Triple mariage à Verdigny

A la fin du mois de janvier, nous sommes quelques généalogistes à avoir participé au défi « annotation collaborative » sur le site des archives du Cher. C’est à cette occasion que j’ai rencontré dans les registres paroissiaux de Verdigny un curieux triple mariage…

Deux frères et sœurs qui se marient le même jour, j’en avais déjà vu. Mais dans ce cas présent, j’ai eu besoin de dessiner un arbre et faire quelques recherches complémentaires pour bien tout comprendre !

En ce jour du 28 janvier 1783, le curé de Verdigny a marié :

  • Estienne COTTAT et Madelaine FOREST
  • Louis FOREST et Cécile COTTAT
  • Louis COTTAT et Marie NEVEU

En regardant de plus près les actes, Estienne, Cécile et Louis COTTAT sont belle et bien frères et sœur. Madelaine et Louis FOREST sont également frère et sœur. J’était un peu déçue de ne pas être en face d’un « vrai » triple mariage qui aurait concerné deux fratries.

Mais la femme de Louis COTTAT, Marie, est la fille de Henry NEVEU et Jeanne … FOREST. Tient ? Je ne met pas très longtemps à confirmer que Marie NEVEU est en fait la cousine germaine de Louis et Madelaine FOREST.

Tentons de reconstituer ce qui a pu se passer… Un beau jour Jean FOREST et sa sœur Jeanne, tous deux veufs, ont décidé avec Jeanne VATAN (elle-même veuve) de marier leurs enfants.

Il faut dire que côté mariages multiples, on s’y connait dans la famille ! Car le 19 février 1743, soit 40 ans auparavant, Jean FOREST avait épousé Marie NEVEU le jour même où sa sœur Jeanne FOREST épousait Henry NEVEU (lui-même le frère de Marie).

Pour les trois mariages de 1783, les couples ont d’ailleurs demandé une dispense de consanguinité pour un empêchement au 4ème degré (plus d’informations sur les dispenses ici). Ces dispenses me permettront d’ailleurs d’en savoir un peu plus sur l’âge des époux, ainsi que leurs professions (à ce niveau pas de surprise, tous les hommes sont vignerons…).

Et c’est seulement après avoir rédigé cet article que je me suis rendue compte que Pierre FOREST, témoin de ces 3 mariages et frère de Madelaine et Louis est l’un de mes ancêtres !!!

Cet article est ma participation au généathème de février 2017 : la généalogie, côté insolite.

Archives du Cher - Registres paroissiaux de Verdigny 1751-1792 - 3E1106
Dispenses de consanguinité - 2G164

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Louis Isidore ROY, non mort pour la France

Voici un article à la saveur particulière. En faisant récemment des recherches sur les frères de Marie Célestine ROY, mon arrière-arrière-grand-mère, j’ai étudié le parcours de Louis Isidore l’un d’entre eux, durant la première guerre mondiale. Une poignée de jours plus tard, une tante passionnée d’histoire me demande si je connais les circonstances de sa mort.

Louis Isidore ROY est né le 29 novembre 1873 à Verdigny (18), de Jean Louis ROY, vigneron et laboureur et Rosalie BLONDEAU. Ses parents sont âgés respectivement de quarante-deux et trente-huit ans. Deux vignerons sont témoins, et tout comme Jean Louis ROY qui est venu déclarer la naissance de son fils, ils ne savent signer [1]. Dans la maison de Chaudenay, en plus des parents, vivent déjà cinq enfants : Marie, Hortense, Célestin, Clémence et Eugène. En 1872 vivait également Pierre VATTAN, âgé de vingt-deux ans, un domestique que l’on ne rencontre plus par la suite.

En 1891, Louis vit toujours à Chaudenay avec ses parents, Clémence, Eugène, Marie née quelques temps après Louis, ainsi que la petite Marie COTTAT sa nièce. Célestin ROY et sa femme Marie RIFFAULT vivent également avec eux [2].

