La famille de Louis Henri et Marie Sidonie [Défi 3 mois]

Après avoir découvert les enfants du coupe Louis Henri LEGER et Marie Sidonie PORCHER, remontons d’une génération pour mieux connaître leurs parents, frères et sœurs. Comme pour le précédent article, je ne me base que sur les informations contenues dans les registres d’état civil.

  • Du côté du marié

Louis Henri est le fils de Louis LEGER et Marie GIRARD, tous deux vignerons à Sury-en-Vaux. Il est l’aîné d’une fratrie de trois frères : 18 mois le séparent de Jean Joseph qui deviendra vigneron à son tour ; le troisième et dernier enfant est Silvain qui deviendra sabotier comme son frère aîné.

Leger Porcher 2

Parents, frères et sœurs de Louis Henri et Marie Sidonie  – Les nouvelles informations sont en vert

  • Du côté de la mariée

Nous changeons de commune pour retrouver Marie Sidonie, ce qui arrive peu souvent dans mon arbre : elle naît à Subligny d’Étienne PORCHER, qui exerce les professions de tisserand et cultivateur, et d’Henriette Constance DION elle-même née à Sens-Beaujeu, une autre commune du Sancerrois.

Tout comme son mari, Marie Sidonie est l’ainée de la fratrie qui compte trois autres frères : quatre enfants en l’espace de sept ans ! Étienne François est noté domestique lors de son mariage tandis que Jean Émile et Louis Eugène seront tisserands à leur tour. Fait étrange, aucun des conjoints de Marie Sidonie ou de ses frères n’est originaire de leur commune de naissance. Ses belles-sœurs viennent des communes de Sainte-Gemme, Bannay (un peu plus loin) ; mais la palme revient à Étienne François qui a épousé Marie Eugénie BALLIN originaire du Cardonnois dans la Somme. Du jamais vu jusqu’à présent chez mes ancêtres !

Leger Porcher 3

Communes d’origine des protagonistes – Le Cardonnois ne figure pas, cette ville se situe à un peu moins de 300 km à vol d’oiseau du Sancerrois

Après avoir appris à mieux connaître les membres de cette famille au travers des registres d’état-civil, je m’attaque en février aux recensements avec une grosse découverte à la clé. A suivre !

Jean Thomas LAUGERAT, élève de l’hospice de Bourges

Une fois n’est pas coutume, nous allons nous intéresser aujourd’hui à l’arbre de mon mari, et plus particulièrement à Jean Thomas LAUGERAT son sosa 48. Nous remontons ici la branche de son grand-père maternel, une lignée de maçons. Lignée qui s’arrête avec cet ancêtre…

Le vingt et un décembre 1822, à onze heures du soir en la commune d’Henrichemont, Marie LAUGERAT jeune domestique de vingt deux ans met au monde Jean Thomas. Elle vit alors chez ses parents et est assistée d’une jeune sage femme, Louise MOREAU. Comme cela est précisé sur l’acte de naissance, le père de Jean Thomas n’est pas connu.

La déclaration de naissance est faite par la sage-femme ; les témoins sont deux marchands d’Henrichemont, Jean et Pierre BORNAJON [1].

Vingt et un ans passent…

Nous retrouvons Jean Thomas LAUGERAT le vingt sept octobre 1844 à Henrichemont pour son mariage. Sa mère est présente et consent à l’union ; elle est alors pâtissière [2]. L’un des témoins, Silvain CHERRIER, est également pâtissier et n’est autre que le beau-père de l’intéressé, qui a épousé Marie LAUGERAT en 1828 [3].

Jean Thomas épouse Marie Joséphine GRANGER, fille d’une famille de tanneurs à Boisbelle, en cette même commune d’Henrichemont . Il ira d’ailleurs s’installer à Boisbelle, à proximité de ses beau-parents, où il exercera le métier de maçon, déjà mentionné lors de son mariage [4].

boisbelle

Un détail est particulièrement troublant dans l’acte de mariage : bien qu’il revienne dans sa ville natale, Jean Thomas est élève de l’hospice de Bourges… Statut plutôt réservé aux enfants abandonnés. Le mariage se fait d’ailleurs avec le consentement d’un tuteur « des enfants trouvés et abandonnés » et revêtu du sceau de la commission administrative des hospices de Bourges et signé Mayel-Genetry [2].

Que s’est-il donc passé durant ces vingt et un ans ? Marie LAUGERAT était-elle trop pauvre pour élever son enfant ? Jean a-t-il appris le métier de maçon avec son tuteur ? Avait-il des contacts avec sa famille ? Et question annexe : où se situait l’hospice de Bourges ?

Voici qui augure des recherches passionnantes !

[1] - Actes de naissance d'Henrichemont - 3E 1996 ; [2] - Actes de mariage d'Henrichemont - 3E 2274 ; [3] - Actes de mariage d'Henrichemont - 3E 2000 ; [4] - Recensement d'Henrichemont - 27J 0082 p28

GRANGER Jean-Baptiste, une vie dans l’église …

Je vais vous parler aujourd’hui non pas de mes ancêtres, mais d’un ancêtre rencontré dans l’arbre de mon mari. Et oui, en étudiant son arbre en plus du mien, cela fait deux fois plus d’ancêtres à rencontrer !
Grâce à la mise en ligne des archives du Cher, j’ai pu remonter les branches de son arbre.

