis de nombreuses découvertes :

    • Listes cantonales de tirage au sort
    • Tables de successions et d’absence
    • Tables de l’enregistrement des contrats de mariage
    • Cartes du combattant

    Envies 2023

    Je n’ai pas de gros objectif pour l’année 2023. Je compte me laisser porter par mes recherches pour les anniversaires généalogiques ou les surprises qui ne manquent jamais d’arriver.

    Mon principal projet pour cette année sera d’améliorer le graphisme de mon blog, si j’arrive à comprendre comment tout cela fonctionne.

    Je vous souhaite à tous une excellente année 2023 !

  • Considérations généalogiques,  Mes ancêtres

    Où se situaient les terres de Germain MOREUX et Geneviève BERTRAND ? [tuto]

    L’histoire commence en décembre dernier, lorsque je me suis rendue aux archives du Cher pour retrouver le contrat de mariage d’Henri GILLET et Adèle DAMIEN, les sosas 38 et 39 de mon mari. Ce contrat de mariage fut passé en l’étude de Sury-en-Vaux, une commune d’où sont originaires bon nombre de mes ancêtres. Comme à chaque fois, j’ai regardé attentivement tous les autres actes présents dans la liasse « au cas où ». Et BINGO ! En avril 1870, je tombe sur la donation partage de Germain MOREUX et Geneviève BERTRAND à leurs enfants (mes sosas 76 et 77).

    L’occasion d’en savoir un peu plus sur les biens que possédait ce couple…

    Donation – partage – Minutes d’Etienne-Joseph SALLE, notaire à Sury-en-Vaux, avril-juin 1870 – AD18 – E/19801

    1. La transcription de l’acte

    La première étape fut de transcrire l’acte. J’utilise pour cela le logiciel Genscriber, qui me permet d’avoir sur le même espace de travail les images à la bonne taille et la zone de texte.

    Cela ma permis d’en savoir plus sur le contexte de la donation :

    • Germain MOREUX et Geneviève BERTRAND ont quatre enfants encore en vie, entre lesquels la donation va être faite.
    • Leur maison et les terres ont été réparties en quatre lots qui ont ensuite été tirés au sort.
    • La maison et une partie des terres restent en usufruit, et les enfants paieront chaque 25 décembre une rente de deux cent francs à leurs parents ; celle-ci sera ramenée à cent francs lorsque l’un des deux sera décédé.
    Le tirage au sort des lots

    Vient ensuite la description de la composition des lots : pour chaque item, une rapide description de ce dont il s’agit (terre, vigne, jardin….), la surface, la localisation… et les jouxtes ! Car même si nous sommes en 1870, le cadastre n’est toujours pas utilisé et la localisation des « immeubles » se fait toujours à l’ancienne en décrivant les limites au levant, au midi, au couchant et au nord.

    A la fin de l’acte, se trouvaient quelques précisions sur l’usage de deux parcelles .

    2. La liste des immeubles

    Lorsque j’ai commencé la transcription de la longue liste des immeubles, je me suis rapidement dit qu’il allait falloir organiser ces informations. Et pourquoi pas essayer de localiser les parcelles ? Après différents essais j’ai utilisé deux outils :

    • Draw.io pour illustrer de manière simple les jouxtes de chaque parcelle.
    • Word pour construire un tableau récapitulatif des informations dont je dispose.

    En première colonne un numéro que j’ai attribué, correspondant à l’ordre d’apparition dans la donation. C’est à cet endroit que j’ai choisi d’indiquer si le parcelle est concernée par l’usufruit en rajoutant un petit « u ».

    Le type de parcelle / de bâtiment. La localisation : lieu-dit et commune. La surface. Le ou les lots concernés. Une grande zone de description pour donner des éléments complémentaires, l’image qui provient de draw, ainsi que l’écriture des lieu-dits que j’ai du mal à situer.

    3. Le travail sur le cadastre

    J’ai ensuite consulté et téléchargé les images issues du cadastre pour retrouver les parcelles. En consultant tout d’abord les sections proches du lieu de vie de mes ancêtres, le hameau des Giraults.

    L’ultime étape est la localisation « visuelle » de ces lieux sur les cartes des sections. J’ai téléchargé les fonds de carte sur Canva, puis ajouté un cercle et le numéro indiqué dans le tableau avec un code couleur pour différencier habitation / jardin / pré / terre et vigne.

    Localisation des parcelles sur le cadastre – Section B1 des Giraults – Sury-en-Vaux – AD18 – 3P 2697/03

    Je n’ai malheureusement pas pu retrouver tous les lieu-dits, mais quand même vingt sur les vingt-sept que comptait la donation. Pour quelques-uns je peux imaginer dans quelle section ils se situent grâce à la mention précise d’un chemin.

    La finalisation

    Et Hérédis dans tout ça ? Mon logiciel de généalogie n’est pas vraiment conçu pour lister des parcelles et les suivre dans le temps ! Pour la donation en elle-même j’ai donc comme habituellement renseigné un évènement dans le logiciel et écrit un résumé des principales informations. Pour la localisation des parcelles, j’ai rajouté dans les médias le fichier pdf du tableau, ainsi que les images des sections du cadastre téléchargées à partir de Canva.