Vient l’heure du service militaire. Louis Isidore rejoint le 29ème régiment d’infanterie en novembre 1894. Il passe soldat de 1ère classe en juin 1896 puis est envoyé en disponibilité en septembre 1897. Le certificat de bonne conduite lui est accordé. Ce passage dans l’armée nous en apprend un peu plus sur son physique : cheveux et sourcils noirs, yeux châtains, front couvert, gros nez, bouche moyenne, menton rond et visage ovale. Il mesure 1,56 m. Nous apprenons qu’il sait lire, écrire et compter [3].

Louis Isidore épouse Marie Joséphine Hortense REVERDY du village voisin de Sury-en-Vaux le 31 juillet 1905. Ils emménagent ensemble à Chaudenay, mais dans une maison séparée des parents. En 1911, pas de trace d’un enfant dans le recensement. Ma tante m’a confirmé que ce couple n’en aura pas [1,2].

ChaudenayCarte Cassini du secteur de Verdigny / Sury-en-Vaux – Source Géoportail

Comme de nombreux hommes, Louis Isidore est rappelé à l’activité le 1er août 1914. Il est alors âgé de 40 ans. Il passera dans de nombreux régiments : 61ème RIT, 64ème RIT, 69ème RI puis le 100ème RIT. Nous apprenons qu’il est décédé antérieurement au 28 octobre 1916 au Camp des Maréchals près de Tracy le Mont (60). Dans la fiche matricule, bien qu’il soit indiqué « Mort la France » … Il fit partie de la liste des « Non Morts pour la France ».

C’est la fiche du Ministère de la défense portant la mention « Non Mort pour la France » qui apportera la réponse. En plus des informations déjà mentionnées dans la fiche matricule, il est précisé que Louis Isidore est décédé le 11 octobre 1916 à Tracy le Mont au camp des Maréchaux [4].

Suicide

Difficile d’imaginer ce que ces hommes ont vécu.

archives_L870751RFiche « Non Mort pour la France ». Mémoire des hommes. Ministère de la défense.

[1]. Acte de naissance de Louis Isidore ROY. Naissance, mariage, décès Verdigny 1873-1882. 3E 4788. Archives du Cher.
[2]. Recensements de Verdigny, archives du Cher. Recensement de 1872, 6M 0079. Recensement de 1876, 6M 0096. Recensement de 1891, 6M 0124. recensement de 1901, 6M 0153. Recensement de 1906, 6M 0183. Recensement de 1911, 6M 0214. 
[3]. Fiche matricule n° 274. Bureau de Cosne, classe 1893. 1 R 219. Archives de la Nièvre. 
[4]. Fiche "Non Mort pour la France". Mémoire des hommes. Ministère de la défense.

O comme … origine de Jean-Louis ROY

Je n’ai pas à proprement parlé d’épine généalogique dans mon arbre, mais je suis parfois bloquée pour de simples raisons d’archives non mises en ligne ou de manque de temps.

C’est le cas pour remonter l’ascendance de Jean-Louis ROY. Je sais qu’il s’est marié le 14 février 1830 à Verdigny avec Marie VATAN (le jour était prédestiné !).  On y apprends qu’il est né à Santranges,  que son père Jean-Louis ROY a vécu à Châtillon sur Loire (il y est décédé en 1815) et que sa mère Marie MOUTON est décédée à Sury-en-Vaux, village voisin.

Pas d’informations sur sa naissance dans l’acte de mariage, mais l’officier d’Etat Civil cite un acte de notoriété du tribunal de première instance de Sancerre.

Son acte de décès ne m’en apprends pas beaucoup plus. Comme cet acte est rédigé en l’absence manifeste de membres de la famille, Jean-Louis et dit être né à Sury-en-Vaux et ses parents auraient vécu tous les deux dans cette commune, ce qui est en contradiction avec les premiers éléments.

Voici les recherches faites pour tenter de retrouver la naissance de Jean-Louis, et pourquoi pas remonter son ascendance ?