Je me suis notamment attaché à découvrir un couple, Pierre GRANGER scieur de long à Ivoy-le-Pré et Marie Madeleine AULNAY, SOSA 392 et 393.

Leur fils René GRANGER, également scieur de long est l’aïeul de mon mari. En cherchant son acte de décès, je découvre ses frères et sœurs.

Je découvre un frère, Jean-Baptiste GRANGER né en 1774. Il décède en 1849, et oh surprise : il est mentionné que sa profession est … sacristain. J’avoue que je ne connais pas bien cette fonction. Il est précisé qu’il est marié, donc rien à voir avec un moine ou un prêtre. Renseignement pris, le sacristain gèrerait en fait l’intendance de l’église, et est donc un véritable employé de l’église. Il est nommée et rémunéré par une « fabrique », association comportant plusieurs membres et dirigée par un ou plusieurs marguilliers.

Je le rencontre forcément témoin de nombreux décès à Ivoy-le-Pré, la préparation des sépultures étant réservé au sacristain.

Mais a-t-il toujours été sacristain ? Je recherche alors son acte de mariage. Il s’est marié à Ennordres avec ….. Sa profession n’est pas sacristain, mais marguillier ! Le fameux marguillier en charge notamment de l’intendance lié aux employés d’église. Il tenait le matricule, registre où était enregistré les pauvres gens demandant l’aumône à la porte des églises ; il était en gros le gestionnaire du budget de l’église. Qui dit tenir un registre, signifie savoir lire et écrire ! Il pouvait également servir d’aide au sacristain.

Il aura donc vécu dans une église la plus grande partie de sa vie !

Quelques remarques sur Jean-Baptiste GRANGER :
  • Jusqu’à présent, je ne lui ai pas trouvé de descendant, bien qu’il soit marié
  • Fait peu fréquent à cette époque (voire rarissime), il signe sur les actes ! Il signe par exemple sur un acte de mariage en 1792.
Quelques informations sur les employés d’églises sur ce site.

Q comme Quelle est ma lignée cognatique ?

Car les femmes de ma lignée cognatique (ascendance par les femmes), sont les seules ancêtres dont je suis (à peu près) sûre.

Je commence à partir de la cinquième génération :

GUENEAU Marie Joséphine Berthe (1892 – 1981)

PINSON Marie Marthe (1872 – 1947), ménagère

GUINGUAND Marie Louise (1836 – ?), ménagère

PINON Solange (1807-1854), couturière, vigneronne

COUDRET Geneviève (1776 – 1860), couturière

MATIVET Françoise (? – 1795)

JOULIN Anne (vers 1698 – 1748)

RICHARD Marie

 

Mariage de cousins germains

Encore des surprises au détour des archives …

La surprise du jour se trouve toujours dans la lignée de Valérie GODON (cf précédent billet) née de père inconnu. Mais cette fois c’est sa grand mère Marguerite NEHOU qui m’intéresse. Celle-ci s’est mariée avec Pierre GODON le 13 juin 1809 à Subligny. Il est précisé que Marguerite NEHOU est veuve de Marc LEBEAU. Je cherche donc cet acte, jusque là rien de plus normal.

Je découvre l’acte de mariage en date du 28 pluviose an III (16 février 1795). Marc LEBEAU est fils de François LEBEAU et Marie NEHOU. Marguerite NEHOU, âgée de 14 ans, est fille de Jean NEHOU et Marguerite LEBEAU.

Je trouve étrange ce « croisement » des noms de familles ! En remontant d’un cran, je découvre qu’en fait les époux sont cousins germains : leurs parents François et Marguerite LEBEAU sont les enfants de  François LEBEAU et Marie TURPIN ; Marie et Jean / Pierre NEHOU sont les enfants de Silvain NEHOU et Marie JULIEN.

Autre fait pour le moins étonnant, les deux couples se sont mariés … le même jour ! Le 19 novembre 1771 à Subligny.

L’occasion de découvrir qu’il est bien difficile de réaliser un arbre affichant les liens avec la plupart des logiciels de généalogie.

Fête du travail … mais quel travail ?

En ce jour de fête du travail, loin de toute polémique sur le « vrai » travail, je souhaite rendre hommage au travail des mes aïeux. Leurs conditions de vie, et de travail, étaient sans nul doute bien moins bonnes que les nôtres. Une page recense leurs métiers, mais je veux aller un peu plus loin que cette simple liste. Je ne parle ici que des métiers des hommes, un billet précédent étant consacré aux femmes.

Des vignes …
Sans grande surprise, la majorité de mes ancêtres étaient vignerons. Ils représentent près de 40% des professions indiquées. Attention toutefois aux biais, car mes branches les plus complètes sont aussi celles de vignerons. Ces ancêtres étaient majoritairement originaires de Sury-en-Vaux, Verdigny, mais plus généralement de tout le Sancerrois.

