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C’était le 3 février 1818, le décès de Madeleine LINARD

Il y a tout juste 200 ans, à 7h du matin, décédait Madeleine LINARD âgée de 55 ans. Cette dernière est mon aïeule à la 9ème génération. J’en parlais il y a une semaine tout juste, car elle était présente au mariage de sa fille Félicité.

Ce sont Jean LINARD, cultivateur âgé de 24 ans et Henri GIRARD manœuvre âgé de 40 ans qui déclareront le décès le lendemain. Ils habitent, comme feue Madeleine, aux Petites Vallées à Feux. Ce qui m’amène à me poser deux questions.

  • Qui est Jean LINARD ?

Je pensais intuitivement que Jean LINARD était le  fils de Madeleine LINARD, celle-ci ayant épousé un homonyme Jean LINARD, manoeuvre, en 1784. Mais je ne le retrouve pas dans les enfants du couple, tout du moins dans les relevés en ligne. Une autre piste serait qu’il fut son neveu. Mais là encore, je ne trouve pas dans les relevés en ligne de Jean LINARD qui soit le fils de son frère François, ou de son double beau-frère Pierre : chose amusante, ce Pierre LINARD, frère de son mari a épousé sa sœur Marie LINARD ; d’où le double beau-frère.

  • Où se trouvent les Petites Vallées ?

Comme à chaque fois que je trouve la localisation de l’un de mes ancêtres, je recherche le lieu sur une carte. Sauf que les Petites Vallées n’apparaissent pas sur les cartes actuelles.

Dans les actes de naissance de ses enfants, le lieu est parfois indiqué comme les Petites Vallées de Gallantin. Et sur l’acte de décès de son mari, le lieu est indiqué les Vallées. Et cette fois-ci je retrouve bien un hameau « les Vallées » à proximité d’un « pont Galantin ». C’est sans doute là qu’ils vivaient !

Les Vallées, complètement à l’est de la carte. Source : geoportail.

 

Vue depuis le pont Galantin au-dessus de la Vauvise – les Vallées sont à gauche. Source : Google Maps.

L comme … Louis LINARD et sa particularité physique

Difficile d’imaginer à quoi pouvaient ressembler nos ancêtres : était-ils grands ? bruns ? avaient-ils les yeux bleus ?

J’ai découvert un document précieux au milieu de l’acte de mariage de Louis LINARD avec Rosalie BEAUNEZ, en date du cinq mars 1859. Ce texte me renseigne sur une particularité physique concernant le marié …

LINARD LOUIS BEAUNEZ ROSALIE M 1859

Actes de mariage, commune de Herry – Archives du Cher, 3E 3705

En voici la transcription :

Nous, Préfet de Sancerre, chevalier de l’Ordre Impérial de la Légion d’Honneur, certifions que le nommé Linard Louis, fils de feu Gabriel et de feue Dumay Anne domiciliés à Feux canton de Sancerre département du Cher, né le 19 juillet 1834 à Herry Canton de Sancergues département du Cher, a été inscrit sur les tableaux de recensement des jeunes de la commune de Feux qui ont concouru au tirage de la classe de 1854 dans le canton de Sancerre et qu’il a été exempté du service pour atrophie du bras gauche.

En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat.

Fait à Sancerre, le 5 mars 1859.

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Mon père, cet inconnu … Jacques Champion

Cela arrive à tout généalogiste, à un moment où un autre lors de ses recherches : trouver un ancêtre né de père inconnu. C’est le cas de mon Sosa n°112 Jacques CHAMPION, né le 18 février 1810 à Feux de Jeanne CHAMPION alors âgée de 30 ans et de père inconnu.

Il n’en faut pas plus pour piquer ma curiosité, car d’autres éléments de son acte de naissance sont étonnants :
1. Le métier de Jeanne CHAMPION : mendiante
2. Elle n’est pas originaire de ce village, mais de Crézancy-en-Sancerre à 20km de là.
3. Alors que j’imaginais difficile pour une femme ayant un enfant naturel de se marier … elle trouvera un mari à peine 3 ans après la naissance de Jacques.

Il me faut alors fouiller les archives et tout reprendre par ordre chronologique :

Pour une raison que je n’ai pas encore élucidée, toute la famille CHAMPION, Jeanne y compris, déménage de Crézancy-en-Sancerre où Pierre CHAMPION était vigneron. Elle s’installe à Feux, au lieu-dit des Beurthes.
Le 11 mai 1808, Bonnet CHAMPION, frère de Jeanne, décède à l’âge de 22 ans. Il était domestique et vivait « dans la maison de sa mère ». J’apprends alors que son père est également décédé, mais aucune trace d’un acte. Peut-être ont-ils quitté Crézancy suite à ce décès ?
Le 18 février 1810 nait Jacques CHAMPION.

Le 9 février 1812 une certaine Marie LUMINAIRE, 48 ans, décède à Feux, à la loge du Pont. Mais que vient-elle faire dans notre histoire ?

Le 20 septembre 1813, son veuf de mari âgé de 51 ans épouse Jeanne CHAMPION. Il s’appelle Jacques CHEVALLIER. Son prénom ne vous dit rien ? Il est tour à tour manœuvre et fendeur de bois.
Bien entendu, nous ne saurons jamais la vérité, mais je pense qu’il y avait bien anguille sous roche.