  • J’ai eut beau chercher à Sury-en-Vaux et Verdigny : pas de trace du mariage de ses parents.
  • Sur le site des archives, les premiers registres disponibles de Santranges datent de 1793 ; d’après les calculs Jean Louis serait plutôt né vers 1788. Pas de trace de lui, donc.
  • Nouvelle étape : Châtillon sur Loire pour trouver l’acte de décès de Jean Louis ROY, père de Jean Louis. Il faut franchir la frontière qui séparer le Cher du Loiret. Malheureusement l’Etat Civil en ligne ne commence qu’à partir de 1833.

Comme je vous le disais, je ne suis donc pas pour le moment devant une épine mais tout simplement devant mes difficultés à vivre loin de mes origines !

Nouvelle solution : étudier les arbres en ligne. Peu d’internautes ont ce couple en commun, et un grande nombre de remonte pas beaucoup plus loin que moi. Un généanaute propose bien des dates … mais qui ne collent pas avec les informations précédentes !

Une dernière piste : le mariage de Jean Louis ROY (père) avec Marie MOUTON avait en fait eut lieu à Assigny en 1787. Ce qui explique pourquoi je ne l’ai pas trouvé à Sury-en-Vaux. Et cette fois les registres sont en ligne.

J’y apprends que Jean-Louis ROY était bien tisserand à Santranges – il est veuf de Anne BERTRAND qui a vécu dans cette même commune, mais ses parents ne sont pas cités. Sa femme, Marie MOUTON, est domestique à Assigny. La célébration est faite avec l’accord du curé de Santranges et en présence du frère de l’époux. ; une coquille d’ailleurs sur généanet, où un généalogiste indique que Jean était son père.

J’ai donc quelques pistes, des questions (mais pourquoi son père est-il allé à Châtillon sur Loire ?) et besoin de retourner dans le Berry pour avancer !

JL Roy

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Morts pour la France 14/18 : le bois d’Ailly [3]

Après vous avoir présenté les morts pour la France 14/18 de Sury-en-Vaux et Verdigny, nous avons voyagé en Belgique en août 1914. Cette fois-ci nous partons pour les tranchées situées dans la Meuse, plus précisément au niveau du bois d’Ailly.

  • Les hommes

Cette fois-ci, nos hommes ne faisaient pas partie du même régiment mais ont tous trouvé la mort en avril 1915 au bois d’Ailly.

Louis, Camille ROBERT est né le 16/05/1893 à Sury-en-Vaux (au lieu-dit de la Vallée) de parents tisserand et couturière. Il était soldat de 2ème classe au 29ème RI lors de son décès le 24/4/1915 au bois d’Ailly.
Georges Isidore COTTAT est né le 14/3/1894 à Verdigny, de parents vignerons à Chaudoux. Il était également soldat de 2ème classe au 27ème RI lors de son décès le 14/4/1915 au bois d’Ailly (commune de Marbottes).

Le troisième homme, est Charles LEGER, 2ème classe au 56ème RI. Il meurt le 7 avril 1915 au bois d’Ailly. En recherchant quelques informations sur cet homme, comme pour les précédents, je fais une découverte : Charles LEGER est en fait le frère de mon arrière-arrière grand père Émile Justin LEGER. Je garde donc son histoire pour une prochaine fois.

  • La zone du Bois d’Ailly

La zone du bois d’Ailly se situe dans la Meuse, entre les communes de Saint Mihiel et de Marbotte.


Agrandir le plan

A Marbotte se trouve d’ailleurs actuellement une nécropole nationale.

  • Journal du 29ème RI, le 24 avril

8h : ordre est donné de faire partir le 1er bataillon à la Croix Saint Jean. Un bataillon du 100ème le remplace. Pendant la matinée, une Compagnie du 100ème, aidée par les grenadiers du 2ème bataillon s’installe à la droite de celui-ci dans la tranchée prise sur une longueur de 150 mètres.
A 10h, la 12ème compagnie quitte le point 5 et va rejoindre son bataillon à Pont sur Meuse.
A 21h, ordre est donnée de faire partir le lendemain à 6h15 le 1et bataillon et du 8ème.