    Je vous ai parlé d’outils, mais ce dont j’ai eu le plus besoin pour faire ce travail… c’est de temps ! Je n’ai pas fait le calcul, mais j’y ai sans doute passé plus de 15 heures.

  • Considérations généalogiques

    Les archives départementales du Loir-et-Cher

    Après l’Inde-et-Loire, le tour de France des archives fait étape dans le Loir-et-Cher.

    http://www.culture41.fr/Archives-departementales

    Informations pratiques

    L’onglet « informations pratiques » porte bien son nom, puisqu’on y trouve tous les éléments pour préparer sa visite aux archives ainsi que les conditions de réutilisation et de reproduction.

    Il faut dire que si vous prévoyez une visite, il faudra faire bien attention car les archives sont réparties sur deux sites : Blois et Vineuil. La page « Nous contacter ou venir en salle de lecture » précise quelles archives sont disponibles sur chacun des sites, avec également les jours et horaires d’ouverture.

    Archives en ligne

    Les documents numérisés et disponibles en ligne sont nombreux sur le signe des archives départementales du 41.

    • Registres paroissiaux et d’état civil. Registres paroissiaux (1501-1791) et registres paroissiaux des temples protestants (1585-1792).
    • Recensements de population.
    • Archives militaires. Registres matricules et fichier alphabétique des anciens combattants des guerres 1914-1918 et 1870-1871.
    • Cadastre et remembrement. Cadastre parcellaire et plans de remembrements.
    • Iconographie. Estampes, cartes postales du XIX et XXème siècle.
    • Cartes et plans. Cartes et plans du XVIIe au XXe siècle (sous-série 1 Fi) et plans du domaine et du château de Menars (XVIIIe siècle).
    • Cahiers de doléances (recherche par paroisse ou nom de commune actuelle).
    • Archives de poilus. Documents personnels et familiaux, entrés aux archives notamment dans le cadre de l’opération nationale « La Grande Collecte ».
    • Annuaire du département. Collection d’annuaires du département (1806-1961).
    Un accès cartographique est également possible

    Il est possible de se créer un compte sur le site et de sauvegarder des références dans son « classeur ». Je ne l’ai pas vu de suite sur le site mais le site l’a proposé la première fois que j’ai tenté d’ajouter une source ; on put également se connecter depuis la visionneuse.

    La visionneuse

    On retrouve à gauche de la fenêtre le zoom et la rotation des pages, et en bas un menu déroulant avec les différentes vues. En bas à droite, différentes icônes avec la possibilité d’imprimer la vue. Je n’ai pas trouvé de téléchargement direct, ni la palette pour modifier l’image (contrastes, luminosité…). Il est possible de masquer cette zone de droite.

    Vous pouvez retrouver l’ensemble des contributions du tour de France des archives et ressource en ligne en cliquant sur ce lien.

  • Considérations généalogiques

    Les archives départementales d’Indre-et-Loire

    Pour sa sixième étape, le Tour de France des archives et ressources généalogiques arrive dans la région Centre. Commençons avec les archives départementales d’Indre-et-Loire.

    https://archives.touraine.fr/

    Nous arrivons sur la page d’accueil. On retrouve au milieu de la page un accès direct vers les instruments de recherche et l’indexation collaborative. Nous allons explorer le bandeau du haut.

    Archives pratiques

    • Présentation. Cette page est utile pour préparer une visite aux archives, avec les indications sur l’adresse et les horaires d’ouverture dans la section « Venir ». Une autre section d’intérêt pour les blogueurs, la page du règlement qui présente notamment les conditions de réutilisation des documents.
    • Services > Recherche par correspondance. Une section où les modalités de recherches à distances sont clairement expliquées ; la recherche est gratuite, c’est la reproduction des documents qui est payante. La prise de vue numérique (les photocopies ne sont possibles qu’en salle de lecture) est facturée 5€ les 10 vues en prise de vue standard, ou 25€ la vue en haute définition (tarifs en juin 2021).
    • Réservations. Une particularité des archives départementales d’Indre-et-Loire est de posséder deux sites : Tours et Chambray-les-Tours. Or, il n’y a qu’une salle de lecture située à Tours. Pour les archives conservées à Chambray, il faut donc faire une demande au moins deux jours auparavant afin de les consulter en salle à Tours. Les archives concernées et les modalités de réservation sont précisées sur cette page.

    Les recherches en ligne

    Il est possible de faire une recherche en cliquant sur « Chercher en ligne ». On arrive alors sur une page présentant différents formulaires de recherche ainsi que le cadre de classement (toujours utile pour préparer une visite).

    Pour les recherches généalogiques il est sans doute plus simple de cliquer sur « registres numérisés », et là attention une vraie mine d’or se trouve sur le site des archives départementales d’Indre-et-Loire !

