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Q… Qu’est devenue Marie LAUGERAT ?

Q… Qu’est devenue Marie LAUGERAT ?

Marie LAUGERAT est la mère de Jean Thomas, qui fut placé à l’hospice de Bourges ; nous en avions parlé il y a quelques jours. Six ans après lui avoir donné naissance, elle épousa Silvain CHERRIER.

Elle a déjà participé à mon challenge AZ, l’article est ici.

Lors du recensement de 1872 elle est âgée de 70 ans, et vit à Boisbelle avec son époux Sylvain CHERRIER, âgé de  66 ans. Ce dernier fut tisserand puis pâtissier ; je pensais  qu’il avait exercé ce métier jusqu’à la fin de ses jours, mais dans le recensement il est noté aubergiste. Et sur son acte de décès en 1878 il exerçait la profession … de voiturier !

Pour en terminer avec ce recensement, Marie BODIN, une domestique vit avec eux.

Quant à Marie LAUGERAT, elle meurt en 1873.

E… Élève de l’hospice de Bourges

E… Élève de l’hospice de Bourges

Nous en arrivons aujourd’hui à Jean Thomas LAUGERAT. J’ai déjà consacré un article à cet ancêtre, je vous invite à le lire ici pour ne pas me répéter. C’est l’un de nos ancêtres né de père inconnu, mais celui-ci fut placé à l’hospice de Bourges où il y apprendra le métier de maçon. Nous retrouverons sa mère pour la lettre Q.

En 1872, Jean Thomas vit à Boisbelle sur la commune d’Henrichement. Il est âgé de 50 ans et y est toujours maçon. Sa femme Joséphine Marie GRANGER, âgée de 51 ans, est présente ainsi que trois fils : Jean 23 ans, Auguste 12 ans (aïeul) et Baptiste Remi 8 ans.

Leur fille aînée Marie Françoise (renommée Joséphine). Vit avec son mari Jérémie DUBOIS journalier et leur fils de 18 mois, Louis.

Il me reste des recherches à faire sur Jean Thomas, recherches qui ne peuvent être faites que sur place aux archives de Bourges. Je devrais y trouver le dossier de placement de Jean Thomas à l’hospice de Bourges, qui devrait m’en apprendre plus sur les conditions de son arrivée.

M comme … Marie LAUGERAT, gâtelière à Boisbelle

M comme … Marie LAUGERAT, gâtelière à Boisbelle

Nous changeons une nouvelle fois de lieu et d’arbre pour explorer celui de mon mari. Nous rejoignons la ville d’Henrichemont au XIXème sicèle, pour retrouver Marie LAUGERAT.

Comme introduction, je vais simplement vous copier un paragraphe rédigé pour un précédent article concernant le fils de Marie LAUGERAT, Jean Thomas LAUGERAT.

Le vingt et un décembre 1822, à onze heures du soir en la commune d’Henrichemont, Marie LAUGERAT jeune domestique de vingt deux ans met au monde Jean Thomas. Elle vit alors chez ses parents et est assistée d’une jeune sage femme, Louise MOREAU. Comme cela est précisé sur l’acte de naissance, le père de Jean Thomas n’est pas connu.

Si Marie est notée domestique sur l’acte de naissance de son fils, nous apprenons lors du mariage de ce dernier qu’elle exerce la profession de … pâtissière.

Car Marie a entre-temps épousé Sylvain CHERRIER, tisserand, fils d’un marchand de gâteaux. Profession qu’il ne tardera pas à exercer, tout comme Marie LAUGERAT qui deviendra également pâtissière. Sur les recensements Sylvain sera tour à tour boulanger, gâtelier… et Marie, boulangère, pâtissière ou gâtelière. Pour une fois, une profession qui n’est pas trop difficile à comprendre !