18 tués, 10 blessés, 20 disparus. Louis, Camille ROBERT en faisait partie.

Une journée où l’on ne parle pas de grands combats, une journée presque « ordinaire dans les tranchées.

  • Journal du 27ème RI, le 14 avril

Le régiment occupe les mêmes emplacements que la veille.
5h : les 5 et 6èmes compagnies relèvent en 2ème ligne les 7èmes et 8èmes compagnies qui viennent bivouaquer à la Croix Saint Jean.
15h15 : le 1er bataillon quitte Pont sur Meuse pour aller remplacer le 3ème btn et des éléments du 13è d’Infanterie pour les remplacements en première ligne. Le relevé s’effectue difficilement, les 1ères, 2ème et 4èmes compagnies ne connaissant qu’imparfaitement leurs nouveaux secteurs. Elle est toutefois terminée à 22 heures.

Encore une fois pas de grandes batailles. Se dire que Georges Isidore COTTAT, est peut-être mort tout « simplement  » à cause d’un problème d’organisation…

Le quatrième et dernier volet de ce généathème sur la guerre 14/18 portera sur les « Dezat » morts pour la France. Mais je pense que je vais poursuivre mes investigations l’an prochain et peut-être même les années suivantes.

Nouvelle imageNécropole nationale à Marbotte – Google street view 2013

Sources : SGA Mémoire des Hommes. Fiches Morts pour la France. Journaux des Marches et Opérations. Archives du Cher : actes de naissance.

Morts pour la France 14/18 : le 4ème RI à Signeulx [2]

Je poursuis ma série d’articles concernant les soldats morts pour la France de Sury-en-Vaux et Verdigny. Après avoir présenté ces hommes [1], nous allons cette semaine passer la frontière pour nous rendre en Belgique.

En lisant les fiches des soldats, j’ai remarqué que certains hommes étaient morts en Belgique. J’ai retrouvé trois fois le même lieu et la même date de décès : le 22 août 1914 à Signeulx. Ces hommes faisaient tous partie du 4ème Régiment d’Infanterie. Il n’en fallait pas moins pour que je cherche à en savoir plus sur les évènements qui ont eut lieu.

  • Les hommes concernés

Louis Marie BIZET est né le 2 novembre 1889 à Sury-en-Vaux de parents vignerons et domestiques. Il était soldat de 2ème classe et âgé de 25 ans le 22 août 1914.

Louis Georges THOMAS, également soldat de 2ème classe, est  né le 14 septembre 1893 à Sury-en-Vaux de parents vignerons : THOMAS Louis Étienne et FLEURIET Marie Euphrasie. Il a 20 ans lors des évènements à Signeulx.

Fernand LAPORTE est caporal tambour, né le 21 août 1889 à Verdigny de parents vignerons. Isidore LAPORTE est en effet vigneron à Chaudoux et marié à Léontine NEVEU. Il était le seul homme d’une fratrie de trois sœurs ou devrais-je dire trois « Marie » : Marie Louise Camille, Marie Marthe et Marie Léontine Germaine.

  • Ce qui s’est passé le 22 août 1914 à Signeulx

Avertissement : n’ayant pas pu accéder au journal des marches et opérations de ce régiment, je me suis basée sur des retranscriptions trouvées sur internet [2].

Ancien cimetière militaire français à Signeulx source


Le 4ème Régiment d’Infanterie (4 RI) tient garnison à Auxerre. Ils quittent cette ville le 5 août 1914. Le régiment débarque le 6 août à Sampigny et gagne Woinville où il reçoit l’ordre de s’installer défensivement face à Metz. Le 21 août, après avoir parcouru 40 kilomètres sous une forte chaleur, il gagne la frontière belge. En route, les hommes voient la ville de Longwy en flammes.