 … aux champs
Viennent ensuite les laboureurs, et en 4ème position les cultivateurs. Ces deux métiers réunis représentent un quart des métiers mentionnés.

Un autre groupe important est celui des « petites mains » avec en premier lieu les manoeuvres, également les journaliers mais aussi les domestiques. Ils représentent à peu près un métier sur 6 renseigné. Il est intéressant d’observer qu’un nombre important de ‘manoeuvres » ne le restent pas toute leur vie.

Une multitude d’autres professions

Tout cela mis bout à bout, il ne reste plus beaucoup de place pour les autres métiers car ces trois grands groupes représentent les 4/5 des métiers. J’ai pourtant recensé 27 autres métiers différents !

La plupart sont des petits métiers des campagnes, pouvant compléter ou non la vie de vigneron ou de cultivateur : sabotier, « propriétaire », meunier, tonnelier, cordier, bourrelier.
Je retrouve également quelques professions liées à la forêt : fendeur, charbonnier, garde forestier, bucheron.
Divers artisans : boucher, charpentier, drapier, marchand, pannetier, tailleur d’habits, tuillier …
Et quelques métiers plus « prestigieux » (je ne sais pas si c’est le bon terme) comme notaire ou procureur.

Recherches nivernaises

Mes ancêtres n’étaient pas de grands voyageurs. En effet, après un savant calcul sur les 1002 ancêtres que j’ai trouvé pour le moment … seuls 4 ne sont pas originaires du Cher, soit 0,4%.
Mais comme je l’ai écrit, c’est pour le moment car les départements limitrophes ont la bonne idée de bien vouloir mettre en ligne leurs archives. Je vais pouvoir ainsi partir à la recherche des ancêtres qui ont émigré en Berry. C’est le cas de la Nièvre où les mises en ligne vont bon train. Avant de m’y mettre sérieusement, je vais vous présenter rapidement mes ancêtres nivernais :

Jean BEAUNEZ (ou BONNE), mon SOSA n°242, la huitième génération de mon arbre. Ce que je sais, c’est qu’il est né à Préporché le 19 février 1789 de Jean BEAUNEZ et Jeanne MILLARY. Il épouse Marie CANDRET le 22 mai 1836 à Herry. Il a 47 ans, elle en a 17. De leur union naît Rosalie BEAUNEZ, mon aïeule. Il décède le 11 décembre 1860 à Herry, au Chêne d’Herry. De Préporché dans le Morvan à Herry cela fait tout de même 100 km ! En plus de retrouver les ascendants de Jean BEAUNEZ, j’aimerai bien savoir ce qu’il c’est passé entre 1789 et 1836 … il a bien dû avoir un précédent mariage !

Françoise GALLARD, ma SOSA n° 291, la neuvième génération de mon arbre. Elle serait originaire de Saint-Père ou de Cours, à côté de Conse-sur-Loire. Cela dépend des sources ! Elle est la fille de Blaise GALLARD et Solange THEURIET. Elle épouse Jean DELAPORTE à Sury-en-Vaux le 9 mai 1775 où elle terminera ses jours.

 

Meunier sur la Belaine

J’ai dans mes ascendants plusieurs meuniers. Mais il n’est pas toujours précisé dans les actes le lieu précis du moulin ; il faudrait pour se faire dépouiller les recensements ou les archives de notaire. Ce n’est qu’à l’état de projet pour l’instant

Heureusement on peut parfois tomber sur ces informations qui permettent de pousser les investigations un peu plus loin. Ainsi, François THOMAS (1776-1817) aurait été meunier à Moulin Alix, sur la commune de Sury-en-Vaux. Renseignement pris, ce moulin se trouve sur la Belaine.
La commune de Sury-en-Vaux était apparemment bien pourvue en moulins : moulins à vent sur les collines ou à eau dans le creux des vallons. La Belaine n’est qu’un ruisseau prenant sa source au sud du Petit Chaudenay à Ménetou-Râtel. Il traverse ensuite Sury-en-Vaux, longe le bois de Charnes puis traverse Bannay avant de rejoindre le Ru et le lit de la Loire. Ce ruisseau aurait alimenté jusqu’à sept moulins, aujourd’hui presque tous disparus, ou plutôt réhabilités.

Source : Géoportail
Carte de Cassini (source : Géoportail)

Un internaute a étudié l’historique des noms de ruisseaux dans notre région, voici ce qu’il a pu trouver sur la Belaine :


Riparia de Siagacoin in Vallibus, La rivière de Baillene, Ripparia de Vellene, Baillene, Bellennes, La rivière de Vallenes, La Veleyne, Rivière de la Vellaine, La rivière de Bellennes, La rivière de Belaines, La rivière de Ballaine, Vellaine, la rivière de Belaine, Ruisseau de Belaine

Ceci est un condensé : plus d’informations sur le site ici.

Au fond coule la Belaine … ici au nord du Moulin Granger (source Google Maps – Street View)