• Généathème,  Histoire locale

    Morts pour la France 14/18 : Sury-en-Vaux et Verdigny [1]

    Pour ce mois de novembre, j’aurai pu partager les photos de mes aïeux ayant participé à la Première Guerre Mondiale (j’en connais au moins trois), sauf que je n’aurai publié que des photos et rien eut d’autre à raconter. Je n’ai en effet en ma possession qu’un seul livret militaire : il faut tout de même que je me garde de quoi travailler pour les années à venir !
     
    Pour le thème de ce mois, je vais donc vous axer mes prochains articles sur les soldats morts pour la France de Sury-en-Vaux et Verdigny : je suis originaire de ces villages, ceci explique cela. Pour ce premier article, je vais vous présenter ces hommes ; pour les prochains billets je détaillera la vie de certains d’entre eux.

     

    Les informations dont je dispose

    J’ai recueilli les noms des soldats morts pour la France sur les monuments aux morts des deux villages. Un site répertorie (entre autre) les monuments aux morts du Cher : Monuments du Cher 1914-1918.
    Je suis ensuite allée sur le site du ministère de la défense SGA / Mémoire des hommes pour accéder aux fiches de ces soldats.

     

    De jeunes hommes …

    L’âge au décès de ces soldats s’échelonne de dix neuf à trente sept ans. C’est ce qui m’a inspiré ce titre de génération sacrifiée !

    Pierre Gabriel BARON est né le le 31 octobre 1898 à Sury-en-Vaux et mort le 2 octobre 1918 à Orfeuil dans les Ardennes. Il faisait partie du 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied.

     Louis REZZARD est né le 6 mars 1877 à Sury-en-Vaux et est décédé à l’hôpital mixte de Cormery, de suites de blessures de guerre le 27 novembre 1914.

    Leurs affectations

    Pour le recrutement, les hommes de Sury-en-Vaux et Verdigny devaient passer la Loire et ainsi changer de département et de région ! Le recrutement avait lieu à Cosne-sur-Loire (Nièvre).
    Sur nos cinquante-sept hommes :

    Quarante deux faisaient partie de Régiments d’Infanterie
    Quatre de Régiments d’Artillerie
    Deux de Régiments d’Artillerie Lourde
    Trois dans un bataillon de chasseurs à pied
    Un dans un Régiment de Cuirassiers
    Deux chez les Zouaves
    Un dans un bataillon mixte Zouaves et Tirailleurs
    Enfin, l’un d’entre eux était infirmier militaire

    Caserne Binot à Cosne-sur-Loire, 85ème RI de ligne, année 1915 source

     

    Au niveau des grades, la quasi majorité d’entre eux étaient des soldats de deuxième classe.  Mais figuraient  aussi deux canonniers, un brigadier, un caporal, un caporal tambour, un lieutenant, un maréchal des logis ainsi qu’un sergent.

    Les causes de décès

    Les soldats ont été le plus souvent tué à l’ennemi ou de leurs blessures. Il est précisé que Henri Gaston JOSSERAND a été tué à l’ennemi par éclats d’obus à Rouvel, dans la Somme.
    Deux hommes sont également morts en captitivité. Henri Justin GODON est décédé d’une pneumonie  au camp Klein Wittenberg en Allemagne.
    D’autres sont morts de maladie à l’hopital ou en ambulance, le plus souvent de maladies respiratoires : tuberculose, pneumonies.

    La carte des lieux de décès

    Et enfin, voici la cartographie des lieux de décès.

    SVV

    Les prochaines semaines mes articles seront basés sur les découvertes  faites en lisant ces fiches.