Le 22 août ils franchissent au petit matin la frontière belge à Signeulx. Les habitants de la localité les informent que les allemandes sont à 3 km. La 9èmedivision (4ème, 82ème, 113ème et 131èmeRI) doit attaquer sur le front Signeulx – Gorcy. Le 4ème RI a pour objectif Mussy-la-Ville. Le brouillard est intense, on y voit à peine à 50m. Les allemands sont retranchés et les accueillent par le feu. Il faut se replier. Le soir le régiment se regroupe à la ferme de Bouillon : les pertes se montent à 18 officiers et 1200 hommes au total, dont nos trois hommes.
signeulx copie
Le plan des combats est disponible ici.


La bataille des Frontières est la première phase de combats le long des frontières franco belge et franco allemande entre le 7 et le 23 août 1914. Le 22 août 1914 ce sont 22000 hommes qui perdent la vie. La seule solution est de battre en retraite  : c’est la Grande Retraite qui se termine par la bataille de la Marne début septembre [3].

[1] Morts pour la France 14/18 : Sury-en-Vaux et Verdigny

[2] Histoire du 4ème Régiment d’Infanterie – Guerre de 1914 – 1918, Historique sommaire du 4ème Régiment d’Infanterie pendant la guerre 1914-1918, http://1914-18.be/, forum de l’association 14-18.

[3] L’armée française de l’été 1914, Animation sur la bataille des frontières

Morts pour la France 14/18 : Sury-en-Vaux et Verdigny [1]

Pour ce mois de novembre, j’aurai pu partager les photos de mes aïeux ayant participé à la Première Guerre Mondiale (j’en connais au moins trois), sauf que je n’aurai publié que des photos et rien eut d’autre à raconter. Je n’ai en effet en ma possession qu’un seul livret militaire : il faut tout de même que je me garde de quoi travailler pour les années à venir !
 
Pour le thème de ce mois, je vais donc vous axer mes prochains articles sur les soldats morts pour la France de Sury-en-Vaux et Verdigny : je suis originaire de ces villages, ceci explique cela. Pour ce premier article, je vais vous présenter ces hommes ; pour les prochains billets je détaillera la vie de certains d’entre eux.

 

Les informations dont je dispose

J’ai recueilli les noms des soldats morts pour la France sur les monuments aux morts des deux villages. Un site répertorie (entre autre) les monuments aux morts du Cher : Monuments du Cher 1914-1918.
Je suis ensuite allée sur le site du ministère de la défense SGA / Mémoire des hommes pour accéder aux fiches de ces soldats.

 

De jeunes hommes …

L’âge au décès de ces soldats s’échelonne de dix neuf à trente sept ans. C’est ce qui m’a inspiré ce titre de génération sacrifiée !

Pierre Gabriel BARON est né le le 31 octobre 1898 à Sury-en-Vaux et mort le 2 octobre 1918 à Orfeuil dans les Ardennes. Il faisait partie du 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied.

 Louis REZZARD est né le 6 mars 1877 à Sury-en-Vaux et est décédé à l’hôpital mixte de Cormery, de suites de blessures de guerre le 27 novembre 1914.

Leurs affectations

Pour le recrutement, les hommes de Sury-en-Vaux et Verdigny devaient passer la Loire et ainsi changer de département et de région ! Le recrutement avait lieu à Cosne-sur-Loire (Nièvre).
Sur nos cinquante-sept hommes :

Quarante deux faisaient partie de Régiments d’Infanterie
Quatre de Régiments d’Artillerie
Deux de Régiments d’Artillerie Lourde
Trois dans un bataillon de chasseurs à pied
Un dans un Régiment de Cuirassiers
Deux chez les Zouaves
Un dans un bataillon mixte Zouaves et Tirailleurs
Enfin, l’un d’entre eux était infirmier militaire

Caserne Binot à Cosne-sur-Loire, 85ème RI de ligne, année 1915 source

 

Au niveau des grades, la quasi majorité d’entre eux étaient des soldats de deuxième classe.  Mais figuraient  aussi deux canonniers, un brigadier, un caporal, un caporal tambour, un lieutenant, un maréchal des logis ainsi qu’un sergent.