    La visionneuse

    Avant de conclure, faisons un petit tour du côté de la visionneuse. Sur le côté gauche on retrouve les icônes pour imprimer ou télécharger le document. Cette visionneuse propose un menu déroulant avec les vues, ce que je trouve très pratique pour naviguer dans les registres !

    Au centre la zone d’affichage du document. Et enfin en bas à droite les icônes pour retravailler l’image : zoom, rotation, réglages…

    A noter qu’il est possible de se créer un compte sur le site, mais ce n’est pas obligatoire pour consulter les documents.

    Vous pouvez retrouver l’ensemble des contributions du tour de France des archives et ressource en ligne en cliquant sur ce lien.

  • Considérations généalogiques

    Salon de généalogie Paris XVème

    Ma dernière grande expédition pour me rendre à un événement généalogique datait de fin 2017 pour  Gene@2017. Ce vendredi 6 mars 2020, c’était au tour du salon de généalogie Paris  XVème, que j’ai visité pour la première fois.

    La matinée a commencé par un café des généablogueurs, proposé par les organisateurs du salon. L’occasion de retrouver des généalogistes que je connais de longue date, et d’autres que je ne connaissais que virtuellement.

    Très beau cadre pour le salon !

    Nous avons ensuite rejoint les visiteurs venus en nombre rencontrer les exposants ou assister à des conférences. J’ai commencé par un long tour des exposants. Je suis passée rapidement sur les stands d’interlocuteurs que je connais pour être déjà « cliente », comme Hérédis, Geeanet ou Filae. Je peux également citer les bénévoles du Fil d’Ariane ou du Cercle Généalogique du Haut Berry.

    J’ai discuté de mes recherches avec le cercle généalogique des cheminots à qui j’ai soumis le cas de l’oncle de Justin LEGER, Étienne PORCHER,  qui fut cantonnier et garde-barrière avec sa femme Eugénie BALLIN dans la Somme (le récit ici). Rien dans leur base de données, mais je suis repartie avec la marche à suivre pour contacter les archives de la SNCF.

    Le tour des stands fut également l’occasion d’acheter des livres pour les enfants (la BD est même dédicacée) et j’ai pu agrandir ma collection d’ouvrages d’Archives et culture.

    J’ai terminé ma journée avec la conférence « Rechercher ses ancêtres aux Pays-Bas » de Rob van Drie du CBG. Je ne suis pas concernée directement, mais mon beau-frère et mon neveu, oui. Cette conférence était parfaite pour avoir des éléments de base pour les recherches dans ce pays.

    A noter aussi qu’un annuaire incluant les associations y compris celles n’ayant pas pu venir nous a été remis, cela va beaucoup me servir !

  • Considérations généalogiques,  Mes recherches

    Écrire la vie de ses ancêtres : je me suis lancée !

    Écrire l’histoire de sa famille, voilà une idée qui trotte dans la tête de bon nombre de généalogistes. Un bon indice : le livre d’Hélène Soula « Ecrire l’histoire de sa famille » était en rupture de stock en juin 2019 !

    J’y avais déjà songé, et au bout de quelques tentatives j’avais rendu les armes, non pas faute de contenu, mais je n’arrivais pas à trouver un plan qui ne perde pas le lecteur, au risque de n’avoir qu’un catalogue d’ancêtres.

    A l’occasion de l’anniversaire de ma maman (qui passait une dizaine), je me suis dis que j’aurai pu lui offrir un recueil des articles de mon blog concernant ses ancêtres. Et puis quitte à faire un recueil, autant écrire un petit quelque chose sur les autres … et de fil en aiguille d’écrire un livre sur cette branche. Et comme dès le début je n’ai pas souhaité l’exhaustivité, cela m’a enlevé un énorme poids des épaules.

    Si cela peut aider certains d’entre vous, voici les étapes de mon écriture :

    Pour le plan du livre, je suis partie sur ce qui n’est pas du tout recommandé, à savoir une liste exhaustive des ancêtres sur plusieurs générations. Mais c’est ce qui s’est imposé à moi, et sur quatre générations je trouve que ça reste assez compréhensible. A la fin de la troisième étapes, rien qu’avec les copier-coller des articles du blog, j’arrivais déjà une soixantaine de pages. Cela m’avait pris une demi-journée environ, mais la mise en page était plus qu’anarchique. J’ai donc repris la rédaction pour chacun des ancêtres (ou par couple plus précisément, j’ai trouvé ça plus simple à écrire), en homogénéisant les informations que j’avais à disposition. Mais pour certains, il a fallu tout rédiger !

    En plus de mes ascendants directs, d’autres articles ont porté sur les collatéraux, les métiers, des repères historiques… avec une icône spécifique pour montrer qu’il s’agit d’une partie à part.

    Pour les illustrations, j’ai inséré des extraits d’actes, photographies, cartes postales, cartes, arbres, etc…

    Au final je suis arrivée à un livre de 126 pages. Pour vous donner une idée du coût, pour ce livre format A5, avec certaines pages en couleur, papier assez épais (satin 90g) j’ai dépensé 73,90 € (dont 9€ de frais de port) pour  10 exemplaires.