Joseph REVERDY

Joseph REVERDY a 25 ans lors du recensement de 1872. Il vit à Maimbray, un hameau du village Sury-en-Vaux avec sa mère Marie CROCHET âgée de 59 ans, sa sœur Marie REVERDY et son époux Étienne VATTAN. Marie CROCHET est décrite comme étant vigneronne ; ce n’est pas si souvent qu’une femme a une vraie profession !

Mes ancêtres ne vivaient clairement pas au château de Maimbray, mais ils devaient passer régulièrement devant.

Le père de Joseph REVERDY, Joseph Ursin REVERDY, vigneron, est décédé en 1855 à l’âge de 45 ans. Joseph junior n’était alors âgé que de 9 ans.

Il se mariera 2 ans plus tard, avec Cécile Hortense GUENEAU.

Idiote

Il est des articles plus facile à écrire que d’autres. La difficulté peut venir du manque de « matière », ou alors comme c’est le cas aujourd’hui d’une histoire qui touche plus particulièrement.

Je  retrouve Valérie GODON, alors âgée de 27 ans en 1872, qui épousera Jean Baptiste BEUCHON avec qui j’ai commencé le Challenge. Elle est ma première « née de père inconnu ». Je m’attendais donc à la retrouver avec sa mère, et peut-être d’autres membres de sa famille.

Sans surprise, Valérie GODON est notée « enfant naturel ». Elle vit avec sa mère chez ses oncles et tante Jean LEBEAU, aubergiste de 59 ans et Adèle Célestine GODON âgée de 54 ans.

Plusieurs enfants vivent encore avec eux : Jean Barbabé LEBEAU, 30 ans, Louis LEBEAU âgé de 27 ans et Etienne Alphonse LEBEAU, 17 ans.

Louis LEBEAU vit chez ses parents avec sa femme Marie Louise DOUCET et leur fils Lucien Edouard de 2 mois.

J’en viens donc à la mère de Valérie, mon ancêtre Agathe Marie GODON, et à ma découverte. Elle est âgée de 57 ans, et dans les observations il est noté « Idiote ». Je me souviens avoir relu le mot à plusieurs reprises pour être certaine d’avoir bien compris.

Vu son âge, ça me semble un peu jeune pour avoir une maladie dégénérative ; une fois n’est pas coutume je vous parlerais donc des recensements précédents. En 1861 et 1856, la même observation est notée. En 1846 une autre formulation « Aliénée non dangereuse ». En 1836, je ne trouve rien de noté.

J’imagine qu’elle a sans doute eu un handicap dès son plus jeune âge. Le fait qu’elle ait pu se retrouver enceinte et avoir un enfant sans forcément comprendre ce qui lui arrive m’attriste profondément.

Sans les recensements, voilà un détail très important pour comprendre la vie de cette famille, à côté duquel je serai passée.

Hortense GUENEAU, domestique

Hortense GUENEAU a 23 ans en 1873 ; elle ne vit plus chez ses parents, mais est domestique au hameau du Mont Carré à Subligny.

Le hameau du Mont-Carré de nos jours – Source : Google Street View

Elle travaille pour André LEGER âgé de 54 ans, vraisemblablement veuf. Avec lui vivent six enfants, ce qui peut expliquer qu’il ait besoin d’un peu d’aide même s’il n’en a pas en bas âge : Marie 22 ans, Louis André 20 ans, Victorine Valérie 19 ans, Etienne 14 ans, et les jumelles Adèle et Euphrasie âgées de 10 ans.

Hortense épousera Joseph REVERDY deux ans plus tard. Nous le rencontrerons à l’occasion de la lettre J.

 

GUENEAU Jean, vigneron au hameau des Vignes

Il y a parfois des professions et des lieux qui semblent prédestinés ! Tout comme pour Jean GUENEAU, vigneron au hameau des Vignes, commune de Sury-en-Vaux.

Ce n’est pas le hameau des Vignes, excentré par rapport au Bourg, mais une scène de vendanges à Sury-en-Vaux.

Lors du recensement de 1872, il a 43 ans et sa femme Véronique VATTAN en a 44. Quatre enfants sont présents dans le foyer : Marie âgée de 15 ans, Jean âgé de 13 ans, Véronique âgée de 10 ans et Joseph Henri Isidore, mon aïeul âgé de 7 ans (sa future femme Marie Marthe PINSON naîtra en juillet 1872).