Les causes de décès

Les soldats ont été le plus souvent tué à l’ennemi ou de leurs blessures. Il est précisé que Henri Gaston JOSSERAND a été tué à l’ennemi par éclats d’obus à Rouvel, dans la Somme.
Deux hommes sont également morts en captitivité. Henri Justin GODON est décédé d’une pneumonie  au camp Klein Wittenberg en Allemagne.
D’autres sont morts de maladie à l’hopital ou en ambulance, le plus souvent de maladies respiratoires : tuberculose, pneumonies.

La carte des lieux de décès

Et enfin, voici la cartographie des lieux de décès.

SVV

Les prochaines semaines mes articles seront basés sur les découvertes  faites en lisant ces fiches.

H comme Hors la loi

Tout part d’un banal problème : il arrive parfois que l’on ne trouve pas l’acte d’un aïeul. C’est le cas de Jean-Louis BLONDEAU mon SOSA 172.

Il est né le 6 janvier 1781 à Verdigny, et se marie le 16 février 1795 avec Marie RAIMBAULT. Il est âgé de 14 ans, et sa femme de 18 ans.

 

Mais aucune trace de son acte de décès, ni à Verdigny ni aux alentours. J’ai alors étendu mes recherches aux arbres en ligne, et là : stupeur ! Mon ancêtre aurait été jugé pour contrefaçon. Cela rejoint en fait ce que j’avais entendu un jour au détour d’une discussion familiale.

Je n’ai malheureusement pas lu les documents en question, mais le généalogiste qui est heureusement plus organisé que moi a cité ses sources ce qui me permettra d’aller voir de mes propres yeux les pièces du procès. Elle se trouvent aux archives du Cher, Liasse 2.U.1164 dossier n°129 et 38 U 160.

Voici le résumé de ce qu’à trouvé ce généalogiste : Jean-Louis BLONDEAU aurait été condamné à mort par contumace le 13 juillet 1815 par la cours spéciale du Cher. Il serait coupable d’avoir en 1814 contrefait des monnaies d’argent ayant cours légal en France. La suite serait des plus rocambolesque car il échappe à la justice après s’être fait délivrer un passeport (certainement un faux) à Sancerre.

Merci donc à Alain Rodermann qui a mis ces éléments en ligne, la page est ici. Et j’espère un jour pouvoir vous en raconter plus !

Implexe … et demi, Marguerite SENEE

Pour les non initiés, un ancêtre est dit implexe lorsqu’il est rencontré à plusieurs endroits dans son arbre généalogique. Cela correspond vulgairement à ce que l’on pourrait appeler de la consanguinité. Cela était notamment monnaie courante dans les familles royales, ce qui est bien loin d’être mon cas.

J’avais rencontré fréquemment ces couples en « doublon » dans mon arbre. Mais tout récemment je suis tombée sur une aïeule qui est implexe … mais qui a eut deux maris différents, deux unions que je retrouve à différents endroits de mon arbre.

Marguerite SENEE est née à Verdigny le 10 février 1692, de Louys SENEE et Marguerite CHASTIGNIER.

– Elle se marie le 7 janvier 1712 à Verdigny avec Jean PRIEUR, manoeuvre, un gars du cru. De leur union naîtrons Jean PRIEUR (ancêtre de ma 9ème génération), Louis, Marguerite et Jeanne. Je ne connais pas la date exacte, mais le premier mari de Marguerite SENEE décède entre 1724 et 1727.

– En 1727 Marguerite SENEE se marie de nouveau à Verdigny, le 21 janvier avec Louis REVERDY un vigneron. De cette union naîtrons Pierre, Jean (qui ne vivra que 18 mois), Jean, René, Marguerite (ancêtre de ma 9ème génération) et André.