Moi qui l’imaginais tenant une jolie boutique dans le bourg d’Henrichemeont, chef-lieu de canton, je pense m’être trompée sur ce point. Car elle habitait en fait dans un hameau rattaché à Henrichemont, Boisbelle (ancienne principauté souveraine, mais je n’irai pas plus loin sur ce point). Pour se faire une idée de ce lieu et sa population, étudions le recensement de 1866 [1] .Rue moulin BoisbelleRue du Moulin à Boisbelle – Commune d’Henrichemont

A cette époque, Boisbelle compte 366 habitants. On trouve dans le village différents métiers alimentaires : deux boulangers, un boucher, un charcutier. Très étonnamment, quasiment aucun métier en lien avec la terre : deux meuniers, un cardeur, un jardinier et seize journaliers (qui travaillaient peut-être dans les champs). La particularité de Boisbelle, est que ce lieu fut un village de tanneurs : j’en recense cinquante-et-un, ainsi que cinq maîtres tanneurs.

Je n’ai pas d’autres éléments sur la vie de Marie LAUGERAT si ce n’est qu’elle et son mari exerceront leur activité jusqu’à leur mort.

[1] Recensement d'Henrichemont, 1866 - Archives du Cher - 6M 0046

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Jean Thomas LAUGERAT, élève de l’hospice de Bourges

Jean Thomas LAUGERAT, élève de l’hospice de Bourges

Une fois n’est pas coutume, nous allons nous intéresser aujourd’hui à l’arbre de mon mari, et plus particulièrement à Jean Thomas LAUGERAT son sosa 48. Nous remontons ici la branche de son grand-père maternel, une lignée de maçons. Lignée qui s’arrête avec cet ancêtre…

Le vingt et un décembre 1822, à onze heures du soir en la commune d’Henrichemont, Marie LAUGERAT jeune domestique de vingt deux ans met au monde Jean Thomas. Elle vit alors chez ses parents et est assistée d’une jeune sage femme, Louise MOREAU. Comme cela est précisé sur l’acte de naissance, le père de Jean Thomas n’est pas connu.

La déclaration de naissance est faite par la sage-femme ; les témoins sont deux marchands d’Henrichemont, Jean et Pierre BORNAJON [1].

Vingt et un ans passent…

Nous retrouvons Jean Thomas LAUGERAT le vingt sept octobre 1844 à Henrichemont pour son mariage. Sa mère est présente et consent à l’union ; elle est alors pâtissière [2]. L’un des témoins, Silvain CHERRIER, est également pâtissier et n’est autre que le beau-père de l’intéressé, qui a épousé Marie LAUGERAT en 1828 [3].

Jean Thomas épouse Marie Joséphine GRANGER, fille d’une famille de tanneurs à Boisbelle, en cette même commune d’Henrichemont . Il ira d’ailleurs s’installer à Boisbelle, à proximité de ses beau-parents, où il exercera le métier de maçon, déjà mentionné lors de son mariage [4].

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Un détail est particulièrement troublant dans l’acte de mariage : bien qu’il revienne dans sa ville natale, Jean Thomas est élève de l’hospice de Bourges… Statut plutôt réservé aux enfants abandonnés. Le mariage se fait d’ailleurs avec le consentement d’un tuteur « des enfants trouvés et abandonnés » et revêtu du sceau de la commission administrative des hospices de Bourges et signé Mayel-Genetry [2].

Que s’est-il donc passé durant ces vingt et un ans ? Marie LAUGERAT était-elle trop pauvre pour élever son enfant ? Jean a-t-il appris le métier de maçon avec son tuteur ? Avait-il des contacts avec sa famille ? Et question annexe : où se situait l’hospice de Bourges ?

Voici qui augure des recherches passionnantes !

[1] - Actes de naissance d'Henrichemont - 3E 1996 ; [2] - Actes de mariage d'Henrichemont - 3E 2274 ; [3] - Actes de mariage d'Henrichemont - 3E 2000 ; [4] - Recensement d'Henrichemont - 27J 0082 p28