La dernière personne qui complète le foyer est Jean GUENEAU, père de Jean, et grand-père de Jean âgé de 76 ans. Cela ne doit sans doute pas être très pratique d’avoir dans la maisonnée trois homonymes ! Il décèdera quelques semaines plus tard en août 1872.

Forêt

Quittons champs et vignes pour nous diriger vers les forêts. Deux de mes ancêtres y ont travaillé, j’en ai d’ailleurs déjà parlé dans différents articles. Alors, dans quelle forêt vivaient-il en 1872 ?

En premier, Auguste CHAMPION, charbonnier, et Marie Louise PALISSON, tous deux âgés de 34 ans. Ils vivent à Sancergues dans la grande rue, je ne savais pas jusqu’alors qu’ils avaient vécu dans cette commune. Dans leur foyer nous retrouvons quatre enfants, une fille dénommée « Cadette » de 10 ans (merci l’agent recenseur), Pierre Auguste 5 ans, Joséphine Louise 3 ans et Gustave 1 an. Mon aïeul Pierre Francisque ne naîtra qu’en 1878.

Point de forêt donc, en 1872 mon charbonnier habite en ville (ce qui ne sera pas toujours le cas)… Qu’en est-il de son beau-père ?

Passons donc aux parents de Marie Louise : Pierre PALISSON 65 ans, et sa femme Françoise MIGEON âgée de 73 ans. Pierre est garde forestier. Avec eux se trouve Marie Louise CHAMPION, fille de mon couple précédent, âgée de 9 ans. Elle ne fait peut-être qu’une avec la dénommée « Cadette » du recensement précédent  ?

Ils vivent au bourg de Feux… Étonnant quand même que ces ancêtres qui vivent de la forêt habitent dans les bourgs !

Etienne PORCHER, tisserand

Nous changeons maintenant de commune pour nous rendre au Chezal Rousseau, à Subligny.

J’y retrouve mes aïeux Etienne PORCHER, tisserand de 53 ans, et sa femme Henriette Constance DION, du même âge. Ils vivent avec deux de leurs enfants, Sidonie PORCHER âgée de 21 ans, elle-même mon ancêtre, et Etienne PORCHER âgé de 19 ans, tisserand comme son père (il n’aura pas pris de lui que le prénom !). Tisserand est un métier qui s’est transmis pendant au moins quatre générations.

Sidonie quittera ses parents deux ans plus tard pour épouser Louis Henry LEGER (rendez-vous à la lettre L).

En plus de ces deux enfants, deux autres devaient être en vie en 1872 : Jean Émile et Louis Eugène, âgés respectivement de 16 et 15 ans, qui seront également tisserands. Où étaient-ils en 1872 ? De nouvelles recherches en perspective !

DEZAT Marguerite et son neveu François

Pour débuter cette nouvelle semaine, je m’intéresse à deux familles : Marguerite DEZAT et Jean REVERDY d’un côté, François DEZAT et Marie Louise FOUCHARD de l’autre. Une génération sépare nos deux couples, Marguerite DEZAT étant la tante paternelle de François.

Honneur aux dames, nous commençons par Marguerite DEZAT. Lors du recensement de 1872, elle est âgée de 65 ans et vit avec son mari Jean REVERDY, laboureur âgé de 74 ans, au hameau de Tréprot, commune de Sury-en-Vaux. Ils ne sont pas seuls dans leur foyer. Vivent avec eux :

  • Marguerite REVERDY leur fille âgée de 39 ans et Paul JOULLIN son mari de 45 ans.
  • Les enfants de Marguerite et Paul :  Marie, Eugénie, Louis et de nouveau une Marie, âgés de 11 ans à 15 mois.
  • Étienne Désiré REVERDY, le fils de Marguerite DEZAT et Jean REVERDY âgé de 23 ans.

Encore une fois une maisonnée bien remplie ! Leur fille Rosalie, mon aïeule, n’habite plus avec eux. Il faudra attendre la lettre V pour la rencontrer !

Vue sur Sury-en-Vaux depuis le haut de Chambre. Le hameau de Tréprot n’est pas visible, plus à droite sur la photo.

