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I comme … il était aussi maire

I comme … il était aussi maire

Revenons aujourd’hui à la vie de Jean Baptiste BEDU. Pour rappel, cet ancêtre de mon mari était cabaretier à Morogues, et je vous avais proposé la chronologie des métiers qu’il a exercé.

Je me rends compte qu’à part visiter son cabaret, je ne vous en ai pas tellement dit plus de son histoire. Je vous propose de le retrouver en 1849…

Jean Baptiste a près de cinquante ans et habite dans le bourg de Morogues. Il s’est marié il y a près de vingt ans avec Marie-Thérèse LOIZEAU de neuf ans sa cadette. Son foyer comprend Victorine alors âgée de dix-huit ans, Pierre, quinze ans et Euphrasie la petite dernière, âgée de sept ans. En 1836, un petit François est né mais est décédé à l’âge de neuf mois ; cette année-là la mortalité infantile fut particulièrement importante à Morogues.

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Composition du foyer de Jean Baptiste BEDU et Marie Thérèse LOIZEAU lors du recensement de 1851 – 27J0062

L’année 1849 est surtout celle de son premier mandat en tant que maire. Difficile de savoir s’il a poursuivit son activité de cabaretier, car dans les registres il n’est plus noté que propriétaire, vigneron ou rentier. Un autre indice qui me fait penser qu’il a fermé son cabaret est le métier de son fils lors de son mariage, qui sera cultivateur.

Jean Baptiste sera l’Officier d’État Civil de sa commune durant vingt-et-un ans. Comme vous pouvez l’imaginer, ce fut un ancêtre qui savait particulièrement bien lire, écrire et compter.

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Extrait du registre des naissances de la commune de Morogues – Archives du Cher, 3E 2714

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B comme … BEDU Jean Baptiste, cabaretier

B comme … BEDU Jean Baptiste, cabaretier

Aujourd’hui, nous changeons d’arbre pour rejoindre celui de mon mari ; nous nous déplaçons de quelques dizaines de kilomètres pour nous rendre à Morogues, toujours dans le Berry,  au sud-ouest de Sancerre.

C’est dans ce village que nous retrouvons Jean-Baptiste BEDU, né le 26 brumaire de l’an VIII, de Silvain BEDU et Solange CLOUSSON.

L’arbre de mon mari comporte de nombreux métiers originaux, et Jean-Baptiste ainsi que son père ne dérogent pas à la règle : ils sont tous deux cabaretiers !

Le cabaretier vendait du vin accompagné d’un repas ; un établissement d’un niveau en-dessous de l’auberge. Bien que Morogues ne soit pas une grande ville, elle comprenait plusieurs cabaretiers.

Glissons-nous maintenant dans le cabaret de Jean-Baptiste…

Ce devait sans doute être une toute petite pièce (cabaret a la même origine que le mot chambre), avec des barriques ou bouteilles de vin entassées au fond, un bar et quelques tables. Ici pas de jolie nappe ou de belle vaisselle.  C’est un lieu où l’on vient pour l’ivresse, et qui devait s’animer les jours de marché et de foire. Il est probable que Jean-Baptiste possédait lui-même quelques ares de vignes et produisait son vin. Cette activité de cabaretier servait alors à vendre tout ou partie de sa récolte.

Morogues place chps foire

Place du champs de foire à Morogues – peut-être est-ce un cabaret, au fond de la place ?     Un endroit stratégique pour faire de bonnes affaires les jours de Foire.

La profession de Jean Baptiste n’a pas toujours été cabaretier. Si c’est bien ce métier qui est indiqué pour son mariage, sur divers actes entre 1834 et 1836, il est aubergiste. Sur un acte il est même vigneron, ce qui semble confirmer qu’il vendait le vin sa production.  A la fin de sa vie,  il est propriétaire puis rentier.

Professions bedu

Professions de Jean-Baptiste BEDU indiquées dans les archives

Si mon article se termine ici, je n’ai pas fini de vous conter la vie de Jean-Baptiste BEDU, car il n’était pas que cabaretier… rendez-vous à la lettre I.

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