Passons maintenant à François DEZAT et Marie Louise FOUCHARD. Ils vivent dans la même commune, mais au hameau de Chambre. François, âgé de 36 ans est vigneron, Marie Louise est âgée de 30 ans. Trois enfants complètent leur foyer, François Alexandre, Marie Louise et Louis Désiré Auguste âgés de 6 à 1 an.

Louis Désiré Auguste le petit dernier est mon arrière-arrière grand-père (dont je possède une photo !) ; sa future femme Rosalie MOINDROT ne naîtra qu’en 1875, nous ne la croiserons donc pas dans les recensements. Rosalie n’est autre que la petite fille de Marguerite DEZAT et Jean REVERDY.

Cheffe de ménage, seule avec 5 enfants

La vie de mes ancêtres ne devait pas être un long fleuve tranquille, et certains ont dû avoir une vie particulièrement difficile.

Tout comme Célestine THOMAS, que j’ai retrouvée dans les recensements en 1872. Alors âgée de 52 ans, elle vit avec 5 de ses enfants au hameau des Champions à Ménetou-Râtel. Elle y est « cheffe de ménage », car seule avec ses enfants.

A quelques centaines de mètres des Champions, la croix du Graveron. On voit Sancerre au loin.

Le plus âgé des enfants est Paul GUENEAU, chanvreur de 30 ans. Nous retrouvons ensuite Auguste, Adèle, mon ancêtre Frédéric âgé de 13 ans et René le petit dernier âgé de 10 ans.

Son mari Pierre GUENEAU est décédé 9 ans auparavant ; elle était alors âgée de 43 ans , l’aîné de ses enfants avait 21 ans et le petit dernier 1 an… J’ai du mal à imaginer comment elle a pu tout gérer seule.

Pour ceux qui n’en ont pas rencontré dans leur arbre, le chanvreur est celui qui travaille le chanvre (textile).

Bergère avec son (futur) mari domestique

Le recensement de 1872 a eu lieu en 1872 … mais j’aimerais beaucoup connaître la date exacte !

En effet, si j’ai retrouvé mes aïeux Jean DUMAY et Marie VALET dans la même maisonnée, où ils travaillent pour un même patron, ils se sont mariés en juillet 1872. Impossible donc de savoir s’ils sont allés travailler au même endroit une fois mariés, ou bien si c’est le lieu de leur rencontre.

Lors du recensement, Jean âgé de 28 ans est domestique, tandis que Marie a 17 ans et est bergère.  Ils travaillent pour Jacques BOUCHARD à la Rêche, hameau de la commune de Vinon, village tout proche de Saint-Bouize où ils se sont mariés et où ils vivront par la suite.

Ils sont loin d’être seuls ! Lors du recensement, la composition de la maison est la suivante :

  • Jacques BOUCHARD, fermier, et sa femme Louise LEGER
  • Leurs enfants : Jean, 13 ans, Marie, 12 ans, Paulin, 9 ans et Elie, 2 ans
  • Mes ancêtres Jean DUMAY et Marie VALET, domestique et bergère
  • Un autre domestique, Théodore BONNET
  • Un jeune vacher de 14 ans, Hippolyte NEVEU

Sans doute une assez grosse ferme !

Aux Ânes vivaient Jean-Baptiste et sa première femme

Les recensements sont parfois l’occasion de redécouvertes, comme pour mon ancêtre Jean-Baptiste BEUCHON. On peut oublier certains détails de la vie de nos ancêtres, comme le fait qu’ils aient pu avoir un autre mari / une autre femme que celui de notre ascendance.

Actuel hameau des Ânes – Le Noyer (18) – source : Google StreetView

Ainsi Jean-Baptiste, alors âgé de 38 ans, vivait en 1872 avec sa première femme Victoire Eleonore PAILLARD et son beau-père Silvain Etienne PAILARD. Tous deux sont journaliers dans ce hameau des Ânes en la commune du Noyer. De cette union sont nés deux enfants dont je n’avais jamais cherché la trace : Edmond et Isidore BEUCHON, âgés respectivement de 6 et 12 ans. Jean Baptiste est le fils de Jean Alexis BEUCHON, sabotier, décédé en 1837, et Marie Catherine MORIZET, toujours en vie en 1872.

La première femme de Jean Baptiste décèdera en mars 1877, et il se remariera en avril 1878. Nous rencontrerons Valérie GODON, sa future femme, à l’occasion de la lettre « I » !